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Petits vases tournés

J’ai tourné ces petits vases sans prétention chez mon amie céramiste Cécilon, en automne (Cécile est une vraie artiste, je trouve qu’elle a beaucoup de talent).
Je ne suis absolument pas spécialiste en tour, mais j’aime tourner et surtout voir la terre monter, monter, euh non, pas monter si haut que ça finalement, Cat, 😀 c’est plutôt compliqué quand on commence !

Je ne compte plus les bols et autres joyeusetés qui dégringolent sur le tour en tas infâme, ha ha ! mais je m’amuse, et c’est bien là l’essentiel, non ?

Ces vases ne se ressemblent pas tant que ça, mais j’ai vraiment essayé  🙂 :

Des petits vases pour mini-fleurs 😆 :

Je pratique la poterie depuis 10 ans maintenant, mais j’ai fait essentiellement du modelage et de la sculpture  (vous pouvez aller voir les pièces que j’ai fabriquées en cliquant sur l’onglet Côté poterie en haut de la page. Toutes mes réalisations n’y sont pas, heureusement, car toutes ne sont pas présentables 😆 !)

Alors soyez indulgents pour ces petits vases, je commence à peine à pratiquer le tournage 😛 

D’autres pièces suivront, si vous êtes d’accord 😉

J’ai pris ces photos pendant une gracieuse apparition d’un soleil laiteux, hier après midi, entre deux coups de vent ! les émaux brillent alors qu’ils sont mats.

Bonne journée à tous!

 

 

Encore des vases !

En automne, l’an dernier, j’ai fait un stage de modelage chez Richard, mon potier.

Le thème imposé était de travailler le grès en plaques, et d’utiliser de la barbotine.

La barbotine est un grès plus ou moins liquide qui sert en général  à bien « coller » 2 parties de poterie ensemble.

J’ai donc réalisé deux vases en plaques, très différents l’un de l’autre.

Le premier doit être accroché sur un mur, et il peut contenir des fleurs séchées ou fraiches :

Une vue de côté :

J’ai travaillé plusieurs plaques de différentes dimensions, et j’ai joint les 4 pièces bancales du dessus du vase à l’aide de la barbotine.

Pari réussi, j’ai utilisé plaques et barbotine 😉 !

Après le biscuit, j’ai émaillé la pièce, vous pouvez voir ci-dessous la différence avant/après. C’est édifiant !

Le vase a cuit à 1280°C et les émaux et les oxydes posés sur le vase ont bien changé !

Le second vase est plus classique, d’un côté :

puis d el’autre :

Détails :

Sur une plaque, j’ai dessiné grosso modo un poisson, et j’ai appliqué à l’aide de la barbotine, des petites pièces en suivant le tracé.

Je n’ai bien sûr pas oublié de fixer un fond 😉  :

L’éponge magique m’a permis d’unifier la surface du vase.

J’ai écrasé la barbotine :

Par la suite, après le biscuit, j’ai émaillé en blanc le vase et passé un oxyde sur la barbotine.
Mission accomplie une seconde fois!

Je vous ai déjà présenté différents vases sur le blog, vous pouvez suivre les liens suivants pour les revoir : ici, encore ici, ou , et , ou encore et . Et bien sur les vases inspirés de Shozo ici.

Je m’aperçois que je n’ai pas posté tous mes vases. Une prochaine fois ?

Le temps est très mauvais aussi ici, même détestable, en octobre il a plu plus de 210 mm d’eau, ce qui est énooorme ! en comparaison, en octobre 2018, la pluviométrie avait été de 30 mm…

Passez un très bonne soirée et un bon week end de repos.

 

Série de vases (très) rustiques en raku

Il y a un grand moment que j’ai fabriqué ces vases (certains il y a 2 ans) :

Pas très compliqués à mettre en oeuvre  😉 et même très amusant !

J’ai fait un gros boudin de terre, puis, avec le manche en bois d’un balai, j’ai creusé l’intérieur avec précaution.

Ensuite, j’ai coupé en biais les côtés de manière aléatoire.

Ces vases à pans coupés semblent originaux, mais l’idée est copiée chez un maitre potier japonais très connu ( Shozo michikawa).

Bien sûr, les poteries de Shozo sont des merveilles. Rien à voir avec les miennes ! 🙂

Après une première cuisson (le biscuit), j’ai émaillé les vases avec des couleurs vives, et ils sont passés au raku (cliquez ici).

Ces vases en raku ne peuvent contenir d’eau, parce qu’ils sont poreux, donc pas de bouquets de fleurs fraiches, mais on peut les rendre imperméables ensuite.

J’ai quelques sculptures  à vous montrer, dont je suis plutôt fière, et ça, je ne l’avoue pas très souvent 😉

Et aussi d’autres vases, mais aussi peu classiques que ceux-ci, et je me suis bien amusée à les modeler.

Et depuis quelques mois, je tourne chez mon amie Cécile, et je prends énormément de plaisir à tourner, bols, vases, mugs, etc.. C’est vraiment différent de la sculpture et c’est une nouvelle aventure !

Bonne fin de semaine à tous et à bientôt!

 

Mon petit temple japonisant (et petites courges)

Créé pour se poser près de notre nouvelle mare (je vous en parlerai bientôt 😉 ), je l’ai fabriqué en décembre dernier.
Ce petit temple a été biscuité puis cuit sans émaillage. Il est donc complètement brut, et lentement, les mousses vont le coloniser (ambiance humide des bords de mare). Il aura ainsi une allure beaucoup plus naturelle.

Et, comme d’habitude, les petits « secrets » de la réalisation.

Certaines parties ont été fabriquées selon la méthode de la boulette dans le carton (voir cet article, voir plus de précisions).

Là, avec un gabarit, je dessine le simili coeur du premier « étage » du temple.

Un étage tout simple :

Il lui manque le toit, et il attend sagement de bien sécher :

Le toit, assez long à mettre en oeuvre :

Vous savez tout sur mon petit temple 😉 .

Pour conclure, deux petites courges, réalisées d’une toute autre façon.
Il y a 3 ans, chez mon amie Cécile, de l’atelier Cécilon, j’avais fait un stage de fabrication de moules en plâtre pour céramique, dont je ne vous ai jamais parlé.
A l’époque, j’avais apporté à l’atelier une petite courge du jardin, dont nous avions réalisé un moule en plâtre. Ensuite, j’ai coulé de la porcelaine liquide à l’intérieur du moule et voilà :

Et ce printemps, j’ai enfin émaillé ces deux petites courges, et le résultat me ravit !

J’ai posé un engobe (mélange jaune/orange) sur biscuit, puis il a été cuit.

On dirait presque une vraie courge! et, petit truc en plus, j’ai posé une vraie queue (séchée) de courge, ce qui lui donne un air encore plus naturel 😉

Et merci ♥ ♥ ♥ à toutes celles et tous/ceux qui m’ont écrit sur le billet de clap de fin, elles/ils m’ont redonné l’envie de continuer le blog 🙂

Bonne fin de journée à tous !

Mon vase bleu caraïbe en raku

Voici une pièce du dernier raku, et pour ne pas changer 🙁 , j’attendais une tout autre finition.

Oui je suis un peu déçue.

Ce vase n’est évidemment absolument pas celui que j’attendais. Il devait être bleu caraïbe (oui, un bleu exotique, un bleu à faire rêver de plages blanches sous les cocotiers 😀 ).

Que nenni! pratiquement à chaque défournement, je suis insatisfaite.

(Pas tous, heureusement, je vous montrerai bientôt une pièce dont, sans flagornerie, je suis un peu fière.)

Cette fois ci, la température du four est montée à 960°C et pour l’émail appliqué sur le vase, la température optimale est entre 980 et 1050°C. Je suppose que l’émail ne s’est pas révélé normalement.

L’intérieur, complètement bullé, est plutôt rougeâtre, cuivré.

L’extérieur est plus plaisant, mais une petite partie est boursouflée.

Et comme d’habitude, les secrets de fabrication 😉  :

Une plaque appliquée dans un moule en plâtre, m’a permis de faire le fond du vase :

J’ai monté le reste en colombins :

Le voilà poli, prêt pour la première cuisson (le biscuit) :

On l’aperçoit dans le four à raku :

Sortie du four :

On recouvre de sciure très vite le vase :.

Ensuite il y aura une longue phase de nettoyage lorsqu’il aura refroidi..

Mais soyons positif, l’orchidée lui va bien :

Bon en définitive, il me faut l’accepter comme il est, avec ses défauts mais avec son originalité. Nulle part je n’en trouverais un semblable, il est unique, fait main, et il le vaut bien!

Bonne fin de journée, et soyez prudent avec ces températures extrêmes 😮 

 

 

Ma petite maison en raku au toit orange

Hier, sous un ciel clément, et un beau soleil l’après midi, nous avons eu une chouette journée consacrée au raku.

Elle clôt la fin de l’année « poterie », et chacun apporte des mets pour le repas, qui fut comme d’habitude, délicieux … Le menu ? champagne, zakouskis, excellente salade composée, fromages et un vin divin (je ne bois pas d’alcool, mais là, j’ai accepté avec plaisir un verre de Saint Emilion de 2010, à boire avec modération). Pour terminer, un triffle que j’avais concocté! Ce fut un peu difficile de reprendre ensuite ! 😉 

Vous voyez, poterie ne rime pas avec grise mine ! 😀 

Je vous ai décrit le phénomène raku en poterie, alors si vous voulez apprendre cette technique ou la revoir, suivez ce lien .

Et si vous désirez revoir tous mes billets sur le raku, ou les pièces émaillées de cette façon, :-P  entrez raku en recherche (en haut et à droite).
Hier, mes deux copines de poterie et moi avons émaillé quelques pièces fabriquées pour le raku. Le résultat de la journée :

Voici ma petite maison au toit orange (en fait il devait être rouge, mais la température du four n’a pas atteint les 980°C qu’il fallait pour que l’émail rougisse).
Mais cette couleur me plait bien plus.

De dos, on constate de belles craquelures sur l’émail blanc :

Détails du toit :

Et la voilà, complétant mon petit hameau sur la terrasse 🙂 :

Comme d’habitude, j’ai travaillé la terre à la boulette, et les 4 parties du toit à la plaque. Vous pouvez voir cette technique dans ce billet.

J’ai émaillé la pièce, et ensuite, elle a cuit jusqu’à 960°C dans ce four à raku (elle est au fond) :

Avec précaution, Richard la dépose dans la sciure pour l’enfumage :

Pour éviter qu’elle ne se fende, la petite maison a refroidi un peu par terre, en attendant de la plonger dans l’eau pour que les craquelures apparaissent :

Et après un bon nettoyage pour enlever les résidus de carbone, elle a rejoint le hameau.

Voilà!

Bonne journée à tous 🙂 

 

 

Ma petite guitare

Ou plutôt devrais je écrire la petite guitare du chéri, car je viens de lui offrir!

Vous ne le savez sans doute pas, mais mon chéri joue de la guitare depuis son plus jeune âge, et il a une passion pour ces dernières .. il en possède plusieurs, qui ont chacune leur charme, et d’autres instruments à cordes pincées, banjos, violon, ou autre dont je ne me rappelle plus le nom ! (je n’ai aucune culture musicale)

Quelques morceaux choisis, ici, la caisse de résonance :

(Je ne devrais pas écrire cela, mais encore une fois, je suis mécontente de l’émaillage, le coffre aurait du être d’une belle couleur uniforme …)

Cette petite guitare que j’ai réalisée à l’atelier de Richard au printemps est l’exacte copie de celle-ci, à l’échelle un demi. C’est une Taylor :

(photo prise le 29 mai dernier, il n’y a pas autant de roses en ce moment, mais il en reste pas mal!) (ceci est une autre histoire).

Comme d’habitude, voici un résumé de la fabrication :

J’ai d’abord découpé dans un carton la forme de la guitare (échelle 1/2), puis j’ai fabriqué le fond, et collé les côtés appelés éclisses :

J’ai renforcé la partie inférieure, en n’oubliant pas de faire un trou entre les 2 parties, sinon l’air contenu dans cette « poche » risquait de faire exploser la pièce à la cuisson :

J’ai enduit largement de barbotine (colle à base de terre déjà cuite) l’autre morceau de la guitare appelée table d’harmonie. J’ai joint les 2 parties :

Voilà la caisse de résonance vue de dessus (avec une belle rosette) :

et de profil (vous remarquerez qu’il y a énormément de travail de nettoyage et de lissage à faire) :

J’ai ajouté le manche, je sculpterai plus tard des petits traits symbolisant les frettes métalliques ou barrettes. J’ai installé aussi le chevalet (où s’accrochent les cordes) et dessiné la rosace (partie autour de la rosette) :

Rosette, rosace et barette :

Voici des frettes (photo de wikipédia) :

Ici, j’ai attaché solidement le manche sur le corps de la guitare :

Lorsqu’elle est couchée, une guitare repose sur la tête (qui fait un angle avec le manche) et le corps. J’avais réussi à imprimer cet angle mais lors de la seconde cuisson (celle avec les émaux), la tête s’est redressée et le manche gondolé !

Mortecouille comme dirait une Canadienne de ma connaissance 😛 

Dommage!

Je vous souhaite une belle journée !

 

Ma petite cruche (très) rustique

Voici une petite cruche, d’environ 20 cm de diamètre, que j’ai fabriquée au printemps à l’atelier de Richard, et qui vient enfin d’être émaillée.
Je l’annonce de suite, elle ne ressemble pas à celle dont je rêvais …

Je la voulais bleue intense, lisse et très mate… pas d’un émail aussi rocailleux et simili brillant que celui ci (et en plus il y a plein de bulles 👿 ).

Il faut vraiment que j’accepte les accidents d’émaillage 😥 .

Mes collègues à la poterie la trouvent belle, mais les goûts et les couleurs …..

Elle ne me plait donc qu’à moitié 😕 

Détail du goulot :

et de l’anse :

Première étape, j’ai fait deux « bols » de même diamètre que j’ai assemblés à l’aide de barbotine :

Puis j’ai réalisé le goulot et l’anse, et je les ai raccordés à la boule :

Je grattouille, je mouille, je barbotine pour que le morceau de terre (l’anse) accroche bien :

Je lisse, je lisse, cette petite cruche (j’aurais pu aisément me passer de cette tâche, quand je vois le résultat au sortir du four) :

Et voilà la cruche terminée, en attente d’émaillage :

Je vous rappelle une autre pièce dans le même genre rustique, que j’ai réalisée en 2013, vous pouvez la voir ICI.

Je vous souhaite un très bon dimanche 😀 

 

 

Petite maison n°5

Je m’aperçois que cela fait un sacré bout de temps que je n’ai pas posté de billets sur les poteries que j’ai faites cette année..

Les pièces viennent juste d’être émaillées et cuites ces derniers jours.

Cette petite maison (que j’appelle affectueusement ma chapelle :-P) a été fabriquée en avril dernier.

Je l’ai mise à côté de mes autres maisons que vous pouvez retrouver sur ces billets : ici, ici, et encore là.

Ce petit hameau me plait bien, il ressemble à un petit village de nos campagnes :-P.

Détail du toit. J’ai mis exactement le même émail partout, mais le résultat est tout à fait inégal, magie (ou pas 😥 ) de la cuisson ! de plus il y a de gros bubons très inélégants …

Mon potier nous a avoué qu’il y a eu un problème pendant la montée en température du four, et elle a dépassée les 1 360°C qu’il attendait, ceci explique certainement le résultat un peu disgracieux.

Comme quoi quelques degrés de plus ou de moins fait toute la différence, et un bon four est tout à fait fondamental !

La fabrication par étapes.

Comme pour les autres maisons, je monte les murs à l’intérieur d’une boite en cartons avec de grosses boules de terre.

J’accole deux cubes :

Je fais des essais en carton pour figurer le toit :

J’ai réalisé le toit en plaques.

Voilà la maison est terminée, prête pour la première cuisson.
J’ai ensuite émaillée et la deuxième cuisson m’a rendue une pièce plus ou moins à mon goût.

Bonne journée à tous,

Désolée, j’étais bien occupée, et je répondrai bien vite à tous vos gentils commentaires sur le Giinkaku-Ji ..

 

Journée raku

Ce mardi, journée raku à l’atelier de Richard.

Une bande 😀 de 4 nénettes dingues de poterie, et une seule cuisson raku dans l’année.

Nous avions donc fabriqué quelques pièces pour le raku. C’est une journée particulière, surtout quand il fait beau, comme mardi, que nous passons devant le four à papoter et surtout à bien manger (repas concocté par les autres potières bonnes cuisinières). Nous attendons cette journée comme une récompense pour tous les travaux de l’année, même si les résultats ne sont pas toujours ensuite à la hauteur des espérances (ah, cher raku, tu n’en fais qu’à ta tête..).

J’ai décrit le mode opératoire du raku dans ce billet, alors s’il vous plait de le connaitre, cliquez !

et si voulez voir mes autres réalisations en raku, il suffit d’entrer raku dans la case recherche, tout en haut à droite du blog (Ou de cliquer sur ce bouton bleu)

Le four rempli (on peut voir en avant plan mes 2 vide-poches et mon petit lapin) :

En cours de cuisson (la température doit atteindre 945°C) :

Porte ouverte, la terre est en fusion :

Mon petit vase jaune et cuivre (plongé dans la sciure, il brûle, recouvert de sciure, le choc thermique  se produit) :

Pour le fun, un champignon au chapeau jaune (la terre est rouge à la sortie du four) :

Sorti de la sciure, il doit refroidir encore un peu, il est donc plongé dans de l’eau froide :

Le voici après un bon nettoyage :

Détail des craquelures :

Le vase bleu a deux faces, l’une plongée dans la sciure, devient cuivrée (du fait de l’oxydation de l’émail), l’autre, restée sans couverture, est devenue bleue, mais quasi sans craquelures :

Les craquelures sont tout à fait aléatoires :

Un pêle-mêle de nos pièces :

Encore une petite démo, un bol plongé dans la sciure, qui prend feu, on le recouvre très vite de sciure pour enclencher le processus :

Nos meilleures pièces ne passent pas au raku; en effet, les différences de températures sont trop importantes et elles risquent de fragiliser, voire de casser la pièce (c’est arrivé à chaque cuisson raku).

Donc les pièces que je vous présente sont des poteries simples, sans fioritures, très « solides », sans enjolivements.

Rien de transcendant, mais j’aime la cuisson au raku pour son air de fête autour du four 😛 

Bonne journée à vous, encore une fois sous une température excessive ..

Côté poterie, mon petit pâtisson

L’automne dernier, j’ai continué à fabriquer des courges, dont je vous ai déjà montré un exemplaire ici.

J’ai déjà en magasin une autre courge, que j’ai réalisée il y a déjà quelques années, et que vous avez pu voir .

Pour cette poterie, j’ai copié un de mes pâtissons de l’été dernier. Je lui ai collé un bout de queue nature :

Détails :

Les étapes de la réalisation :

Terminé, il sèche avant le biscuit :

L’original et la copie, bon, j’ai essayé de faire de mon mieux 😛 

Voici mes trois courges :

Bonne journée à vous 🙂 

 

 

Mon greenman

Merci à mes sympathiques lectrices d’avoir joué hier soir à cette énigme complètement frivole ! 🙂 🙂 

Il s’agit tout simplement d’un greenman, autrement dit un homme vert ! Le voici encore masqué :

Et ici démasqué :

 

Mon chéri l’a installé sur l’acacia faux robinier, juste à côté de la mare et de notre petite terrasse. Au pied de l’arbre pousse le rosier Paul Himalayan Musk, installé l’an dernier, dont une tige frôle le greenman :

Il nous surveille et nous protège :

Dans la tradition des différentes cultures autour du monde, le greenman est une sculpture, ou une représentation d’un visage entouré de feuilles. Le greenman présente de nombreuses variantes de formes, principalement une tête d’homme regardant entre les feuilles.. Il est un symbole de la renaissance du printemps. Il serait le protecteur du jardin.

Parfois de la végétation pousse hors de la bouche.

On trouve aussi des animaux, chats et lions, ou des démons.

Tout ceci n’est qu’un succinct résumé, vous pouvez en cherchant sur le net retrouver de nombreux liens sur les greenmen.

J’ai sculpté le mien l’an dernier, dans l’atelier de Richard.

 Au soleil, il ferme les yeux, et nous gratifie d’un sourire énigmatique :

De 3/4 :

De côté, vous remarquerez son long nez cabossé à la « Cyrano de Bergerac » :

Voici quelques clichés de la mise en forme 🙂.

J’ai d’abord sculpté le visage directement sur une boule de terre :

J’ai ensuite enlevé le surplus de terre à l’intérieur, en ne laissant qu’environ deux cm d’épaisseur :

Puis j’ai réalisé les feuilles (ici d’érables) :

Mon greenman terminé, en attente du biscuit :

Bien sûr, le greenman devait avoir des feuilles vert clair et des nervures noires, et le visage couleur chair, et comme d’habitude, la cuisson n’a pas suivi mes désirs, l’émail vert a coulé sur le visage et l’oxyde s’est étalé .. tant pis ! La cuisson est toujours imprévisible.

Magali du joli blog  « Sable émouvant », m’a fait remarquer que le greenman doit être accroché à l’arbre dont il porte les feuilles en collier. Ici je n’ai pas suivi ce protocole, il ne me reste plus qu’à en sculpter un autre !

Un dernier clin d’oeil ce soir en quittant le jardin hier soir :

Bonne journée à tous !

Mystère et boule de gomme

Une petite devinette, pour agrémenter votre matinée : qui se cache derrière ce masque de tigre blanc ?

Le dévoilement demain (comme disent nos amis Québécois) 🙂  🙂  😉 

Bonne journée à tous !

Petite maison n°4

Une nouvelle maison pour mon hameau.

Fabriquée selon les mêmes techniques que les 3 autres, que vous pouvez retrouver ici, ou encore dans ce billet.

La voici, à gauche, avec les deux autres petites maisons :

Les chats en sautant par dessus la grande maison l’ont fait tomber et crac, qu’arriva t’il? le toit s’est cassé 👿 ! (il faut que j’en réalise un autre)

Etapes de la fabrication, une partie du toit est posée :

La voici prête pour le pré-séchage :

Après le biscuit (première cuisson), émaillée :

Détails du toit après la deuxième cuisson :

Et voilà !

Bon début de semaine !

 

 

Mon petit cochon « british saddleback pig »

Je suis heureuse de vous annoncer la naissance de mon petit « british saddleback pig », 34 cm  et 3,5 kg de bonne terre ! 🙂  🙂  🙂

Et oui rien de bon à manger dans ce cochon là, il n’existe que pour le plaisir des yeux !

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Il est affalé sur son arrière train :

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et il regarde de côté :

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Détail de son gros derrière :

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et de sa queue :

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J’ai modelé ce cochon bien paisible cet automne chez Richard, qui m’a aidée de ses conseils avisés.

Je me suis inspirée d’un cochon admiré dans une vitrine d’artisanat en Angleterre, lors de nos dernières vacances.

Ce cochon particulièrement graphique est un « british saddleback pig », une variété créée il y a environ 50 ans au Royaume-Uni à partir de 2 variétés anciennes, le Wessex pig et le Essex, qui ont presque disparu.

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On reconnaît le Saddleback Britannique par sa robe noire barrée d’une bande blanche sur le dos, les épaules et ses pattes antérieures. Le Saddleback a les oreilles tombantes vers l’avant. Ces cochons sont très souvent élevés de façon artisanale, au contraire des grandes fermes industrielles. Ce sont des bêtes majestueuses.

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(photo internet)

Enfin, je ne vais pas plaire  😉 aux végétariens, mais parait-il, la viande du Saddleback  est savoureuse. Le gras très présent fait toute la différence pour le goût de la viande au cours de la cuisson.  

Un jeune :

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(photo internet)

Mignon, non ?

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(photo internet)

Et comme d’habitude, je déroule les différentes phases du façonnage :

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Je forme le museau et les oreilles :

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Le voici presque terminé avec sa petite bouille bien sympa, mais, erreur, il ressemble trop à un cochon commun,

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donc je sculpte un nouveau museau et des oreilles tombantes, comme un vrai saddleback:

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En attente de la première cuisson :

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Après le biscuit (il y a quelques fissures, mais sans trop de dégâts, je m’attendais à pire), je l’émaille en blanc, et en temoku  (qui n’est pas encore ici appliqué sur la partie arrière) :17

Je passe un mélange de 3 oxydes, fer, manganèse et cuivre sur le temoku, et mon cochon attend la deuxième cuisson (euh, pas de bonnes odeurs de cochon grillé 🙂 ):18

Il est posé sur des plots qui éviteront le « coulage » de l’émail et le collage sur la plaque du four :

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Après avoir perdu 5 cm au cours de la cuisson (retrait de la terre en séchant), enfin, le voilà.

Il semble un peu brillant, mais il est plutôt mat, c’est la luminosité ambiante qui est trompeuse :

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J’aime depuis toujours les cochons (souvent mal aimés) en liberté dans leur bauge ou dans les prés, et me suis bien amusée à modeler celui ci.

Et vous, qu’en pensez vous?

(Je me suis inspirée d’une céramique vue en Angleterre cet été.)

Bonne journée à tous !

Flâneries éphémères, part 15

Ces derniers jours :

c’est le temps des champignons (voir ce billet) :

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J’ai ajouté 2 petits champignons à mon bolet (voir ce billet) sur le bord de la mare (en prime, Moïcha) :

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Une vue automnale depuis la mare à l’entrée du sous bois :

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« Félicia », à droite « Vanille Fraise en habits ocres, et à son pied, un petit fusain tout rouge (il a déjà perdu ses feuilles sur cette photo) :

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Une fleur d’un chrysanthème « Empereur » de Camille s’affale sur le fusain :

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Vue de l’autre côté du massif, avec « Cornélia » :

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Une anomalie dans cet automne, le rhododendron fleurit avec grâce :

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Une autre bizarrerie, l’azalée « Arabesk » fleurit pour la première fois cette année :

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La superbe fleur de « Empereur » sur fond de son feuillage rouge :

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Les fleurs roses de l’aster « Pretty Lady Julia », à gauche le feuillage du magnolia stelatta :

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« Jolie Demoiselle » :

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Les cynorhodons rouges de « Social butterfly » devant la sauge :

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Le cotinus « Grace » devant les magnifiques chênes du jardin de nos voisins :

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La haie du chemin qui va vers l’entrée du jardin :

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Viorne boules de neige :

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Les fleurs dressées de la véronique devant les feuilles marcescentes du petit hêtre :

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Le liquidambar est devenu tout rouge brusquement cette année, au contraire des automnes précédents, où il revêtait de belles couleurs oranges :

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Un des asters de Camille :

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Pyrancantha :

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Les couleurs dorées de notre petit bois :

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Le voici juste dans un rayon de soleil :

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La grande et belle fleur du dahlia « Crème de café », petit bout de tubercule donné par ma maman et qui fleurit enfin :

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Vue depuis la terrasse :

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Les dernières châtaignes du jardin :

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enfin, la mer vue depuis le bout du jardin, le loch est tout sec :

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Bonne fin de journée à vous tous !

 

Ma courge d’Halloween

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Ce soir des bataillons d’enfants déguisés envahiront le village en criant trick or treat (des bonbons ou un sort) !

En attendant de leur distribuer les friandises (à propos l’an dernier je leur ai proposé en plus des pommes du jardin, il n’y en a qu’un qui a bien voulu la mettre dans son sac …)

voici une courge moins vraie que nature, que j’ai réalisée en plaques chez Richard (avec son aide, je l’avoue, la méthode est assez complexe) :

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Un émail « courge plus que mûre » :

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Préférez vous la petite queue naturelle ou en grès ?

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Pour rappel, voici la courge que j’avais montée en colombins en 2011, et dont je suis (assez) fière (voir ce billet) :

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Bon après midi au soleil

et pour ce soir, préparez les bonbons !

Ha Ha !!!!!!!!

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Chaton

Ma première sculpture, ce petit chaton, et soyez indulgent, la technique n’est pas académique .. d’ailleurs j’ai toujours deux mains gauches pour ce genre !

Je l’ai fabriqué en 2013, et il a dormi, depuis, à peine biscuité, sur une étagère.

Ce printemps, je l’ai émaillé tout noir (je ne sais plus si c’était un oxyde de fer ou de cobalt, Richard va me disputer, lui qui demande que l’on note tous nos émaillages..) et le voici enfin tel que je l’imaginais, petit frère de ma Noé, la chatte la plus douce que nous ayons jamais eu !

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Noé :

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Et comme d’habitude, les différentes étapes :

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Sans queue : 😉 

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Avec queue : 🙂 

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J’évide l’intérieur avec précaution, pour éviter de transpercer le corps, je laisse environ 1 à 2 cm de terre :

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Et le voici qui attend tranquillement la première cuisson (le biscuit) sur l’étagère de l’atelier :

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Une dernière de notre si sage Noé :

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Bon après midi à tous, au soleil et au jardin si vous avez la chance d’y être!

 

 

Petite dame

Il y a deux jours, sous un ciel gris, et avec une pluie presque continue, a eu lieu le dernier cours de l’année en poterie, la traditionnelle journée de cuisson au raku, en compagnie de mes amies potières.

(Heureusement pour nos jardins, la pluie, absente depuis un long moment, leur a redonné vie ! Les plantes ont reverdi, les légumes au potager poussent à vue d’oeil, seules les roses ne lui disent pas merci .. elles se sont avachies sous le poids de l’eau, mais même si certaines ont perdu leurs belles couleurs, elles vont redoubler de vigueur dorénavant)

Je n’avais que deux pièces à mettre au raku cette année, et pour l’une, je me suis bien amusée, vous allez le voir !

J’ai bien décrit le processus du raku dans ce billet, vous êtes donc à même de tout comprendre !

 La partie supérieure du four artisanal de Richard est retiré :

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On découvre les pièces cuites à presque 1000° C :

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Mon amie potière G. et Richard soulèvent doucement le corps du four :

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Les pièces sont déposées dans la sciure et recouvertes, pour enclencher le phénomène des craquelures :

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Après un bon décrassage au scotch-brite et à l’huile de coude (pour débarrasser la pièce de la sciure brûlée, du noir de fumée et autres saletés), voici ma petite dame, qui sera montée sur socle (je le ferai en béton noir, je le montrerai plus tard) :

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Détails des craquelures et du petit chignon :

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(je me suis inspirée pour cette petite dame d’un modèle en bois que j’ai trouvé sur internet)

et une boite en terre, recouverte d’un émail jaune pétant, que j’aime beaucoup (second degré), mais c’était vraiment pour le fun !

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Détails du couvercle et des craquelures :

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Et comme d’habitude, la confection du pot :

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J’ai oublié de faire des photos de la fabrication du toit de la boite et du couvercle, mais voici la boite terminée, prête pour le biscuit :

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Et, clin d’oeil humoristique, cette boite jaune a trouvé sa place au milieu du népéta « Grog » et du géranium « Kashmir blue » et près du dahlia « Princess » :

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Bon après midi à vous !

PS : ici il fait 26°C à l’ombre, je meurs de chaud ! et chez vous ?

Vide-poches

Deux vide-poches réalisés l’an dernier à l’atelier de Richard :

A B

Des détails :

C

Le deuxième :

D

Un détail :

F

Il accueille une jolie petite souris que j’ai commandée il y a déjà quelque temps chez la Grise Souris :

G

Aucune difficulté à les fabriquer, et je me suis bien amusée à les émailler avant la deuxième cuisson.

Par contre la chaleur (presque 1300°C) a un peu accentué les courbures qui ne sont plus exactement d’aplomb, pas grave !

Bonne journée à tous