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Le temple Gotoku-ji et le Maneki-Neko

Aujourd’hui je vous emmène visiter un temple bien caché au fin fond de Tokyo, dans un arrondissement éloigné plutôt obscur appelé Setagaya.
Déjà il faut trouver le train parmi mille, de qui nous conduit de la gare de Shibuya ou Shinjuku (ma mémoire est défaillante) à celle de Gotokuji (45 minutes si je me souviens bien) puis rejoindre le temple au travers de petites ruelles sans nom (eh oui au Japon, il n’y a pas de noms de rues, je vous en reparlerai) !

Petites rues extrêmement calmes et presque désertes (ce qui était très reposant, car nous avons côtoyé la moitié de la population mondiale à Tokyo, mais ça, je vous en reparlerai un jour..).

Heureusement le GPS fonctionne bien, et de toute façon, notre fils M.  a un sens de l’orientation surdimensionné (oui nous l’avons entrainé avec nous, M. a fait quelques années d’étude de japonais, et cela nous a bien servi, mais de cela j’en reparlerai aussi..)

Enfin nous arrivons devant l’entrée du temple.

La grosse cloche, impressionnante :

Le lion (porte bonheur?) :

La pagode, si vous cherchez bien vous trouverez un petit chat :

Oui ! il est là !

Un moine m’a demandé de le chercher et était très content lorsque je l’ai trouvé (je pense que c’était une petite blague de sa part !).

Ce temple boudhiste, le Gotoku-ji, fut fondé il y a des siècles, suite à un don d’un riche seigneur. Ce dernier, égaré lors d’une tempête, abrité sous un vieux pin, aperçut le chat d’un vieux moine, qui faisait sa toilette devant une masure près du pin. Le seigneur crut que le chat l’invitait à se réfugier dans la vieille masure et ce geste lui sauva la vie, car le pin fut frappé par la foudre. En reconnaissance, le seigneur donna donc une partie de sa fortune pour fonder un temple.

Comme dans tous les temples, les tablettes porte-bonheur :

En voici deux (remplies par le demandeur de grâce) :

Beautés des lieux :

Le temple principal :

Ce temple est intéressant puisqu’il est à l’origine du bien connu Maneki-Neko le chat qui souhaite la bienvenue avec sa patte en l’air et que l’on rencontre un peu partout au Japon.

L’endroit le plus étrange est sur le côté du temple principal, où sur quelques présentoirs sont entassés les Maneki-Neko achetés par ceux qui rêvent de faire fortune rapidement 😛 . En effet, ce chat à la patte levée est sensé porter bonne chance ! Et vu le nombre fabuleux de statuettes, les Japonais doivent croire en ce petit chat !

 

 

A la boutique du temple, en effet, on peut acheter ces petits chats en porcelaine et nous avons fait le choix d’en ramener un en France plutôt que de le laisser verdir sous les embruns du Japon ..on ne sait jamais, il pourrait nous porter chance 😀 ?

Une de particularités des temples :

Le temple est constitué de plusieurs bâtiments et du cimetière du clan Ii que voici :

Une étrange incursion dans un étrange mais magnifique lieu.
Bon dimanche à tous 🙂 

et merci à J&J pour nous avoir conseillé cette visite !

Ginkaku-Ji ou le Pavillon d’Argent

Aujourd’hui, je vous emmène visiter un de mes temples préférés à Kyoto, non pas seulement parce que le jardin est magnifique, mais aussi parce que il n’y avait pas ce jour là ni  surabondance de touristes, ni hordes de collégiens excités qui vous cassent les pieds (et vous empêchent surtout d’apprécier l’ambiance zen).
(Je vous parlerai de mes coups de coeur et de mes agacements, voire de mon exaspération, un autre jour.)

Kyoto est une ville de moyenne importance au Japon, environ 1,5 millions d’habitants. Elle est la capitale de la préfecture de Kyoto, dans le Kansai, région centrale du Japon.

Kyoto possède à elle seule 20% des Trésors Nationaux, ainsi que 20 sites classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

On y trouve environ 1 600 temples bouddhistes, et 400 sanctuaires shinto, ainsi que 200 jardins classés.

Vous n’imaginez pas, j’en suis sûre, que nous avons visité tous les temples et les jardins .. un petit nombre, oui, mais au bout d’un certain moment une certaine lassitude s’installe, même si ce que l’on visite est admirable.

 

 

Ce Pavillon fut érigé en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa, petit fils du shogun qui fit construire le Pavillon d’Or.

Son nom sert seulement à distinguer ce Pavillon de celui plus prestigieux qu’est le Pavillon d’Or (en photo sur ce billet) (alors qu’il n’a jamais été recouvert d’argent) ..

Dans le jardin zen, on remarque un cône de sable blanc sur le parterre finement ratissé, le kogetsudai, sensé refléter le clair de lune en faisant ressortir la beauté du jardin la nuit.

Un phénix surplombe le toit :

Cette villa, au pied des montagnes de l’est, (Kyoto est entourée de montagnes), fut transformée en temple bouddhiste à sa mort.

Un car de touristes est arrivé, suivi par des collégiens !

Tous ne font pas le tour du jardin, il faut monter sur la colline, et les jeunes préfèrent courir dans les allées ..

Ils photographient le bas du jardin et hop repartent aussi vite qu’ils sont venus, je trouve ce genre de voyage balourd !!

Une jolie fontaine :

La maison de thé (Ashikaga Yoshimasa aurait été à l’instigateur de la Cérémonie du Thé, extrêmement importante au Japon, et de la philosophie zen teintée wabi-sabi. Dommage, dans ce temple, on ne visite pas la Maison du thé) :

Des sentiers parcourent le jardin, conçu par le paysagiste Soami.

Ce jardin, comme tant d’autres est sans herbes, ce sont les mousses qui magnifient le décor.

Il aurait été inspiré par le jardin des Mousses, un très célèbre jardin que nous n’avons pas visité (il faut réserver des semaines à l’avance, et bien sûr j’ai oublié..)

Les bambous géants, très présents à Kyoto :

Un jardinier méticuleux :

Les couleurs s’invitent déjà en octobre, pour mon grand plaisir :

Vues du pavillon et de Kyoto :

 

Ginkaku-Ji est un temple associé à un jardin très agréable à parcourir.

Comme pour tous les temples que nous avons visités, l’entrée est payante, mais au Japon, pour moins de 4 euros par personne, on peut être transporté facilement dans un monde zen plein de poésie et de douceur.

Voilà !

Passez un beau dimanche, à bientôt 🙂