Archives des Mots clefsraku

Ma petite maison en raku au toit orange

Hier, sous un ciel clément, et un beau soleil l’après midi, nous avons eu une chouette journée consacrée au raku.

Elle clôt la fin de l’année « poterie », et chacun apporte des mets pour le repas, qui fut comme d’habitude, délicieux … Le menu ? champagne, zakouskis, excellente salade composée, fromages et un vin divin (je ne bois pas d’alcool, mais là, j’ai accepté avec plaisir un verre de Saint Emilion de 2010, à boire avec modération). Pour terminer, un triffle que j’avais concocté! Ce fut un peu difficile de reprendre ensuite ! 😉 

Vous voyez, poterie ne rime pas avec grise mine ! 😀 

Je vous ai décrit le phénomène raku en poterie, alors si vous voulez apprendre cette technique ou la revoir, suivez ce lien .

Et si vous désirez revoir tous mes billets sur le raku, ou les pièces émaillées de cette façon, :-P  entrez raku en recherche (en haut et à droite).
Hier, mes deux copines de poterie et moi avons émaillé quelques pièces fabriquées pour le raku. Le résultat de la journée :

Voici ma petite maison au toit orange (en fait il devait être rouge, mais la température du four n’a pas atteint les 980°C qu’il fallait pour que l’émail rougisse).
Mais cette couleur me plait bien plus.

De dos, on constate de belles craquelures sur l’émail blanc :

Détails du toit :

Et la voilà, complétant mon petit hameau sur la terrasse 🙂 :

Comme d’habitude, j’ai travaillé la terre à la boulette, et les 4 parties du toit à la plaque. Vous pouvez voir cette technique dans ce billet.

J’ai émaillé la pièce, et ensuite, elle a cuit jusqu’à 960°C dans ce four à raku (elle est au fond) :

Avec précaution, Richard la dépose dans la sciure pour l’enfumage :

Pour éviter qu’elle ne se fende, la petite maison a refroidi un peu par terre, en attendant de la plonger dans l’eau pour que les craquelures apparaissent :

Et après un bon nettoyage pour enlever les résidus de carbone, elle a rejoint le hameau.

Voilà!

Bonne journée à tous 🙂 

 

 

Journée raku

Ce mardi, journée raku à l’atelier de Richard.

Une bande 😀 de 4 nénettes dingues de poterie, et une seule cuisson raku dans l’année.

Nous avions donc fabriqué quelques pièces pour le raku. C’est une journée particulière, surtout quand il fait beau, comme mardi, que nous passons devant le four à papoter et surtout à bien manger (repas concocté par les autres potières bonnes cuisinières). Nous attendons cette journée comme une récompense pour tous les travaux de l’année, même si les résultats ne sont pas toujours ensuite à la hauteur des espérances (ah, cher raku, tu n’en fais qu’à ta tête..).

J’ai décrit le mode opératoire du raku dans ce billet, alors s’il vous plait de le connaitre, cliquez !

et si voulez voir mes autres réalisations en raku, il suffit d’entrer raku dans la case recherche, tout en haut à droite du blog (Ou de cliquer sur ce bouton bleu)

Le four rempli (on peut voir en avant plan mes 2 vide-poches et mon petit lapin) :

En cours de cuisson (la température doit atteindre 945°C) :

Porte ouverte, la terre est en fusion :

Mon petit vase jaune et cuivre (plongé dans la sciure, il brûle, recouvert de sciure, le choc thermique  se produit) :

Pour le fun, un champignon au chapeau jaune (la terre est rouge à la sortie du four) :

Sorti de la sciure, il doit refroidir encore un peu, il est donc plongé dans de l’eau froide :

Le voici après un bon nettoyage :

Détail des craquelures :

Le vase bleu a deux faces, l’une plongée dans la sciure, devient cuivrée (du fait de l’oxydation de l’émail), l’autre, restée sans couverture, est devenue bleue, mais quasi sans craquelures :

Les craquelures sont tout à fait aléatoires :

Un pêle-mêle de nos pièces :

Encore une petite démo, un bol plongé dans la sciure, qui prend feu, on le recouvre très vite de sciure pour enclencher le processus :

Nos meilleures pièces ne passent pas au raku; en effet, les différences de températures sont trop importantes et elles risquent de fragiliser, voire de casser la pièce (c’est arrivé à chaque cuisson raku).

Donc les pièces que je vous présente sont des poteries simples, sans fioritures, très « solides », sans enjolivements.

Rien de transcendant, mais j’aime la cuisson au raku pour son air de fête autour du four 😛 

Bonne journée à vous, encore une fois sous une température excessive ..

Petite dame

Il y a deux jours, sous un ciel gris, et avec une pluie presque continue, a eu lieu le dernier cours de l’année en poterie, la traditionnelle journée de cuisson au raku, en compagnie de mes amies potières.

(Heureusement pour nos jardins, la pluie, absente depuis un long moment, leur a redonné vie ! Les plantes ont reverdi, les légumes au potager poussent à vue d’oeil, seules les roses ne lui disent pas merci .. elles se sont avachies sous le poids de l’eau, mais même si certaines ont perdu leurs belles couleurs, elles vont redoubler de vigueur dorénavant)

Je n’avais que deux pièces à mettre au raku cette année, et pour l’une, je me suis bien amusée, vous allez le voir !

J’ai bien décrit le processus du raku dans ce billet, vous êtes donc à même de tout comprendre !

 La partie supérieure du four artisanal de Richard est retiré :

1

On découvre les pièces cuites à presque 1000° C :

3

Mon amie potière G. et Richard soulèvent doucement le corps du four :

2

 

4

Les pièces sont déposées dans la sciure et recouvertes, pour enclencher le phénomène des craquelures :

a

Après un bon décrassage au scotch-brite et à l’huile de coude (pour débarrasser la pièce de la sciure brûlée, du noir de fumée et autres saletés), voici ma petite dame, qui sera montée sur socle (je le ferai en béton noir, je le montrerai plus tard) :

5

Détails des craquelures et du petit chignon :

6

(je me suis inspirée pour cette petite dame d’un modèle en bois que j’ai trouvé sur internet)

et une boite en terre, recouverte d’un émail jaune pétant, que j’aime beaucoup (second degré), mais c’était vraiment pour le fun !

7

Détails du couvercle et des craquelures :

8

Et comme d’habitude, la confection du pot :

9 10 11 12

J’ai oublié de faire des photos de la fabrication du toit de la boite et du couvercle, mais voici la boite terminée, prête pour le biscuit :

13

Et, clin d’oeil humoristique, cette boite jaune a trouvé sa place au milieu du népéta « Grog » et du géranium « Kashmir blue » et près du dahlia « Princess » :

14

Bon après midi à vous !

PS : ici il fait 26°C à l’ombre, je meurs de chaud ! et chez vous ?

petite maison n°3

Hier sous un beau soleil, journée raku avec les copines potières à la poterie de Richard . Je vous ai expliqué cette méthode dans ce billet.

Je n’avais que 2 pièces, une maison réalisée selon la méthode de la boulette, et un petit champignon, fabriqué en quelques secondes d’une façon pas très orthodoxe (du moins selon les règles de la poterie).
Après la première cuisson, vient le temps de l’émaillage.

L’émail blanc sur le toit donnera de très belles craquelures.

Celui posé sur les murs est partiellement effacé ensuite à l’éponge. Les murs resteront presque noirs.

 

A

En compagnie des autres maisons, vues dans ce billet et dans celui ci :A1

La fabrication commence dans une boite en carton, les boulettes de terre sont appliquées contre les parois :

B

Je fais de même avec le gabarit du toit :

C

Le carton se détache facilement de la terre, il suffit de gratter un peu pour supprimer les pelures restantes :

D

Après le biscuit, l’émaillage (ici le toit est déjà émaillé) :

C1

La maison est placée dans le four à raku :

D1

Pendant la cuisson :

 

E

La voici après la cuisson, lorsque le couvercle du four a été enlevé, avant de la placer dans la sciure de bois :F G

La sciure prend feu, il faut vite rajouter de la sciure sur la maison :H I

La voici à la sortie de la sciure, maintenant il faut la plonger dans l’eau froide pour la refroidir :J

Détail des craquelures du toit :

 

K

Bon après midi !

 

Vase en raku

J’ai fait ce petit vase la première année de mes cours, et il a été cuit selon la méthode du raku (voir ce billet où j’explique cette méthode).

Le voici devant les roses de « Ballerina » :

A

Et remplissant son office (vous remarquerez la petite goutte d’émail qui a coulé à la cuisson sous la face carrée) :

B

 Cette petite pièce a été réalisée à l’aide d’un moule.  J’ai façonné chaque face sur le moule :

5

et je les ai soudées ensuite :6

Puis Richard a découpé le fond pour que le vase puisse être stable,7 8

et j’ai modelé ensuite un petit pied :

 

9

Enfin, j’ai découpé l’ouverture du vase : 10

Après le biscuit (première cuisson) j’ai émaillé les 2 faces plates (émail bleu turquoise), laissant le reste de la terre nue (donnant cette couleur noire à la cuisson au raku) :11

Voici les 2 faces après la cuisson au raku :

CD

 

Pendant cette première année d’ « apprentissage », j’ai fabriqué plusieurs pièces selon différentes méthodes, celle ci en était une. 

Une petite poterie sans prétention, fruit d’un exercice particulier dans l’art de la terre !

Bon après midi !