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Pour Strasbourg

Je voulais faire un article sur Strasbourg, où nous y étions il y a à peine 4 jours, sur ses marchés de Noël, ses musées, sa cathédrale…hélas, il vient de s’y produire un attentat horrible et j’en suis très affectée…

 Alors, en hommage , je veux me souvenir de l’esprit de Noël qui animait Strasbourg il y a encore quelques jours…

La cathédrale :

L’horloge astronomique :

Les décorations de rue :

Les petites maisons des marchés de Noël :

Le musée alsacien:

Et le sempiternel Père Noël qui attire les enfants (ou pas!) :

A bientôt et prenez soin de vous

Quelques jours … à Strasbourg

Nous étions à Strasbourg la semaine passée et ce fut un vrai coup de coeur !

Le temps n’était pas au grand soleil, mais était plutôt agréable pour une visite pittoresque des quartiers du centre de Strasbourg. Et cerise sur le gâteau, toute la ville était déjà parée pour Noël, avec les marchés de Noël partout en ville. Une atmosphère joyeuse, colorée et fastueuse !

Aujourd’hui je vous emmène en promenade dans le charmant quartier de la Petite France, situé au sud ouest du centre, enchanteur et bien folklorique.

Ce quartier était celui des tanneurs et des meuniers au Moyen Age.

Un des bras de la rivière ill :

Les peaux tannées  séchaient dans les maisons dans les courants d’air induits par les larges ouvertures sur les toits.

Au fait, savez vous que ce nom de quartier vient d’une maladie pas très glorieuse ? Vers 1492, les soldats étrangers atteints de syphilis (mal français) étaient parqués dans ce quartier malodorant, où travaillaient les tanneurs .. Le nom en découle 😉 A l’époque, Strasbourg n’était pas française …

 

L’ENA a déménagé à Strasbourg, et cette maison ornementée fait partie des bâtiments :

Les « Ponts Couverts » ferment à l’ouest la Petite France. Ils devaient protéger l’accès par la rivière ill et ses 4 bras à la ville, à l’époque où Strasbourg était une cité indépendante (sur la carte ci-dessous à gauche). A l’origine, vers 1250, les ponts étaient en bois et recouverts de toitures. Entre les ponts, les tours. En 1784 les toits sont retirés. En 1885, les ponts sont reconstruits en pierre. Mais leur nom est resté.

Strasbourg était entourée de remparts et de 90 tours, seules 4 sont encore debout.

Les ponts couverts sur une affiche de 1630 :

Les « Ponts Couverts » (de gauche à droite, Heinrichsturm, Hans von Altheimturm et Französische Turm 😉 ) vus depuis la promenade au dessus du pont Vauban et au fond, la Cathédrale   :

La tour du Bourreau (dernière tour des remparts) que vous apercevez tout à gauche :

Les tours ont été transformées plus tard en prison.

 

 

 

 

Le barrage Vauban, pont écluse en amont des ponts couverts, et qui permettait de noyer les terres au sud de la ville en cas d’attaque, en fermant les vannes. On peut observer la petite France depuis son toit terrasse panoramique :

Retour dans la Petite France :

L’église Saint Thomas, temple protestant :

Voilà donc un petit tour dans le quartier original de la Petite France.

Si un jour vous passez par Strasbourg, allez vous perdre dans ses rues moyenâgeuses, vous ne le regretterez pas !

Bonne journée à tous

 

Quelques jours … en Normandie

Nous avons profité du jour férié du 15 août et de son « pont » pour aller faire un petit tour en Normandie du Nord (je veux dire au dessus de Caen 🙂 ) que nous ne connaissions pas.

Attention, un billet aussi long qu’un jour sans pain. Vous en avez pour un moment à le lire !

Premier arrêt, Houlgate, sa plage, ses bois et ses collines :

Puis direction Le Havre par le pont de Normandie, impressionnant :

Le premier arrêt au Havre est pour l’église Saint Joseph, dessinée après la 2ème guerre mondiale par Auguste Perret (1874/1954). Cet architecte belge va reconstruire tout le centre du Havre. La ville a été détruite à 80% en septembre 1944, par les bombardements alliés et les dynamitages des occupants allemands.

Cette église, extrêmement dépouillée, sans fioritures, est étonnante.

J’ai l’impression d’y voir un gratte-ciel new yorkais 😛  ou peut être une fusée ?

Les vitraux de marguerite Huré, sont très colorés, et la lumière qu’ils diffusent joue joliment dans l’église.

Vous remarquez les sièges cinéma inattendus en cet endroit, de cette « cathédrale » magique:

Ensuite, une promenade le long de l’avenue Foch, la plus large d’Europe, nous amène dans le square Saint-Roch, tout à côté de la mairie.

La voici, cette mairie, toujours dessinée par Perret, qui semble très austère, mais devant elle, une agréable place, bien fleurie, la rend presque belle. La tour et les bâtiments sont construits en béton brut.

Un petit bassin est posé sur l’esplanade :

Le clocher de l’église Saint Joseph, vu depuis la place de la mairie :

Tout autour de la place, on reconnait les immeubles caractéristiques construits par Perret, dont les appartements étaient pour l’époque d’avant garde, avec toutes les commodités possibles, espace, chauffage collectif, isolation phonique et thermique, garages, etc..

Puis la route nous conduit vers Etretat et ses fameuses falaise de craie.

Etretat est, à l’origine, un petit village de pêcheurs , mais complètement submergée par les touristes en été. Dommage !
Conseil d’amie :  ne surtout pas aller en Normandie le 15 août, il y a un monde fou et privilégier le hors vacances scolaires !

La falaise d’Aval vue depuis la plage de galets de la digue-promenade, le Perrey  :

Après une petite grimpette et une promenade le long des falaises, voici la vue de l’autre côté : (on aperçoit Etretat dans le creux entre les falaises d’Amont et d’Aval, avec ses toits en ardoises).

La falaise d’Amont avec sa petite chapelle ND de la Garde (contrechamps de la première photo) :

Nous voici sur le haut de la falaise d’Amont :

La petite chapelle et en arrière de celle ci, le monument dédié à l’avion l’Oiseau Blanc de Nungesser et Coli, aperçu pour la dernière fois à cet endroit le 8 mai 1927. Il devait rejoindre sans escale l’Amérique, mais malheureusement il se perdra en mer.

La falaise d’Amont :

Une sympathique vache normande :

Le lendemain, route du cidre, en pays d’Auge, incontournable en Normandie, pour admirer les superbes villages de la boucle de 40 KM.

Voici le très beau village de Beaumont-en-Auge :

Sous le passage couvert, surprise, quelques nids d’hirondelles (pas vu les occupantes), devenus bien rares :

Bonnebosq :

Le clocher de l’église de Cambremer (j’adore les clochers 😛 ) :

 Dans ce village pittoresque, nous avons visité un jardin très plaisant, les jardins du pays d’Auge:

Et une cidrerie. La visite fut très intéressante, la fabrication de cidre, pommeau et de Calvados (à déguster avec modération 😉  s’apparente à celle du whisky écossais:

Poursuivant nos activités de découverte, première course en « vrai » à l’hippodrome de Clairefontaine à Deauville. Un monde inconnu pour nous !

Une soirée à Honfleur, charmante cité sur la mer, envahie de touristes affamés, juste en face du Havre :

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans le magnifique village de Beuvron-en-Auge.

Les touristes et les voitures sont légion :

Et cerise sur le gâteau, la visite du jardin de Castillon, un jardin enchanteur, où nous nous sommes ressourcés au calme et seuls. Je ferai un billet plus tard à son sujet.

Bye, bye, Normandie !

Pour ce séjour, nous avons été reçu avec beaucoup de sympathie par Chantal et son époux dans une maison d’hôtes superbe, Par Hasard ou pas, près de Deauville. Une belle normande rénovée, une décoration de charme, sans tape à l’oeil, élégante, et surtout un petit déjeuner copieux, délicieux et fait maison, avec des gâteaux frais du matin !

Je voulais le signaler, car sans Florence, du blog Le blog de Goumy (que je lis et apprécie depuis certainement 10 ans) nous aurions remis aux calendes grecques un voyage en Normandie. En effet l’an dernier, sur son blog, j’avais « gagné » une nuit chez Chantal et Olivier, et j’ai prolongé ce séjour pour profiter de cette Normandie qui a si bien séduit. Merci Florence !

Voilà, vous êtes conquis par la Normandie ?

Passez une belle journée et à bientôt 🙂 

 

 

 

La « coulée verte René-Dumont »

Une promenade un après midi de soleil, le long de la « coulée verte René-Dumont », aménagée (depuis 1993) sur le trajet de la voie ferrée (fermée en 1969) reliant l’ancienne gare de la Bastille à Vincennes. Cette coulée verte (autrefois appelée promenade plantée) est longue de 4,5 kilomètres. Je n’en ai parcouru qu’une partie, de la Bastille jusqu’à la pelouse de Reuilly.

Dommage, cette balade dans le 12ème arrondissement de Paris, est peu connue ..

Elle commence rue de Lyon, derrière l’Opéra Bastille, et le début de la promenade se situe au dessus du viaduc des arts, à une dizaine de mètres de hauteur. Elle suit ensuite l’avenue Daumesnil :

(vous pouvez cliquer sur les photos)

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Le « Viaduc des arts » (de l’ancienne voie ferrée), où est installé un ensemble d’ateliers des métiers d’art :

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Le toit du « Viaduc des arts » :

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L’église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts (nous sommes sur un ancien pont ferroviaire au dessus de l’avenue Ledru-Rollin) :

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Belle vue sur des immeubles haussmanniens :

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On est au niveau du 2ème ou 3ème étage des habitations, vue directe :

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Les cariatides géantes  du commissariat du 12ème:

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Et au milieu coule un bassin :

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Fin de la première partie de la coulée verte, on arrive à la pelouse de Reuilly, en traversant ce drôle d’immeuble coupé en deux :

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La pelouse de Reuilly :

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et le jardin :

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Bien sûr, il y avait peu de couleurs, juste quelques arbustes et fleurs printanières, mais en juin, cette balade, doit être superbe, car il y a de nombreux rosiers et arbustes encore endormis.

Cette balade m’a rappelé la promenade sur la Highline de New york, il parait que les concepteurs américains se sont inspirés de notre coulée verte !

Bonne journée à tous

Lyon, musée des Confluences

Il y a quelques jours j’ai parcouru les collections permanentes du musée des Confluences à Lyon.

Ce musée, de facture très moderne, futuriste, inauguré en décembre 2014, est situé, comme son nom l’indique, à l’endroit précis où le Rhône et la Saône se rejoignent au sud de la presqu’ile de Lyon.

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 Ce musée, très original, n’est pas seulement situé à la confluences de 2 fleuves, aux portes de la ville, mais aussi se veut le musée des confluences des savoirs.

« C’est la Terre depuis les origines, et l’humanité dans son histoire et sa géographie que le musée des Confluences interroge. »

« Avec pour défi de s’adresser au plus grand nombre, le musée convie toutes les disciplines à susciter la curiosité, l’interrogation, le plaisir de comprendre et l’envie de connaissances. »

Peut on résumer le projet de ce musée, la vie des origines à nos jours ?

Je dois avouer que j’ai eu du mal à bien comprendre le fil conducteur des collections permanentes de ce musée, entre sciences et techniques, entre archéologie et ethnologie ..

Il faut parcourir les salles sans à priori .. alors la promenade au milieu des collections aura du sens!

IL faut ajouter que du point de vue artistique, la conception de la mise en place des collections est mise en oeuvre avec goût et esthétisme.

Dans les collections permanentes, 4 grandes salles présentent chacune un thème, dont voici quelques clichés, parfois de mauvaise qualité, car l’obscurité domine dans ces salles.

Tout d’abord, les Sciences Naturelles.

La première salle présente  « les Origines », avec les sciences de la terre, qui témoignent de la naissance de la vie sur terre, de l’évolution du vivant et de l’incroyable biodiversité (espèces disparues et en voie de disparition).

La petite femme de Florès, et la femme de Néanderthal, et entre les 2, une femme de notre espèce :

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Quelques éléments de paléontologie :

Un archosaures piégé (à l’origine des crocodiles) :

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Un nid d’oeufs de sauropodes (dinosaures) :

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Le camarasaurus (moins 155 millions d’années) :

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Ce mammouth, dit de Challans, a été retrouvé en 1859 à 2 km du musée :

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Une collection très impressionnante d’ammonites (j’ai un gros faible pour ces espèces) : 6 7

Des mammifères d’aujourd’hui :

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L’approche de cette exposition est tant scientifique que symbolique.

Le Grand Corbeau (oeuvre du Canadien Illauq, dans un os de baleine) :

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Un calendrier maya :

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En fin de parcours de cette première salle se trouve la partie pétrologie et minéralogie (la collection publique la plus importante de France).

Des morceaux de la lune, tombés sur terre :

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Momie de bélier sacré (2ème siècle avant JC) :

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La deuxième salle, « Espèces, la maille du vivant », présente des collections des sciences de la vie, un cabinet de curiosités impressionnant ! que ce soient des specimen de vertébrés, naturalisés, ou d’invertébrés. Certaines espèces ont disparues depuis peu. (Le musée possède un million de specimen d’insectes, un demi-million de mollusques, heureusement pas tous présentés !!)

Quelle est la place de l’Homme au sein du monde vivant ?

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Y sont présentées les Sciences Humaines, dont les collections résultent de l’archéologie internationale, ainsi que de l’ethnologie essentiellement extra-européenne.

Ces collections proviennent de 4 institutions, dont le musée Guimet, le muséum d’histoire naturelle de Lyon, le musée colonial de Lyon et l’Oeuvre de la Propagation de la foi (les missionnaires).

 

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La maternité :

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Le loup de Tasmanie (espèce disparue) :

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Dans la troisième salle, les Sciences et Techniques, intitulée « Société, le théâtre des hommes », on chemine entre des collections scientifiques et techniques, d’ici ou d’ailleurs, du passé et du présent autour de la structure des sociétés.

Un métier à tisser Jacquard :15

Une robe de mariée en leds (Olivier Lapidus, 2000) :

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Armure de cheval (Japon, 17ème siècle) :

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Enfin la quatrième salle, qui m’a le plus intéressée, est celle des « Eternités, vision de l’au-delà ».

Elle est consacrée à la représentation de la mort dans l’histoire de civilisations.

Des céramiques retrouvées dans des tombes égyptiennes :

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La Dame de Koban (sépulture trouvée dans la nécropole du même nom, inhumée entre 967 et 813 avant JC) (la scénographie est intéressante, un miroir reflète le squelette) :

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J’ai beaucoup apprécié les petits films, écoutés en solo dans des sièges-cocon confortables, où médecins, psychologues, philosophes, géologues, ethnologues parlent de la vie et de la mort. Ainsi, vivra t’on éternellement un jour? ou jusqu’à 180 ans, en ayant changé tous nos organes à fur et à mesure du vieillissement? y aura t’il besoin encore de procréer? la mort va t-elle disparaitre? la terre supportera t-elle 100 milliards d’habitants? des témoignages majeurs, qui vous interrogent ..

Enfin une vue vespérale depuis le toit de cet imposant et étonnant musée (Rhône à gauche, Saône à droite) :

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Bon après midi !