Archives par Catégorie :Jardins

Le jardin de Castillon

Mi-août nous avons visité un beau jardin, situé à Castillon, près de Bayeux, en Normandie.
Le ciel n’était pas au beau fixe, c’est bien dommage, car les photos ne rendent pas complètement leur beauté aux plantes de ce jardin.
Ce jardin a été créé en pleine campagne par Colette Sainte Beuve et son époux Hubert, vers 1985.

Sur ce dessin, le premier jardin visité est en bas, le second plus informel, en haut :

Ce jardin s’est agrandi et a embelli au fil des saisons. Il présente tout au long de l’année de superbes tableaux changeants et éphémères.

Le second jardin, (que l’on visite en premier) a été réalisé il y a environ 20 ans avec l’aide de François Houtin. Il est plus structuré, plus formel, plus contemporain, rythmé par des escaliers, des terrasses et des haies persistantes. En pente douce, accentuée par les terrasses qui surplombent chaque partie, il n’en est pas moins magnifique.

Le jardin des graminées :

On quitte ce jardin avec regret, mais le second visité m’a semblé encore plus charmant.

En effet, le premier jardin réalisé dans les année 80′ rassemble plusieurs horizons clos, de thèmes différents, des bassins, des mixed borders, un jardin japonais zen, etc. Il m’a semblé plus à notre portée de jardiniers amateurs.

On y pénètre par cette petite gloriette secrète :

Le bassin au poisson :

Le bassin du jardin d’eau :

Le bassin aux nymphéas :

L’allée des fleurs :

Le jardin oriental :

Le petit théâtre :

Le jardin des senteurs :

La pergola :

la clairière ensoleillée (?) :

La grande allée, par laquelle on repart :

Ce jardin est enchanteur, et on l’a parcouru en tous sens sans être dérangés, nous étions seuls !

Je suis très admirative du travail de Madame Sainte Beuve.

Un conseil, si vous passez par Bayeux, allez voir ce magnifique jardin !

Bonne journée à tous,

A bientôt


Et enfin pour les amis des animaux, une pétition très importante, à signer, si vous le voulez bien suivez ce lien…

 

Quelques jours … en Normandie

Nous avons profité du jour férié du 15 août et de son « pont » pour aller faire un petit tour en Normandie du Nord (je veux dire au dessus de Caen 🙂 ) que nous ne connaissions pas.

Attention, un billet aussi long qu’un jour sans pain. Vous en avez pour un moment à le lire !

Premier arrêt, Houlgate, sa plage, ses bois et ses collines :

Puis direction Le Havre par le pont de Normandie, impressionnant :

Le premier arrêt au Havre est pour l’église Saint Joseph, dessinée après la 2ème guerre mondiale par Auguste Perret (1874/1954). Cet architecte belge va reconstruire tout le centre du Havre. La ville a été détruite à 80% en septembre 1944, par les bombardements alliés et les dynamitages des occupants allemands.

Cette église, extrêmement dépouillée, sans fioritures, est étonnante.

J’ai l’impression d’y voir un gratte-ciel new yorkais 😛  ou peut être une fusée ?

Les vitraux de marguerite Huré, sont très colorés, et la lumière qu’ils diffusent joue joliment dans l’église.

Vous remarquez les sièges cinéma inattendus en cet endroit, de cette « cathédrale » magique:

Ensuite, une promenade le long de l’avenue Foch, la plus large d’Europe, nous amène dans le square Saint-Roch, tout à côté de la mairie.

La voici, cette mairie, toujours dessinée par Perret, qui semble très austère, mais devant elle, une agréable place, bien fleurie, la rend presque belle. La tour et les bâtiments sont construits en béton brut.

Un petit bassin est posé sur l’esplanade :

Le clocher de l’église Saint Joseph, vu depuis la place de la mairie :

Tout autour de la place, on reconnait les immeubles caractéristiques construits par Perret, dont les appartements étaient pour l’époque d’avant garde, avec toutes les commodités possibles, espace, chauffage collectif, isolation phonique et thermique, garages, etc..

Puis la route nous conduit vers Etretat et ses fameuses falaise de craie.

Etretat est, à l’origine, un petit village de pêcheurs , mais complètement submergée par les touristes en été. Dommage !
Conseil d’amie :  ne surtout pas aller en Normandie le 15 août, il y a un monde fou et privilégier le hors vacances scolaires !

La falaise d’Aval vue depuis la plage de galets de la digue-promenade, le Perrey  :

Après une petite grimpette et une promenade le long des falaises, voici la vue de l’autre côté : (on aperçoit Etretat dans le creux entre les falaises d’Amont et d’Aval, avec ses toits en ardoises).

La falaise d’Amont avec sa petite chapelle ND de la Garde (contrechamps de la première photo) :

Nous voici sur le haut de la falaise d’Amont :

La petite chapelle et en arrière de celle ci, le monument dédié à l’avion l’Oiseau Blanc de Nungesser et Coli, aperçu pour la dernière fois à cet endroit le 8 mai 1927. Il devait rejoindre sans escale l’Amérique, mais malheureusement il se perdra en mer.

La falaise d’Amont :

Une sympathique vache normande :

Le lendemain, route du cidre, en pays d’Auge, incontournable en Normandie, pour admirer les superbes villages de la boucle de 40 KM.

Voici le très beau village de Beaumont-en-Auge :

Sous le passage couvert, surprise, quelques nids d’hirondelles (pas vu les occupantes), devenus bien rares :

Bonnebosq :

Le clocher de l’église de Cambremer (j’adore les clochers 😛 ) :

 Dans ce village pittoresque, nous avons visité un jardin très plaisant, les jardins du pays d’Auge:

Et une cidrerie. La visite fut très intéressante, la fabrication de cidre, pommeau et de Calvados (à déguster avec modération 😉  s’apparente à celle du whisky écossais:

Poursuivant nos activités de découverte, première course en « vrai » à l’hippodrome de Clairefontaine à Deauville. Un monde inconnu pour nous !

Une soirée à Honfleur, charmante cité sur la mer, envahie de touristes affamés, juste en face du Havre :

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans le magnifique village de Beuvron-en-Auge.

Les touristes et les voitures sont légion :

Et cerise sur le gâteau, la visite du jardin de Castillon, un jardin enchanteur, où nous nous sommes ressourcés au calme et seuls. Je ferai un billet plus tard à son sujet.

Bye, bye, Normandie !

Pour ce séjour, nous avons été reçu avec beaucoup de sympathie par Chantal et son époux dans une maison d’hôtes superbe, Par Hasard ou pas, près de Deauville. Une belle normande rénovée, une décoration de charme, sans tape à l’oeil, élégante, et surtout un petit déjeuner copieux, délicieux et fait maison, avec des gâteaux frais du matin !

Je voulais le signaler, car sans Florence, du blog Le blog de Goumy (que je lis et apprécie depuis certainement 10 ans) nous aurions remis aux calendes grecques un voyage en Normandie. En effet l’an dernier, sur son blog, j’avais « gagné » une nuit chez Chantal et Olivier, et j’ai prolongé ce séjour pour profiter de cette Normandie qui a si bien séduit. Merci Florence !

Voilà, vous êtes conquis par la Normandie ?

Passez une belle journée et à bientôt 🙂 

 

 

 

Le jardin du conservatoire botanique national de Brest

Le dernier jour du mois de mai, je suis allée me promener dans un endroit très particulier, le jardin du conservatoire botanique national de Brest.

 

C’est grâce à un billet de Nathalie, du joli blog « Un petit jardin sur la terre »,  que j’ai appris l’existence de ce jardin.

Je l’ai parcouru du début de la visite, jusqu’à la plage du Moulin Blanc, aller et retour.

Une promenade d’environ 3 heures, mais j’ai fait beaucoup d’arrêts. Je pense qu’en une heure et demi, on peut le visiter parfaitement sans se presser.

J’ai repéré un nid occupé, mais je ne reconnais pas l’oiseau .. de l’aide ? merci

 

Ne vous attendez pas à un jardin classique, car ce conservatoire a été créé entre les communes de Brest et de Guipavas dans un endroit improbable, le vallon de Stang-alar (le vallon de Saint-Eloi).

Il y a énormément de variétés végétales, (il suffit de grimper dans les bois le long des falaises pour les apercevoir) dont des arbres somptueux dans ce vallon :

Anciennement utilisé comme carrière (on aperçoit d’ailleurs les superbes falaises au dessus des étangs), le vallon du Stang-Alar se déroule le long de la rivière.

Plus tard, la rivière fut utilisée pour alimenter en eau Brest (ce qui démontre sa pureté).

Des canards animent la visite :

Ensuite, il fut utilisé comme dépotoir par les habitants riverains.

Dans les années 1970, un pépiniériste nommé Jean-Yves Lesouëf, a l’idée de créer le premier jardin au monde dédié à la culture, à la conservation et à la présentation de plantes en voie de disparition.

Les falaises :

A partir de 1971, grâce aux efforts des associations riveraines, soutenues par les institutions et plus particulièrement la Communauté Urbaine de Brest, le vallon renaît.

Au début des années 80, les travaux, financés par Brest métropole, commencent.

Le gunnera :

La case ronde traditionnelle Kanak (Nouvelle Calédonie) :

La bambouseraie :

Les fougères arborescentes :

L’étang vu de haut, près des eucalyptus géants :

Tout à côté de l’étang, Takahi, c’est un tiki polynésien de style marquisien, sculpté dans un eucalyptus du jardin, il est le symbole protecteur de l’union des hommes et de la nature :

Entièrement réaménagé, le vallon du Stang-Alar d’environ 30 hectares, et de 1,5 km de long, abrite désormais le Conservatoire botanique national de Brest. Il est constitué de plantes en provenance du monde entier, qui jouissent du microclimat favorable régnant dans ce vallon encaissé.

Une promenade empreinte de calme, de sérénité, et de beauté, à ne pas manquer ! Des balades enrichissantes, pour les familles, et les photographes !

Les plantes sont regroupées par origine géographique créant ainsi une succession d’ambiances qui confèrent toute son originalité à ce jardin unique. Début du voyage en Armorique, puis détour par la Méditerranée et l’Asie, avant de terminer en Amérique ou Australie. Les bruyères et les chênes bretons grandissent ici en compagnie de l’Echium des Canaries, de l’Euphorbe des Açores, du Cyprès du Cachemire ou encore du Cocotier du Chili.

Le jardin possède aussi des serres tropicales, ouvertes en mai et juin pour les groupes, scolaires ou particuliers, donc il faudra que j’y retourne à une autre époque. Cet espace regroupe 95% des espèces menacées dans le monde.

On sort en bas du jardin, et à la fin du parcours, on arrive sur la plage du moulin blanc, tout près d’Océanopolis.

Le pont de l’Iroise, au fond :

Près d’Océanopolis :

Et pour vous remercier d’avoir lu ce billet jusqu’au bout 😛  😛 

un petit ♥ :

Le jardin conservatoire se visite gratuitement toute l’année. Il est ouvert de 9h à 19h au printemps et à l’automne, jusqu’à 20h l’été et 18h l’hiver.

Bonne journée !

 

Flâneries dans le jardin de mes parents

Il y a une semaine, j’ai fait un très court séjour chez mes parents, en Bourgogne du sud, (à 900 km de chez moi..) et comme d’habitude, j’ai parcouru de long en large le magnifique jardin qu’ils ont créé il y a bien longtemps et qu’ils continuent à entretenir, chouchouter, bichonner ..

A mon père les gros travaux, haies, pelouses, arbres, à ma mère les légumes, les roses, les fleurs, les plantes, etc…

Un petit paradis, où l’on se sent bien …

Les photos ont été prises sous un soleil de plomb (du moins pour la Bretonne que je suis, habituée aux climats plus doux), le contraste est donc un brin fort.

Au fond du pré, à 100 mètres, la haie de marronniers, âgés de 40 ans.

Sur la margelle du bassin aux poissons, un marronnier bonsaï, formé par ma maman, qui doit avoir dans les 20 ans.

Le quatuor :

Le potager, auparavant divisé en 4, est maintenant réduit à une parcelle, les autres ont été engazonnées :

Les pieds de tomates et leurs protections nocturnes :

Le gingko biloba, 30 ans, que vous pouvez voir dans ses habits jaunes d’automne ici et .

Les pommiers en cordons ont des troncs et des branches impressionnants.

Les chevreuils viennent brouter le premier étage, au désespoir de ma maman.

Dans la cour :

Passage vers le jardin potager (pile et face) :

« Zéphirine Drouin » :

« Madame Alfred Carrière » (je trouvais ce rosier si beau que je l’ai planté chez nous) :

Le tulipier dont les fleurs vertes sont originales :

Le majestueux chêne d’Amérique aux feuilles très découpées :

Quelques cerises pour les oiseaux :

Au dessus des marronniers en fleurs, la buse a repéré une proie :

Vue sur le jardin depuis le bout du pré, je suis devant les marronniers  (le chêne d’Amérique est sur la gauche) :

Voilà un grand tour du jardin sous la presque canicule .. et j’espère que je ne vous ai pas perdus en route 😛 .

Et pour finir, la famille faisan, Monsieur et sa cocotte (en fait il y a 3 Madames, mais les autres nichent et ne se montrent plus) :

Vous pouvez revoir les reportages que j’ai fait sur le jardin, en cliquant ici, encore ici,

, et encore là.

Et merci  pour tous vos commentaires sur le précédent billet, j’en rougis 🙂 

Bonne journée à vous tous !

PS une pensée compatissante pour les jeunes anglais qui ont vécu l’horreur, l’impensable et l’inimaginable ..

S’il te plait, dessine moi un jardin

Charlotte, du blog « Le jardin du chat vert », nous propose de présenter un tableau qui fait « vibrer notre corde sensible de jardinier ».

Il y a plusieurs tableaux qui entrainent mon âme dans des jardins imaginaires (ou pas), mais il y en a un qui m’a littéralement « scotchée » lorsque je l’ai vu au musée Marmottan, à Paris, c’est « le cerisier » de Berthe Morisot.

Je n’observe pas complètement le thème imposé, mais le verger fait partie intégrante du jardin, alors j’assume mon côté sucré !

Cette peintre étant ma préférée entre toutes, je voulais ainsi lui rendre hommage !

Je trouve ce tableau si charmant, si désuet, si frais, que l’émotion arrive quand j’imagine Berthe peignant sa fille Julie Manet et sa nièce Jeannie Gobillard.

Le Cerisier, 1891, Berthe Morisot, à Mézy-sur-Seine, dans le jardin de la maison Blotière :

berthe-morisot-le-cerisier

Sur le site du musée :

Huile sur toile, 154 × 80 cm, musée Marmottan Monet, Paris.  « Cette charmante œuvre, comme saisie sur le vif dans la lumière de printemps, est en fait l’inverse de ce qu’elle paraît : une peinture méditée, conduite en de multiples études, après maints efforts et changements de modèles. Elle est, de plus, menée en un temps de détresse, entre la maladie et la mort de son mari, ce que le spectateur ne peut imaginer en contemplant cette joyeuse cueillette… Commencée par un dessin aux crayons de couleur pris sur le vif, l’œuvre définitive est menée à bien sur les encouragements de Renoir, après maintes études de détail et d’ensemble… La qualité graphique de la composition, orchestrée autour de l’échelle, ainsi que la souplesse de la touche, toujours vive mais plus longue, dessinant dans la couleur formes et silhouettes, repose sur cette multiplicité d’études sans rien perdre de naturel. » (Dossier de presse de l’exposition 2012, musée Marmottan Monet)

 

Et comme je ne boude pas mon plaisir, je vous propose un second tableau, vu au musée d’Orsay, à Paris, que j’admire aussi beaucoup, tant il semble vivant (on dirait une photo). Rosa Bonheur est une grande peintre !

Et là c’est mon coté campagnard que j’assume, les animaux de la ferme m’ont toujours fait craquer..

Il s’agit du tableau intitulé Labourage nivernais ou Le sombrage, 1849, Rosa Bonheur :

rosa-bonheur-labourage-nivernais

 Sur le site du musée :

Datée de 1849, cette scène décrit le premier labour, appelé sombrage, que l’on effectue au début de l’automne […].

C’est d’abord une scène animalière, dont les héros sont les boeufs eux-mêmes, qui laisse peu de place à l’homme : le bouvier est bien petit sur cette toile. C’est un hymne au travail des champs dont la grandeur est d’autant plus magnifiée qu’il est aisé de l’opposer, en ces lendemains de révolution, aux turpitudes de la ville. C’est également une reconnaissance de la province, ici le Nivernais, de ses traditions agricoles et de ses paysages.

 

Bonne journée à tous, au soleil j’espère !