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Le jardin du conservatoire botanique national de Brest

Le dernier jour du mois de mai, je suis allée me promener dans un endroit très particulier, le jardin du conservatoire botanique national de Brest.

 

C’est grâce à un billet de Nathalie, du joli blog “Un petit jardin sur la terre”,  que j’ai appris l’existence de ce jardin.

Je l’ai parcouru du début de la visite, jusqu’à la plage du Moulin Blanc, aller et retour.

Une promenade d’environ 3 heures, mais j’ai fait beaucoup d’arrêts. Je pense qu’en une heure et demi, on peut le visiter parfaitement sans se presser.

J’ai repéré un nid occupé, mais je ne reconnais pas l’oiseau .. de l’aide ? merci

 

Ne vous attendez pas à un jardin classique, car ce conservatoire a été créé entre les communes de Brest et de Guipavas dans un endroit improbable, le vallon de Stang-alar (le vallon de Saint-Eloi).

Il y a énormément de variétés végétales, (il suffit de grimper dans les bois le long des falaises pour les apercevoir) dont des arbres somptueux dans ce vallon :

Anciennement utilisé comme carrière (on aperçoit d’ailleurs les superbes falaises au dessus des étangs), le vallon du Stang-Alar se déroule le long de la rivière.

Plus tard, la rivière fut utilisée pour alimenter en eau Brest (ce qui démontre sa pureté).

Des canards animent la visite :

Ensuite, il fut utilisé comme dépotoir par les habitants riverains.

Dans les années 1970, un pépiniériste nommé Jean-Yves Lesouëf, a l’idée de créer le premier jardin au monde dédié à la culture, à la conservation et à la présentation de plantes en voie de disparition.

Les falaises :

A partir de 1971, grâce aux efforts des associations riveraines, soutenues par les institutions et plus particulièrement la Communauté Urbaine de Brest, le vallon renaît.

Au début des années 80, les travaux, financés par Brest métropole, commencent.

Le gunnera :

La case ronde traditionnelle Kanak (Nouvelle Calédonie) :

La bambouseraie :

Les fougères arborescentes :

L’étang vu de haut, près des eucalyptus géants :

Tout à côté de l’étang, Takahi, c’est un tiki polynésien de style marquisien, sculpté dans un eucalyptus du jardin, il est le symbole protecteur de l’union des hommes et de la nature :

Entièrement réaménagé, le vallon du Stang-Alar d’environ 30 hectares, et de 1,5 km de long, abrite désormais le Conservatoire botanique national de Brest. Il est constitué de plantes en provenance du monde entier, qui jouissent du microclimat favorable régnant dans ce vallon encaissé.

Une promenade empreinte de calme, de sérénité, et de beauté, à ne pas manquer ! Des balades enrichissantes, pour les familles, et les photographes !

Les plantes sont regroupées par origine géographique créant ainsi une succession d’ambiances qui confèrent toute son originalité à ce jardin unique. Début du voyage en Armorique, puis détour par la Méditerranée et l’Asie, avant de terminer en Amérique ou Australie. Les bruyères et les chênes bretons grandissent ici en compagnie de l’Echium des Canaries, de l’Euphorbe des Açores, du Cyprès du Cachemire ou encore du Cocotier du Chili.

Le jardin possède aussi des serres tropicales, ouvertes en mai et juin pour les groupes, scolaires ou particuliers, donc il faudra que j’y retourne à une autre époque. Cet espace regroupe 95% des espèces menacées dans le monde.

On sort en bas du jardin, et à la fin du parcours, on arrive sur la plage du moulin blanc, tout près d’Océanopolis.

Le pont de l’Iroise, au fond :

Près d’Océanopolis :

Et pour vous remercier d’avoir lu ce billet jusqu’au bout 😛  😛 

un petit ♥ :

Le jardin conservatoire se visite gratuitement toute l’année. Il est ouvert de 9h à 19h au printemps et à l’automne, jusqu’à 20h l’été et 18h l’hiver.

Bonne journée !

 

Curiosité à Lyon, les murs peints

Nous étions récemment à Lyon, et pendant une balade sur les pentes de la colline de la Croix Rousse, nous avons pu admirer un magnifique trompe-l’oeil, peint sur un meuble aveugle de 1200 m2, le plus grand d’Europe, au croisement du boulevard des Canuts et de la rue Denfert Rochereau (métro A sortie Hénon).

(à la première impression, je me suis demandée pourquoi il y avait une grue qui défigurait la perception, mais elle est bien peinte ! et les immeubles aussi .. je pensais qu’ils dominaient en arrière le mur !)

Ce mur a été peint une première fois en 1987 pour cacher le mir aveugle, puis rénové déjà deux fois, en 1997 et 2013, par la même équipe talentueuse, les artistes de CitéCréation .

 

A chaque rénovation, les habitants sont “vieillis” (par exemple, le jeune homme qui portait son vélo en 1987 a été peint jeune papa dix ans plus tard, avec son enfant), et les peintres tiennent compte des changements dans le quartier.

Cette jeune fille aussi a été vieillie :

Ce mur peint représente en fait le quartier de la Croix-Rousse, quartier des “Canuts”, les ouvriers qui travaillaient la soie au 19ème siècle, quartier qui évolue au fil des années.

 

On y voit les immeubles typiques du quartiers avec leurs hautes fenêtres et leurs plafonds de 4m de haut destinés à accueillir les métiers à tisser.

Un petit coup de pub pour les commerces :

L’escalier permet de gravir la colline, et donne un effet de profondeur incroyable …

Sous le porche, quelques photos et explications :

Incroyable, non, cette rénovation du mur ?

Voici l’arrière du mur, une banale maison lyonnaise :

Plus bas, sur les rives de la Saône, (au croisement de la rue de la Martinière et du quai Saint-Vincent), un autre mur peint, consacré aux Lyonnais célèbres :

Vous les avez tous reconnus, n’est ce pas ? 🙂 

En tout cas, des découvertes très originales ! Il y a de nombreux autres murs peints à Lyon, à vous de les découvrir !!!

(il ya des murs peints dans de nombreuses villes, nous avons visité le village de Chemainus,  sur l’ile de Vancouver dont tous les murs sont peints, c’était très chouette)

 

Et puis, comme chaque début de mois, le point météo :

En avril 2018 :

Les températures matinales sont sensiblement aux alentours de 10°C tout le mois, (sauf le 1er avril, poisson d’avril! 0°C ) et il a fait entre 10 et 15°C dans l’après midi, sauf du 17 au 22 avril, un coup de chaleur avec maxima de 27,4°C !

Il a très peu plu, 35,6 mm, soit rien du tout!

En avril 2017 :

Comme en avril 2018, les températures matinales sont sensiblement aux alentours de 10°C, (sauf en fin de mois, il a gelé 2 jours ), les maxima sont entre 14 et 24°C, sauf un jour en milieu de mois, et il a fait du 5 au 22 avril, bien chaud (maxima de 23,6°C).

Le mois a été très sec, 16 mm d’eau de pluie en tout !! la sécheresse s’annonçait déjà … 😥 

En avril 2016 :

 

Un mois relativement froid dans la matinée, il a gelé plusieurs fois, et la température de l’après midi a été très régulière autour de 15°C, avec un petit pic à 20°C du 19 au 21 avril.

Encore un mois d’avril avec très peu de pluie, 25 mm, il n’a pratiquement pas plu du mois …

 

En Avril 2015 :

Ce mois ci, pas de gelées, comme les mois d’avril suivants, matinales en dessous de 10°C, mais les maxima sont bien plus élevées, avec des pointes à 26°C en milieu de mois, sur une semaine environ.

Il a plu très raisonnablement, 45 mm, mois le plus arrosé (et encore 😛 ) et je remarque que comme en 2016 et 2017, c’est lors de la fin du mois qu’il pleut le plus !

Voilà, je vous souhaite une très bonne fin de semaine et un joli pont !

 

Ginkaku-Ji ou le Pavillon d’Argent

Aujourd’hui, je vous emmène visiter un de mes temples préférés à Kyoto, non pas seulement parce que le jardin est magnifique, mais aussi parce que il n’y avait pas ce jour là ni  surabondance de touristes, ni hordes de collégiens excités qui vous cassent les pieds (et vous empêchent surtout d’apprécier l’ambiance zen).
(Je vous parlerai de mes coups de coeur et de mes agacements, voire de mon exaspération, un autre jour.)

Kyoto est une ville de moyenne importance au Japon, environ 1,5 millions d’habitants. Elle est la capitale de la préfecture de Kyoto, dans le Kansai, région centrale du Japon.

Kyoto possède à elle seule 20% des Trésors Nationaux, ainsi que 20 sites classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

On y trouve environ 1 600 temples bouddhistes, et 400 sanctuaires shinto, ainsi que 200 jardins classés.

Vous n’imaginez pas, j’en suis sûre, que nous avons visité tous les temples et les jardins .. un petit nombre, oui, mais au bout d’un certain moment une certaine lassitude s’installe, même si ce que l’on visite est admirable.

 

 

Ce Pavillon fut érigé en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa, petit fils du shogun qui fit construire le Pavillon d’Or.

Son nom sert seulement à distinguer ce Pavillon de celui plus prestigieux qu’est le Pavillon d’Or (en photo sur ce billet) (alors qu’il n’a jamais été recouvert d’argent) ..

Dans le jardin zen, on remarque un cône de sable blanc sur le parterre finement ratissé, le kogetsudai, sensé refléter le clair de lune en faisant ressortir la beauté du jardin la nuit.

Un phénix surplombe le toit :

Cette villa, au pied des montagnes de l’est, (Kyoto est entourée de montagnes), fut transformée en temple bouddhiste à sa mort.

Un car de touristes est arrivé, suivi par des collégiens !

Tous ne font pas le tour du jardin, il faut monter sur la colline, et les jeunes préfèrent courir dans les allées ..

Ils photographient le bas du jardin et hop repartent aussi vite qu’ils sont venus, je trouve ce genre de voyage balourd !!

Une jolie fontaine :

La maison de thé (Ashikaga Yoshimasa aurait été à l’instigateur de la Cérémonie du Thé, extrêmement importante au Japon, et de la philosophie zen teintée wabi-sabi. Dommage, dans ce temple, on ne visite pas la Maison du thé) :

Des sentiers parcourent le jardin, conçu par le paysagiste Soami.

Ce jardin, comme tant d’autres est sans herbes, ce sont les mousses qui magnifient le décor.

Il aurait été inspiré par le jardin des Mousses, un très célèbre jardin que nous n’avons pas visité (il faut réserver des semaines à l’avance, et bien sûr j’ai oublié..)

Les bambous géants, très présents à Kyoto :

Un jardinier méticuleux :

Les couleurs s’invitent déjà en octobre, pour mon grand plaisir :

Vues du pavillon et de Kyoto :

 

Ginkaku-Ji est un temple associé à un jardin très agréable à parcourir.

Comme pour tous les temples que nous avons visités, l’entrée est payante, mais au Japon, pour moins de 4 euros par personne, on peut être transporté facilement dans un monde zen plein de poésie et de douceur.

Voilà !

Passez un beau dimanche, à bientôt 🙂 

 

 

 

 

 

Petite balade en Charentes

Nous revenons d’un mini séjour en Charentes, une région que nous connaissons assez bien, ayant passé des étés avec les enfants à La Palmyre ou sur les deux iles, Oléron et Ré, mais nous avons découvert une charmante station balnéaire à côté de Royan, Saint-Palais-sur-Mer.

Cette petite ville annonce déjà ce que j’appelle le “midi”, c’est à dire le sud du sud de chez nous. L’impression d’un bord de mer avec soleil, baignades, siestes sur la plage est intense, j’adore les boutiques qui débordent de bouées géantes, de parasols, de tapis de plage qui piquent les fesses et de crèmes solaires parfumées.

En centre ville, un petit lac et ses canards :

La plage du Platin :

Les carrelets caractéristiques de la région (et, au loin, le phare de Cordouan entre les deux) :

De l’autre côté de l’estuaire de la Gironde, les plages de Soulac en Gironde :

Cette plante (si vous connaissez?) croît dans la roche !

et les arbres poussent couchés !

A Saint-Palais-sur-mer on trouve de belles et anciennes villas (celle ci était notre B&B) :

J’aimerais bien passer quelques jours ici au bord de l’eau 😎 :

Je trouve que ma petite ville de bord de mer, ici en Bretagne devrait prendre exemple sur Saint-Palais pour les animations et les commerces …

Un petit tour à Mornac-sur-Seudre, un village extrêmement touristique, ici l’église :

et les halles du marché :

Les marais :

Le soir venu, une balade sur la plage de la Grande Côte :

Les pêcheurs :

J’ai ramassé quantité de graines de roses trémières à Mornac, si vous en voulez, je vous en enverrai avec plaisir ! il suffit de me le demander 🙂

Ce sont des bisannuelles, il faut les semer maintenant. Je ne les ai pas triées, elles sont en vrac :

Bonne fin de journée à tous !

Flâneries dans le jardin de mes parents

Il y a une semaine, j’ai fait un très court séjour chez mes parents, en Bourgogne du sud, (à 900 km de chez moi..) et comme d’habitude, j’ai parcouru de long en large le magnifique jardin qu’ils ont créé il y a bien longtemps et qu’ils continuent à entretenir, chouchouter, bichonner ..

A mon père les gros travaux, haies, pelouses, arbres, à ma mère les légumes, les roses, les fleurs, les plantes, etc…

Un petit paradis, où l’on se sent bien …

Les photos ont été prises sous un soleil de plomb (du moins pour la Bretonne que je suis, habituée aux climats plus doux), le contraste est donc un brin fort.

Au fond du pré, à 100 mètres, la haie de marronniers, âgés de 40 ans.

Sur la margelle du bassin aux poissons, un marronnier bonsaï, formé par ma maman, qui doit avoir dans les 20 ans.

Le quatuor :

Le potager, auparavant divisé en 4, est maintenant réduit à une parcelle, les autres ont été engazonnées :

Les pieds de tomates et leurs protections nocturnes :

Le gingko biloba, 30 ans, que vous pouvez voir dans ses habits jaunes d’automne ici et .

Les pommiers en cordons ont des troncs et des branches impressionnants.

Les chevreuils viennent brouter le premier étage, au désespoir de ma maman.

Dans la cour :

Passage vers le jardin potager (pile et face) :

“Zéphirine Drouin” :

“Madame Alfred Carrière” (je trouvais ce rosier si beau que je l’ai planté chez nous) :

Le tulipier dont les fleurs vertes sont originales :

Le majestueux chêne d’Amérique aux feuilles très découpées :

Quelques cerises pour les oiseaux :

Au dessus des marronniers en fleurs, la buse a repéré une proie :

Vue sur le jardin depuis le bout du pré, je suis devant les marronniers  (le chêne d’Amérique est sur la gauche) :

Voilà un grand tour du jardin sous la presque canicule .. et j’espère que je ne vous ai pas perdus en route 😛 .

Et pour finir, la famille faisan, Monsieur et sa cocotte (en fait il y a 3 Madames, mais les autres nichent et ne se montrent plus) :

Vous pouvez revoir les reportages que j’ai fait sur le jardin, en cliquant ici, encore ici,

, et encore là.

Et merci  pour tous vos commentaires sur le précédent billet, j’en rougis 🙂 

Bonne journée à vous tous !

PS une pensée compatissante pour les jeunes anglais qui ont vécu l’horreur, l’impensable et l’inimaginable ..