De retour de …

Devinez d’où nous revenons ?

Du pays où les ponies sont rois :

Où les moutons en liberté sont heureux et innombrables :

Où les taureaux vous accueillent aimablement :

Où la mer est omniprésente :

Où les pêcheurs ramènent des fruits de mer de qualité :

Où la mer et les pierres font un heureux mariage :

Où les archéologues ont les yeux qui pétillent :

Et où cette piquante jolie fleur en est l’emblème :

Bien sûr, ceux qui le savent, ne dévoilent rien ! 😛 

Bon après midi à tous !

A bientôt pour la suite des aventures 🙂 

 

Point météo juin

Vous êtes maintenant habitués à mes points météo, je le fais chaque mois en revenant de 3 ans en arrière, pour estimer les changements en températures et en précipitations pour un mois donné.

“Jolie Demoiselle” :


Je suis sûre qu’un recul de 3 ans est ridicule pour les météorologistes, mais cela me donne déjà une petite idée du temps sur notre région.

Ce mois de juin passé a été relativement arrosé les 15 premiers jours. Relativement est un bien  grand mot, car j’ai calculé 53 mm de pluie au dessus de chez nous, ce qui correspond à 53 litres d’eau ou 5 arrosoirs par M2. Une broutille ! Infoclimat a comptabilisé 32 mm de pluie, mais les premiers jours ne sont pas comptés.

N’oubliez pas que nous sommes en bord de mer, en Bretagne sud.
Quand j’étais jeune, la Bretagne avait une réputation de mauvais temps, de crachin, de vent et de tempêtes. Maintenant, on ferait presque la danse de la pluie pour qu’elle arrive !

Il a fait chaud aussi, surtout cette dernière semaine, avec des maxima tous les jours du lundi 24 au samedi 30 au dessus de 28°C, avec une pointe à 31°C  le 30. Je me rappelle bien du mercredi 20, impossible d’aller vaquer au jardin, une chaleur épouvantable, sans souffle de vent (il n’y a pas d’air, disent les Bretons).

La moyenne du mois est à 23,6°C.

La clématite “The President” se plait au dessus de la serre, dans la chaleur ! Elle n’a jamais été aussi belle :

En juin  2017, la pluie s’est faite rare, c’était le début de la sécheresse. Il a plu 20 mm, soit 2 arrosoirs par M2, sur un mois, quasi rien.

La température a été intenable, surtout entre le 17 et le 22 juin. Une pointe à 34°C a été atteinte le 19.

La moyenne est à 23°C.

Clématite “Multiblue” à remontée simple, “Sharifa Asma, “Chinensis Mutabilis”, clématite “Miss Kate” :

En juin 2016, la pluie a peu touché notre ville, avec 41 mm, soit 4 arrosoirs … (désormais je ne parlerai plus qu’en arrosoirs, parce que mine de rien, cela est plus facile à imaginer surtout pour le jardinier qui se les coltine ).

Les températures ont été plus clémentes, si l’on accepte ce terme. Avec une maxima à 28°C le 22.

La moyenne est à 20,4°C.

“Amber Queen” :

En juin 2015, on a comptabilisé  5,6 mm d’eau de pluie, soit un demi-arrosoir par M2.

Un gros pipi de chat 😕 

Sécheresse absolue.

Pour les températures, le 30, on a atteint 30,1°C.

Le reste du mois, on a navigué entre 20 et 25°C.

La moyenne est de 22,3°C.

Imaginons la détresse des plantes assoiffées et de plus souvent balayées par un petit vent sec, chaud et salé …

Dorénavant, dans le jardin fleuri, je laisse se ressemer les plantes qui résistent à l’aridité de la terre, et je ne planterai plus de vivaces de pays tempérés, puisque l’on n’habite plus dans une région tempérée …

Je ferai une exception pour le potager, sinon, plus de tomates, de courges, de salades et autres légumes délicieux.

Oxalis et verveine dans la petite baignoire en zinc sur la terrasse :

Voilà, si vous me racontiez en quelques mots la situation chez vous ?

Bonne fin de journée à tous 🙂 

 

 

 

Mon vase bleu caraïbe en raku

Voici une pièce du dernier raku, et pour ne pas changer 🙁 , j’attendais une tout autre finition.

Oui je suis un peu déçue.

Ce vase n’est évidemment absolument pas celui que j’attendais. Il devait être bleu caraïbe (oui, un bleu exotique, un bleu à faire rêver de plages blanches sous les cocotiers 😀 ).

Que nenni! pratiquement à chaque défournement, je suis insatisfaite.

(Pas tous, heureusement, je vous montrerai bientôt une pièce dont, sans flagornerie, je suis un peu fière.)

Cette fois ci, la température du four est montée à 960°C et pour l’émail appliqué sur le vase, la température optimale est entre 980 et 1050°C. Je suppose que l’émail ne s’est pas révélé normalement.

L’intérieur, complètement bullé, est plutôt rougeâtre, cuivré.

L’extérieur est plus plaisant, mais une petite partie est boursouflée.

Et comme d’habitude, les secrets de fabrication 😉  :

Une plaque appliquée dans un moule en plâtre, m’a permis de faire le fond du vase :

J’ai monté le reste en colombins :

Le voilà poli, prêt pour la première cuisson (le biscuit) :

On l’aperçoit dans le four à raku :

Sortie du four :

On recouvre de sciure très vite le vase :.

Ensuite il y aura une longue phase de nettoyage lorsqu’il aura refroidi..

Mais soyons positif, l’orchidée lui va bien :

Bon en définitive, il me faut l’accepter comme il est, avec ses défauts mais avec son originalité. Nulle part je n’en trouverais un semblable, il est unique, fait main, et il le vaut bien!

Bonne fin de journée, et soyez prudent avec ces températures extrêmes 😮 

 

 

La gazette du jardin, part 7

Je n’ai guère publié de photos du jardin fleuri cette année, pourtant les rosiers ont été particulièrement généreux, avec une abondante floraison.

“New Dawn” :

Tous les rosiers étaient concernés, je n’en avais pas taillé la plupart, et je ne sais pas si cela a provoqué ces centaines de roses.

Maintenant il me faut les tailler, et les nourrir, et cela va être un sacré boulot !

“Ballerina” :

Mais la vue de tous ces rosiers éclatants, vigoureux, exubérants a bien été cette année extraordinaire  🙂 et surtout réconfortant.

Sur les arches du sous-bois, la clématite armandii ne laisse guère de place à “Albéric Barbier”, il va falloir que je remédie à cela ! Mais elle est si jolie 🙂 

“American Pillar” est toujours à l’ombre, mais il cherche le soleil :

“Purple Rain” au premier plan :

Il reste heureusement quelques roses ainsi que les vivaces d’été qui commencent à fleurir.

Pois de senteur “Beaujolais” et “Wedding Day” :

L’écureuil tout rouillé et la vieille cage :

Sur l’arche menant au sous bois, le rosier “Jean Marie Pelt” grimpe à droite et à gauche il y a “Louise Dupin.

J’ai planté le rosier “Jean Marie Pelt” quelques jours avant sa mort, qui m’avait beaucoup attristée. J’ai eu la chance d’assister à une de ses si intéressantes conférences. Il était Lorrain comme nous. Cette rose est ravissante 🙂 

Derrière la scabieuse, on aperçoit le rosier “Louise Dupin” :

Devant la serre, j’ai enterré un grand pot plastique profond de 60 cm (trouvé chez actio..), et planté une nymphéa naine (c’est un bébé de celle de la grande bassine) :

“Vanille Fraise” dans la soirée :

Le toit végétalisé de la cabane du potager est envahi par le lierre :

Ce rosier sans souci, qui se bouture extrêmement facilement, est “Léonard de Vinci” :

De chaque côté de cette arche, la clématite “Etoile Violette” et “Léonard de Vinci” :

“Paul Himalayan Musk” a maintenant 3 ans :

Un iris près de la mare :

A l’arrière plan, la clématite “Julia Correvon” qui fait un caprice en ce moment. Je suppose que c’est la sécheresse 🙁 

Et enfin, le cotinus “Royal Purple” :

Bonne journée à tous !

 

Ma petite maison en raku au toit orange

Hier, sous un ciel clément, et un beau soleil l’après midi, nous avons eu une chouette journée consacrée au raku.

Elle clôt la fin de l’année “poterie”, et chacun apporte des mets pour le repas, qui fut comme d’habitude, délicieux … Le menu ? champagne, zakouskis, excellente salade composée, fromages et un vin divin (je ne bois pas d’alcool, mais là, j’ai accepté avec plaisir un verre de Saint Emilion de 2010, à boire avec modération). Pour terminer, un triffle que j’avais concocté! Ce fut un peu difficile de reprendre ensuite ! 😉 

Vous voyez, poterie ne rime pas avec grise mine ! 😀 

Je vous ai décrit le phénomène raku en poterie, alors si vous voulez apprendre cette technique ou la revoir, suivez ce lien .

Et si vous désirez revoir tous mes billets sur le raku, ou les pièces émaillées de cette façon, :-P  entrez raku en recherche (en haut et à droite).
Hier, mes deux copines de poterie et moi avons émaillé quelques pièces fabriquées pour le raku. Le résultat de la journée :

Voici ma petite maison au toit orange (en fait il devait être rouge, mais la température du four n’a pas atteint les 980°C qu’il fallait pour que l’émail rougisse).
Mais cette couleur me plait bien plus.

De dos, on constate de belles craquelures sur l’émail blanc :

Détails du toit :

Et la voilà, complétant mon petit hameau sur la terrasse 🙂 :

Comme d’habitude, j’ai travaillé la terre à la boulette, et les 4 parties du toit à la plaque. Vous pouvez voir cette technique dans ce billet.

J’ai émaillé la pièce, et ensuite, elle a cuit jusqu’à 960°C dans ce four à raku (elle est au fond) :

Avec précaution, Richard la dépose dans la sciure pour l’enfumage :

Pour éviter qu’elle ne se fende, la petite maison a refroidi un peu par terre, en attendant de la plonger dans l’eau pour que les craquelures apparaissent :

Et après un bon nettoyage pour enlever les résidus de carbone, elle a rejoint le hameau.

Voilà!

Bonne journée à tous 🙂