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Côté voyage

Je viens de relire un petit livre émouvant, « Pêcheurs d’Islande » de Pierre Loti, qui a immortalisé les hommes dont je vais vous parler aujourd’hui .

Nous avons visité un endroit étonnant en Islande, dans un site grandiose, le village des Français,  Fáskrúðsfjörður (ou Búðir) sur un des nombreux fjords de l’est .

islande village des Français

(cliquez sur les photos)

Il s’agit d’un lieu fondé par les marins français (les « Islandais ») arrivant des ports de Paimpol et de Lorient (en Bretagne) ainsi que du nord de la France et de la Belgique,  et fréquenté pendant des dizaines d’années, durant le 19ème siècle et le début du 20ème .

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la piste qui mène au village (en fait la route n°1, qui fait le tour de l’ile .. parfois il y a quelques kilomètres de chemin non bitumé!)

Fáskrúðsfjörður n’est composé que de trois rues parallèles à la côte, à flanc de montagne. Le petit village conserve la mémoire de cette époque difficile . En l’honneur de ce passé, les panneaux de signalisation sont écrits en français et en islandais ..

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6Le bout du fjord :

5BCes hommes venaient pêcher la morue de mars à août, au large des côtes islandaises, avec de simples lignes, dans des eaux très poissonneuses . La morue était salée de suite . Ils venaient se ravitailler à  Fáskrúðsfjörður, échangeaient des biscuits et du vin contre des lainages et des provisions fraiches . Ils y recevaient également leur courrier venu de France .

Le consulat français y construisit un hôpital en 1 904, on y soignait indifféremment Français et Islandais . Il y avait également une petite chapelle .

Un petit musée très intéressant raconte quelques bribes de la vie de ces hommes, on y trouve une reconstitution de l’intérieur d’un bâteau avec des mannequins plus vrais que nature, des photos, des documentaires sur leur vie, des lettres adressées à leur famille, des livres de comptes, des objets de l’hôpital, etc ..

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7Le petit mousse à tout faire et un pêcheur :

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les noms de quelques goélettes perdues sont gravés sur des galets

 

14Chaque année, en juillet,  le festival Franskir Dagar (jours français) commémore la mémoire des pêcheurs disparus. Des représentants de Gravelines, la ville française jumelée à Fáskrúðsfjörður, assistent à ces jours de mémoire .1AIl pouvait y avoir jusqu’à 120 goélettes et 5 000 pêcheurs venus participer chaque année aux campagnes de pêche . Les conditions de travail étaient épouvantables .

Il y eut environ 400 naufrages et 4 000 morts dans ces saisons de pêche.  L’alcoolisme et l’incompétence de certains capitaines dans les effroyables tempêtes étaient en cause.

A la sortie du village, au bord du fjord, se trouve l’émouvant petit cimetière, où reposent 49 marins-pêcheurs .

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« Elles étaient une centaine, qui s’en allaient tous les printemps, au gré des flots, au gré des vents, là-bas, vers l’Islande lointaine »

(A. Cantel, les Goélettes, « REGRETS », 1 925)

Ce poème et sa version islandaise sont inscrits sur le socle de la croix .

 Le petit cimetière entouré de sa barrière blanche, vu de l’autre côté du fjord (au centre, près de l’eau):

20L’entrée du fjord :

21Et toujours les charmants moutons, ici une mère et ses agneaux, pour finir sur une note gaie :

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Côté voyage

La suite de cette journée le long de la côte sud de l’Islande :

(cliquez sur les photos)

Quelques kilomètres après Vik vers l’ouest, se trouve le petit village de Skógar et son écomusée, le musée des arts populaires .

Ce musée est un des plus passionnants de l’ile, il possède une vaste collection de milliers d’objets qui racontent la vie des Islandais  (artisanat, objets de la vie de tous les jours, outils de pêche, matériel agricole fait maison, un énorme voilier, etc ..) .

Voici la plus ancienne bible de l’ile :

24AUne vertèbre de baleine (ustensile de cuisine) :

25Les pierres de lave au quotidien :

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Un joli service :

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Une section extérieure du musée regroupe quelques maisons des environs reconstruites ici . Voici la ferme en tourbe (pas de cheminée!) :

(ferme datant de 1 920 et habitée jusqu’en 1 970)

28Un intérieur coquet, les Islandais aiment la musique et les livres :

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32L’école de Myrdal, bâtie en 1 901 et reconstruite à Skogar en 2 000 :

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35La maison de Holt, construite en bois d’épaves :

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38Et une charmante église :

38AA Skógar il y a aussi des chutes impressionnantes :

39On peut monter au dessus de la cascade, (n’est ce pas, Dr CaSo?) :

 

40Plus loin, nous passons à côté du volcan Eyjafjallajökull, qui a tant fait parlé de lui en avril et mai 2010 :

41Voici la même scène, mais en beaucoup plus calme :

42Le voilà, endormi :

(pour combien de temps ??)

43Le long de la route n°1, de nombreuses cascades, dont celle de Seljalandsfoss (alimenté par le glacier Eyjafjallajökull) :

Un petit sentier permet de cheminer derrière la chute .

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Côté voyage

 Une promenade le long de la côte sud de l’Islande .. avec un temps vraiment pourri ! 2 jours de pluies, vent, brouillard, etc ..

(cliquez sur les photos)

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1Première vue sur la petite ville de Vik, celle de la petite église, entourée de lupins sauvages :

2Vraiment dans la ouate ! elle doit être si jolie au soleil ..

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5Voyez vous les rochers et la mer au travers du vitrail ?

6Une toute petite ville de moins de 300 habitants, et à quelques kilomètres du glacier Mýrdalsjökull , sous lequel se trouvent de redoutables volcans ..

8Dans le petit musée de la ville, une carte en relief de la région :

9La plage de Vik, une des 10 plus belles du monde, selon le magazine américain Islands Magazine en 1 991 :

10Une plage de sable noir, magnifique même sous la brume . Les inquiètantes aiguilles de lave, les pitons de Reynisdrangur, émergeant de la brume, défient les tempêtes :

(nous les verrons de l’autre côté dans quelques minutes)

11La falaise de Reynisfjall,  qui surplombe cette plage est le paradis des oiseaux, dont les macareux, emblèmes de l’Islande .

Malheureusement, nous n’avons vu que quelques sternes, mais par contre nous avons bien entendu le piaillement des oiseaux invisibles !

12Nous voici de l’autre côté de Vik, après avoir contourné le massif, à Reynishverfi :

13Les falaises de Reynisfall sont creusées de ce côté par des grottes dans les incroyables orgues basaltiques :

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15 Les pitons de Reynisdrangur :

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18 (2)Dyrhólaey, un promontoire de 120 mètres de haut, et percé d’une immense arche, est une réserve naturelle et abrite une importante colonie de macareux moines (c’est le point le plus méridional de l’Islande) .

(une vue depuis la plage de Reynishverfi) :

20La nature est vraiment extraordinaire : une vigoureuse plantule envoie ses stolons à la conquête de la plage au sable noir :

21Pour se réchauffer, un bon thé avec une bonne tarte bien calorique !

22La suite de cette journée de découverte du sud de l’ile, demain!

Côté voyage

Aujourd’hui, périple le long de la côte sud de l’Islande, dans des contrées plus glacées .
islande sudAprès avoir quitté notre logement dans la région de Höfn, nous suivons la côte sud du Vatnajökull, qui est la plus grande calotte glaciaire d’Islande, d’une superficie égale à celle de la Corse .

Sous la glace se trouvent quelques volcans, dont le Bardabunga, qui vient de se réveiller il y a quelques jours, et s’est bien fait remarquer !

Toujours des flopées de moutons :

1Hélas, il fait très mauvais temps, et nous ne verrons presque pas les langues glaciaires, cachées par le brouillard :

2Nous arrivons à la lagune proglaciaire de Jökulsárlón, sur la route entre Höfn et le parc national de Skaftafell . Les icebergs dessinent de superbes sculptures, bleues zébrées de noir (cendres des dernières éruptions volcaniques) . Ces icebergs se détachent du glacier, flottent sur ce petit lac, parfois des années,  et dérivent vers l’océan, à quelques centaines de mètres de là, par la plus petite rivière d’Islande, la Jökulsa . Il y a 80 ans, le glacier allait jusqu’à l’océan, mais du fait du réchauffement climatique, il recule d’environ 200 à 300 mètres par an, une catastrophe !

On peut, par beau temps, naviguer sur ce lac et aller se faire peur au pied du glacier d’où se détachent les gros morceaux de glace.. un truc de touriste ..

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4Un spectacle suréaliste ..

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7On dirait une queue de baleine ..

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9Là, mon reflex prend l’humidité et les canards sont bien flous !

10On reprend la route vers le parc national de Skaftafell, où nous allons faire une randonnée sur glacier (avec un guide bien sûr..) .

11Le sud de l’Islande est relativement « peuplé » de fermes :

(qui ont été évacuées lors du réveil du Bardabunga, car de gros risques d’inondations .. le glacier fondant au dessus du volcan enfoui) .

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15Le glacier où nous allons nous dégourdir les jambes :

16Des cendres colorent les glaces :

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24Méfiance, des trous d’eau :

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et des crevasses :

26  27Mon « matériel » :

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29Une bonne journée, conclue ensuite par une randonnée vers très belle cascade, Svartifoss, dans les superbes orgues basaltiques, dans le parc du glacier :

(orgues constituées par les laves se cristallisant lentement)

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Une extraordinaire traversée du désert de lave du Sprengisandur, sur la piste F26, qui nous a pris environ 8 heures, à une moyenne de 30 km/h .

Les panneaux sont très informatifs !

1Sur la carte de l’Islande, notre trajet du jour (350 km) :

Départ dans la région de Geysir, traversée du Sprengisandur par la piste F26 (entre les 2 flèches, environ 200 km), et la ferme-guesthouse du soir, dans la région du lac Myvatn .

islande-001Derniers prés :

2Derniers moutons :

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Dernières plantes :

Prochaine station service :

4Nous voilà sur la piste :

(tout ce que nous voyons, montagnes, pierres, poussières, est issu des volcans de cette région, encore bien actifs ..)

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16Premier gué, la frousse ! (mon chéri est allé mesurer la hauteur de l’eau avant de s’engager!) :

17Ca passe :

18Et on traversera ensuite une bonne demi douzaine de gués, plus imposants, plus larges, plus profonds  que celui ci .. avec toujours une certaine crainte, mais notre petit 4/4 s’est montré très qualifié pour ce genre de défi !

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20Un seul parking sur 180 km :

(bon, en fait, on se gare où on veut, personne n’est là pour verbaliser, et il y a de la place partout!)

21En face de nous, le glacier Hofsjökull, on voit ici deux langues de front :

( en moyenne, le désert est à une altitude de 700 à 800 mètres)

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23Lieu dit du parking :

24La pluie n’est plus très loin :

(vous remarquerez les petites fleurettes roses, qui ont de mérite à pousser ici !)

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26Une grosse flaque :

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28Les cendres des dernières éruptions :

(tout le paysage est d’un beau gris sur des dizaines de kilomètres, nous sommes absolument seuls, pas question d’avoir un problème mécanique)

29Un croisement au milieu de nulle part :

30Nous allons bientôt redescendre dans la vallée :

31On s’interroge encore sur le pourquoi et le comment de cette bouche d’eau ?

32Revoilà les lupins!

33et les oiseaux (spoï ou courlis en français) :

34Nous voici dans la vallée, la piste rocailleuse s’est transformée en piste presque roulante :

(les moutons ne connaissent pas le code de la route !)

35L’arrivée à la ferme vers 23 heures, (heureusement à cette heure là, le soleil n’est pas encore couché) a été la conclusion d’une grande journée, une de celle dont on se souvient longtemps !