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De retour de …

Devinez d’où nous revenons ?

Du pays où les ponies sont rois :

Où les moutons en liberté sont heureux et innombrables :

Où les taureaux vous accueillent aimablement :

Où la mer est omniprésente :

Où les pêcheurs ramènent des fruits de mer de qualité :

Où la mer et les pierres font un heureux mariage :

Où les archéologues ont les yeux qui pétillent :

Et où cette piquante jolie fleur en est l’emblème :

Bien sûr, ceux qui le savent, ne dévoilent rien ! 😛 

Bon après midi à tous !

A bientôt pour la suite des aventures 🙂 

 

De retour ..

à la maison et sur le blog !

Nous revenons d’un pays très différent de nos pays occidentaux, qui m’a semblé exotique et fort étrange sous bien des aspects !

Je posterai quelques billets plus tard, je vous donne des indices photographiques :

Bravo les filles ! nous avons visité à Kyoto le temple Kinkaku-Ji, dit aussi Le Pavillon d’or. Il est entièrement couvert d’or sur 2 étages. Vous pouvez en savoir plus sur ce pavillon, ici et .

J’ai retrouvé le jardin en piteux état, abimé par les pluies et les vents.

Me voici en train de parcourir le jardin avec mon reflex, tout en élaborant un planning de nettoyage. Un boulot monstre m’attend 🙂 

Il reste quelques tomates dans les serres :

Mon topinambour :

Cette année le vieux chêne à l’orée du bois a produit énormément de glands, qui font un tapis sur la pelouse. Ca crisse sous les pieds !

 

Bonne journée à vous !

ici la tempête arrive 😕 

 

 

 

 

 

Côté voyage

Premiers pas de la randonnée, ce sont ceux du Laugavegur, le trek entre Landmannalaugar et Þórsmörk .

Landmannalaugar(Cliquez sur les photos)

21Nous débutons la rando par un petit vallon encaissé, les couleurs des falaises sont d’un vert surnaturel !

22On arrive dans le champ de laves de Laugahraun,  formé de roches rhyolitiques consécutives à l’éruption de 1 477 .. 23L’avancée est difficile et chaotique entre les coulées moussues et ces roches d’obsidienne coupantes, acérées .

24Cette lave acide, très visqueuse et moins chaude (700-900 °), riche en silice s’est vitrifiée en masse et a donné cet aspect à la coulée .

25La vie est malgré tout présente, ces quelques fleurs en témoignent :

AOn y fait d’étonnantes rencontres :

(perdus mais tranquilles, une mère et ses petits)

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28Après plus d’un kilomètre dans cet enfer , nous arrivons au pied du volcan Brennisteinsalda :

(sommet à 881 m)

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30Les fumerolles de souffre empuantissent l’atmosphère (solfatares) (odeur d’oeuf pourri) :

31Les couleurs multicolores nous enchantent :

32La montée vers le sommet est très rude, et dans le brouillard . Les piquets ne sont pas visibles, on grimpe au hasard parfois :

33Nous passons à côté du “troll” (on le reverra sur d’autres photos)( il s’agirait selon la légende d’un troll pétrifié par la lumière du soleil),  haut de quelques mètres, une corne reconnaissable de loin .

34Le sommet dans le brouillard :

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36Heureusement le brouillard se lève lentement et un spectacle magnifique nous fascine :

37La descente est périlleuse :

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39ALes montagnes Suðurnámur :

41Vue vers le sommet :

42Vue vers le champ de lave et la vallée du refuge :

42ALa dernière partie de la descente est plutôt rude :

43Nous arrivons dans la vallée de la Namskvisl marécageuse :

44Des champs de linaigrettes arctiques (elles ressemblent à la fleur de coton) dont j’ai fait un joli bouquet  :

45Au fond, Blahnukur, la montagne bleue :

46Le sommet du volcan Brennisteinsalda :

(sur la pente, les fumerolles)

47La corne du troll est très reconnaissable . Nous retraversons le champ de lave de l’autre côté .

48Les montagnes Suðurnámur (les couleurs jaunes et rouges sont dus aux oxydes ferriques, les vertes et les bleues aux oxydes ferreux)

40 Cette région du Landmannalaugar est vraiment extraordinaire, nous avons beaucoup apprécié cette randonnée aux multiples facettes .

Un seul regret, le manque de soleil !

Une dernière photo, du parking, vers le volcan Brennisteinsalda :

(vous remarquerez le “mur” du champ de lave! )

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Côté voyage

Aujourd’hui, un billet sur un des joyaux de l’Islande, le Landmannalaugar, un site prestigieux !

islandeSur le route 26 vers la piste menant au Landmannalaugar, nous longeons les impressionnantes dernières coulées de lave (en 2 000) du volcan Hekla, le plus actif de l’ile .

1Le volcan Hekla (montagne au manteau) se cache habituellement derrière un capuchon de nuages . Il culmine à 1488 mètres .

Après la catastrophique éruption de 1104, qui a recouvert une grande partie de cette région, les Islandais ont fait de Hekla “la porte d’entrée de l’Enfer” .

2Sur la route 26, nous croisons quelques petits chevaux islandais :

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carteNous arrivons enfin sur la piste F 208 nord, une piste des plus terribles ! (parfois nous étions à 5 km/heure, un trou à côté de l’autre ) :

 

5Nous voilà prévenus :

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panneauxDes paysages fantastiques annoncent déjà notre but de ce jour .

Des prairies humides et marécageuses, des vallées glaciaires :

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7Des déserts de tephra :

8Le cône du Stutur, avec ses lichens et mousses phosphorescents :

9 cone du StuturNous montons vers le cratère de Blahylur :

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11Le lac Blahylur au bleu éclatant est ceinturé de falaises rouilles et noires, d’origine volcanique (minerai de fer) :

12 Ljotipollur

13coucou !

14Curiosité, une boite aux lettres (un original doit habiter ici, à des kilomètres et des heures de ses voisins les plus proches) :

15Juste avant d’arriver sur le site, le lac Frostastaðavatn et les montagnes Suðurnámur qui le surplombent :

16 lac Frostastaðavatn et SuðurnámurEt sa petite ile ronde :

lacLe site du Landmannalaugar se dévoile progressivement dans la brume :

17Voici le parking, et au fond, le volcan Brennisteinsalda (“la montagne en flammes”) dans le brouillard :

Nous ne le savons pas encore, mais nous allons randonner jusqu’au sommet, ce qui ne sera pas une mince affaire ..

Juste en arrière du parking, l’énorme masse du champ de laves de Laugahraun, d’environ 1km2, que nous traverserons :

18Un dernier gué avant le refuge du site :

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49Des ruisseaux d’eaux froides et chaudes surgissent du dessous du champ de lave de Laugahraun et forment  une rivière d’eau chaude, idéale à 40°C, les baigneurs y sont nombreux !

Nous voilà sur le départ .. le site semble très inhospitalier, et croyez moi,  il l’est vraiment!

Sous le brouillard, la chaine de Barmur :

20Nous bifurquons vers la droite, à l’assaut du volcan Brennisteinsalda .

La suite de la rando avec des paysages et des couleurs extraordinaires, demain, dans un second billet !

Côté voyage

Je viens de relire un petit livre émouvant, “Pêcheurs d’Islande” de Pierre Loti, qui a immortalisé les hommes dont je vais vous parler aujourd’hui .

Nous avons visité un endroit étonnant en Islande, dans un site grandiose, le village des Français,  Fáskrúðsfjörður (ou Búðir) sur un des nombreux fjords de l’est .

islande village des Français

(cliquez sur les photos)

Il s’agit d’un lieu fondé par les marins français (les “Islandais”) arrivant des ports de Paimpol et de Lorient (en Bretagne) ainsi que du nord de la France et de la Belgique,  et fréquenté pendant des dizaines d’années, durant le 19ème siècle et le début du 20ème .

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la piste qui mène au village (en fait la route n°1, qui fait le tour de l’ile .. parfois il y a quelques kilomètres de chemin non bitumé!)

Fáskrúðsfjörður n’est composé que de trois rues parallèles à la côte, à flanc de montagne. Le petit village conserve la mémoire de cette époque difficile . En l’honneur de ce passé, les panneaux de signalisation sont écrits en français et en islandais ..

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6Le bout du fjord :

5BCes hommes venaient pêcher la morue de mars à août, au large des côtes islandaises, avec de simples lignes, dans des eaux très poissonneuses . La morue était salée de suite . Ils venaient se ravitailler à  Fáskrúðsfjörður, échangeaient des biscuits et du vin contre des lainages et des provisions fraiches . Ils y recevaient également leur courrier venu de France .

Le consulat français y construisit un hôpital en 1 904, on y soignait indifféremment Français et Islandais . Il y avait également une petite chapelle .

Un petit musée très intéressant raconte quelques bribes de la vie de ces hommes, on y trouve une reconstitution de l’intérieur d’un bâteau avec des mannequins plus vrais que nature, des photos, des documentaires sur leur vie, des lettres adressées à leur famille, des livres de comptes, des objets de l’hôpital, etc ..

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7Le petit mousse à tout faire et un pêcheur :

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les noms de quelques goélettes perdues sont gravés sur des galets

 

14Chaque année, en juillet,  le festival Franskir Dagar (jours français) commémore la mémoire des pêcheurs disparus. Des représentants de Gravelines, la ville française jumelée à Fáskrúðsfjörður, assistent à ces jours de mémoire .1AIl pouvait y avoir jusqu’à 120 goélettes et 5 000 pêcheurs venus participer chaque année aux campagnes de pêche . Les conditions de travail étaient épouvantables .

Il y eut environ 400 naufrages et 4 000 morts dans ces saisons de pêche.  L’alcoolisme et l’incompétence de certains capitaines dans les effroyables tempêtes étaient en cause.

A la sortie du village, au bord du fjord, se trouve l’émouvant petit cimetière, où reposent 49 marins-pêcheurs .

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“Elles étaient une centaine, qui s’en allaient tous les printemps, au gré des flots, au gré des vents, là-bas, vers l’Islande lointaine”

(A. Cantel, les Goélettes, “REGRETS”, 1 925)

Ce poème et sa version islandaise sont inscrits sur le socle de la croix .

 Le petit cimetière entouré de sa barrière blanche, vu de l’autre côté du fjord (au centre, près de l’eau):

20L’entrée du fjord :

21Et toujours les charmants moutons, ici une mère et ses agneaux, pour finir sur une note gaie :

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