Des auxiliaires dans mon jardin : publication

Un peu de lecture aujourd’hui !

(toutes les photos d’animaux ont été copiées sur le site de Terre Vivante)

des auxilliaires dans mon jardin

L’an dernier, j’ai fait le résumé d’un livre vraiment très intéressant sur les auxiliaires au jardin, que je recommande à toutes les personnes curieuses de connaitre la vie secrète de leur jardin.

 

Ce résumé de livre a été publié dans la revue trimestrielle de la Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA), une fondation reconnue d’Utilité Publique, qui agit depuis 30 ans pour faire inscrire dans la Loi le droit pour l’animal de ne pas souffrir ni de disparaître par la faute de l’Homme.

 Voici le résumé :

 

« Les éditions Terre Vivante nous présente dans un ouvrage très intéressant les auxiliaires alliés/amis au jardin, qui nous garderont des ravageurs. Tout doit être fait pour inciter ces amis à s’implanter dans notre jardin.

Le meilleur moyen d’éviter d’être dépassé au jardin par les dégâts des petites bestioles dites nuisibles, est de comprendre comment se font les équilibres entre les ravageurs et leurs prédateurs. La biodiversité au jardin est le meilleur moyen de les maintenir naturellement.

 

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Les auteurs nous mettent en garde sur le danger des pesticides/herbicides/fongicides et autres traitements tels que le glyphosate (Roundup) commercialisé par une entreprise américaine très connue. Ils perturbent l’harmonie des écosystèmes par la destruction des ravageurs mais également des auxiliaires au jardin. Leur toxicité neurologique et cancérologique pour l’homme et l’animal est reconnue depuis longtemps. Même les pesticides bio sont à proscrire, comme la bouillie bordelaise, à base de cuivre, utilisée dans la lutte contre les champignons (mildiou des pieds de tomates, marsonia des rosiers) et qui est toxique pour les vers de terre.

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Pour favoriser les auxiliaires au jardin, la première démarche sera de connaitre les ravageurs au jardin.

Certains sont connus, comme l’escargot ou la limace, ces baveux que le jardinier abhorre ! Mais il en existe de nombreux autres (vers, chenilles, campagnols) qui agissent de façon parfois imperceptible, mais toujours désastreuse pour le jardin.

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Dans un second temps, l’on va rechercher ces auxiliaires indispensables car chaque nuisible a un ennemi naturel, et l’on apprend ainsi qu’il en existe à chaque étape de la vie au jardin.
Le sol pullule de décomposeurs, depuis la taupe (mégafaune), en passant par les vers de terre, les cloportes (macrofaune), les nématodes (mésofaune) et les bactéries (microfaune).

Le composteur, où l’on « stocke » tous les déchets végétaux (de cuisine, brindilles de bois, tontes de pelouse), est indispensable dans un jardin. Tous ces petits êtres métabolisent les détritus du sol ou dans le compost, et les transforment en humus et amendement organique de qualité (utilisé en paillis dans les massifs et au potager, c’est le meilleur fertilisant).

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Les alliés de la surface sont partout dans les herbes, sur les feuilles, sur la terre : araignées, carabes, lézards, hérissons, belette, amphibiens, etc. Il n’est pas difficile de les attirer au jardin, en favorisant leurs gites (paillis, tas de branchages, litières de feuilles, amas de pierres), le couvert est déjà mis. Ils n’ont plus qu’à se mettre au « travail ».

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Dans les airs, on recense les alliés les plus impitoyables du jardin : par exemple, les coccinelles (qui dévorent les pucerons, les acariens), les micro-guêpes (les œufs pondus dans les pucerons se transforment en larves qui se nourrissent de leur hôte), les abeilles, les libellules, les chauves-souris (qui ingurgitent 1/3 de leurs poids en insectes par nuit), les oiseaux (un couple de mésanges peut consommer 18 000 chenilles), et la liste n’est pas exhaustive.

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Les auteurs nous donnent quelques clés pour réussir l’accueil des auxiliaires : aménager les différentes zones du jardin, laisser en jachère sauvage quelques parties du jardin, creuser une petite mare, installer des abris, des nichoirs, etc. Il ne faut pas sûr pas oublier de nourrir les oiseaux en hiver.

Ce manuel est passionnant, car il nous apprend à mieux connaitre le petit monde animal du jardin, que ce soit sous terre, sur terre ou dans les airs. Chacun, de la bactérie à l’homme, a un rôle à jouer au jardin, afin de préserver, dans le respect mutuel, le fragile équilibre de l’écosystème au jardin fleuri et au potager.
Ce livre de Blaise Leclerc et Gilles Leblais, «Des auxiliaires dans mon jardin!», aux Editions Terre Vivante, s’adresse à toutes les personnes qui veulent comprendre les enjeux de la vie secrète au jardin. »

Chaque trimestre, la revue de la LFDA est distribuée aux donateurs, bénévoles et toutes personnes intéressées par cette problématique. Elle rassemble de nombreux écrits et documents sur le droit et le bien-être du monde animal, ainsi que des résumés de livres ou de publications, bien plus « pointues » que la mienne! Elle est disponible sur le site de la Fondation.

Voilà pour ceux que cela intéresse, les moyens d’action de cette fondation :

Le principe général des actions que la Fondation LFDA choisit de conduire consiste non pas à se limiter à dénoncer les effets de situations dommageables à l’animal domestiqué ou sauvage, ce qui a pour conséquence de ne pas apporter de solutions durables, mais à s’attaquer rationnellement à leurs causes et à les faire progressivement disparaître , notamment en proposant des solutions réglementaires et législatives, des techniques de remplacement et en faisant évoluer les mentalités par des enseignements, des formations et des informations pluridisciplinaires juridiques, éthiques et scientifiques

Chercher à corriger des causes et à indiquer d’autres voies, conduit le plus souvent à affronter des traditions, des routines, des idées reçues, des philosophies, des dogmes et des comportements induits par l’indifférence et l’ignorance. C’est un travail de longue haleine qui peut couvrir encore plusieurs décennies. C’est pourquoi la LFDA, parmi les types d’actions qu’elle mène, reconnaît une importance primordiale à l’argumentation rationnelle, à l’information rigoureuse de tous les publics et à l’éducation éthique et civique de la jeunesse ainsi qu’à la nécessaire évolution de la législation ou de la recherche, notamment par des méthodes d’ expérimentation évitant d’utiliser des animaux vivants. Guidée par ses principes généraux, la LFDA au cours de son histoire est parvenue à remporter quelques succès importants et pérennes dans les nombreux domaines d’actions qui concernent toutes les exploitations abusives des animaux sauvages et domestiqués.

 

Vous pouvez retrouver mon résumé ICI (revue de juillet 2015).

Pas de prosélytisme de ma part, juste un coup de pouce à la Fondation (chère à mon coeur) et au livre de Terre Vivante très complet et instructif !

Bonne journée à tous !

Spécial pour ma Maman :

A

et mon Chéri :

B

 

 

 

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Emmanuelle

Merci Catherine pour cet article ,ici pas de pesticides en face de l’autre coté de la Lys ah le fermier ne se gène pas .
Chez moi il y à les grenouilles ,les escargots je les ramassent et je les mets le long de la Lys .
Je ne suis pas pessimiste je crois que la génération des jeunes seront plus respectueux peut être c’est tout ce que je souhaite .
Merci Catherine pour le partage

Très chouette ce résumé.. Ah si tout le monde pouvait suivre au moins quelques-uns de ces conseils très instructifs ou, tout du moins, éviter les pesticides.

Un très joyeux anniversaire à ta moitié !

très intéressant ton article , mais j’essaie depuis 20 ans que je fais mon potager je n’ai jamais mis de pesticides , je fais du purin d’ortie , de prèle … !avec les bassins j’attire les oiseaux en été qui viennent se désaltérer , les grenouilles qui évitent les moustiques….mais je ne suis pas loin des champs où l’agriculteur ne pratique pas l’agriculture raisonnée ! bonne journée entre deux averses de gros flocons chez moi

Toinon

Mon commentaire a disparu !
Je te remerciais pour les jolies roses et te disais que ton article m’avais bien intéressé !

Toinon

Super, ton article ! Merci pour ces belles roses, elles sont magnifiques !
Je vais conseiller la lecture de ta rubrique aux amies et amis du forum de La Gazette des jardins, ils seront certainement intéressés. Intéressés aussi par le bulletin de la FLDA !
Bises à JC.

Danielle

bonjour ,je ne sais pas si les mésanges mangent autant de chenilles mais ces dernières et quelques autres variétés d’oiseaux (en minorité) ont déjà ingurgité 9 sacs de graines de tournesol de 12kg chacun .Heureusement que les insectes vont bientôt de réveiller.

Je me pencherai sur la question pour le Gontey, c’est sûr !
Bon anniversaire à ton amoureux