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Hiroshima, « Cité de la Paix » résiliente et résistante

En octobre 2017, lors de notre voyage au Japon, nous avons visité Hiroshima, cette ville incroyable, martyr mais si moderne et si vivante maintenant.

Aujourd’hui est le 74ème anniversaire de l’anéantissement de Hiroshima par la bombe atomique à l’uranium, lâchée sur cette ville martyr à exactement 8H15 par un bombardier américain.

Il ne reste que quelques endroits en ville où l’on trouve des vestiges du cataclysme du 6 août 1945.

Je ne vous présenterai de cette ville que le parc du Mémorial de la Paix.

Voici l’ancienne Chambre du Commerce de la ville, seul bâtiment qui soit resté debout :

Pourquoi cette bombe a t’elle été larguée, alors que le Japon était déjà sur la voie de l’anéantissement?

Le Japon, privé de ressources en vivres et bombardé continuellement par les Américains (ils ont rasé des dizaines de villes dans les mois/semaines précédents), était déjà moribond.

Même les briques sont restées à terre :

Les Américains voulaient témoigner de la force et de la puissance de leur pays, et le largage de la bombe était selon eux un mal nécessaire.

Les Japonais avaient demandé par voie diplomatique la négociation de la capitulation de leur pays à l’URSS (qui n’était pas en guerre contre eux). Cela ne leur a pas été accordé.

La stèle :

Hiroshima a été choisie à la place de Kyoto (et son trésor culturel) parce qu’un ministre ayant passé sa lune de miel à Kyoto voulait la préserver. 🙁

Hiroshima était pourtant aussi une magnifique ville de traditions …

Dans le musée de la Paix, un modèle réduit de la Chambre du Commerce avant la bombe :

Avant la bombe :

Après : 🙁

Quelques dizaines de mètres plus loin, le monument de la Paix des enfants, rend hommage à une petite fille de 12 ans, décédée en 1955 d’une leucémie à Hiroshima. Elle vivait à Hiroshima et avait 2 ans lors de l’explosion de la bombe.

Sadako Sasaki avait avant sa mort confectionné en origami presqu’un millier de grues, parce que parait il, plier 1000 grues permet d’exaucer un voeu (celui de guérir pour la fillette). Hélas son voeu ne fut pas exaucé, et depuis, tous les enfants du monde plient des grues et les envoient à Hiroshima :

La voici à gauche :

Des milliers de grues en origami :

Tous les rapports ont montré que les militaires et le gouvernement japonais savaient qu’une bombe atomique allait être lâchée sur Hiroshima, mais personne n’a prévenu la population.

Plus loin, la Flamme de la Paix, qui ne s’éteindra que lorsqu’il n’y aura plus de risque de guerre nucléaire dans le monde :

Le cénotaphe, monument mortuaire élevé à la mémoire de tous les morts (au fond, le Musée de la Paix) :

Le lundi 6 août 1945, la bombe a été larguée sur Hiroshima, et elle explosa à environ 600 mètres de haut, à quelques 300 mètres du pont en Y prévu à l’origine.

On aperçoit le dôme de la Chambre de Commerce et la Flamme de la Paix à travers le cénotaphe :

La bombe tua de fait 80000 personnes en un éclair, et le champignon atomique se forma très rapidement (17 km de haut). Ce nuage recouvrit la ville entièrement. 10 KM² de la ville furent pulvérisés en un instant. Les incendies se déclarèrent partout.

Une pluie noire, radioactive, tomba sur la ville, venant du nuage. Elle contaminera tous ceux qui la boiront, les puits, la rivière, les sols, etc..

Dans la parc, se trouve aussi le Musée de la Paix, où l’on trouve nombre d’objets souvenirs de cette journée du 6 août 1945. On peut également y suivre de la vulgarisation scientifique au sujet du nucléaire, mais à mon avis, c’est un voeu pieux de penser qu’un jour il n’y aura plus rien de cette horreur sur terre.

La visite est très émouvante et difficile parfois à supporter.

Ici le pont en Y qui était visé à l’origine :

Ce petit garçon, agé de 3 ans et demi, faisait du vélo devant sa maison au moment fatidique. Il mourut très vite, mais son père donna 40 ans plus tard son vélo au musée.

L’ « ombre » d’une personne désintégrée au moment de l’explosion :

L’enfer pour les survivants va commencer.

La suite, vous la connaissez.

L’heure du désastre :

Une deuxième bombe au plutonium, sera lâchée sur Nagasaki, encore une fois, absolument inutilement. Elle fit 40000 morts en un instant.

Plus tard, je vous emmènerai sur une ile superbe, située juste en face d’Hiroshima :

Cette visite fut particulièrement pleine d’émotions pour moi.

Pas triste, non, mais empreinte de colère et de chagrin.

A bientôt!

Bonne soirée à tous.

Les Kew Gardens à Londres, dernière partie

Troisième volet de cette journée de dimanche de Pentecôte passée dans les Kew Gardens.
Un peu moins « spectaculaire » que les deux précédents chapitres.

 

Devant Palm House, se trouve un jardin de roses (Rose Garden sur le plan).
J’ai lu que c’était David Austin qui l’avait imaginé et planté. Si je me trompe, dites le moi.
Il est vrai que nombre de ses créations se retrouvent dans ces massifs.

Roses « Hansa » :

Roses « Lady of Shalott » :

Roses « Kew Gardens », baptisé lors du 250 ème anniversaire des jardins :

(ce beau rosier rejoindra le jardin bientôt, foi de lorraine bretonne ! 😉 )

Roses « Tuscany Superb » :

Roses « Queen of Sweden » :

Dans le parc, outre les sculptures en verre, on retrouve des statues beaucoup moins contemporaines. J’avoue que je les préfère aux décos de verre 😉 (je vous ai épargné les nombreuses photos, où elles figurent 😛 ).

En voici une, « Queen’s Beasts », il en existe dix, qui portent des écus, marquant l’ascendance de la reine Elisabeth :

Les bernaches du Canada près de l’étang bordant Palm House :

Au fond, Palm House (The Pond sur le plan) :

La fin de la journée arrivant, nous n’avons pas pu visiter cette extraordinaire serre (dit-on), Princess of Wales Conservatory (n°18). Mais je l’ai notée pour la prochaine visite !

Elle présente, en 10 secteurs, des plantes de climats différents.

Devant l’entrée, c’est plutôt un climat aride :

Une petite serre présente quelques bonsaïs, mais sans intérêt notable.

J’apprécie quand même les sujets, Trident Maple (érable) :

Japonese larch (mélèze) :

A l’extérieur, une « déco » à retenir :

Les Kew Gardens sont un centre de recherche et accueillent des étudiants, qui ont créé et entretenu  chacun un jardin potager.
J’ai trouvé qu’ils avaient de l’imagination et des doigts bien verts 😉 !

Devant les bâtiments administratifs, une statue du semeur, près de la serre Princess of Wales Conservatory :

Secluded Garden, un enclos bordé par des arbustes bien taillés, et une fontaine comtemporaine :

Fontaine de Daniel Harvey, Seven Slates Towers, 1995 :

Maindebnhair tree (gingko biloba), premier gingko planté en 1762 en Angleterre (un très bel arbre, je les aime 🙂 ):

Tout à côté, une glycine incroyable (dommage, plus en fleurs en juin) :

Un peu plus loin, The Hive (la ruche), une « sculpture  » un peu étrange dans ces jardins :

The botanical :

Japonese pagoda tree, planté aux alentours de 1760 :

Il a été fortement étayé pour ne pas s’écrouler 😉 :

Un dernier Kew Old’s Lion (comme sont nommés les vieux arbres du parc), « Weeping Beech », fagus sylvatica pendula (hêtre) :

Voilà la fin du récit de notre journée aux Kew Gardens, mais nous n’en avons pas fait entièrement le tour, ni visité le cottage, le palais, toutes les serres et une grande partie du parc.
J’ai bien aimé cette promenade, je dirais, dans ce parc, plutôt que dans ce jardin (aux mille facettes).

Il faudra que nous terminions un jour cette visite …

Bonne fin de semaine à tous, au jardin et au soleil, of course !!

 

Les Kew Gardens à Londres, part 2

Aujourd’hui, deuxième volet en photos de notre promenade dans les chouettes jardins de Kew.

Cedar vista, une allée qui serpente entre les magnifiques conifères du parc :

Waterlily Pond, la mare aux nénuphars. Il y avait une petite famille de canards qui s’amusait bien entre les gigantesques feuilles :

J’adore les gunnéras pour leur stature et leur beauté et celui ci est superbe :

Une agréable rencontre avec les bernaches du Canada, qui broutent l’herbe (pas besoin de tondeuse bruyante et malodorante 😉 ) :

Elles prennent grand soin de leurs petits et gare à ceux qui s’approchent de trop près !

Nous avons fait le tour du petit lac et une averse soudaine a troublé les eaux tranquilles (pas trop visibles sur la photo 😆 ) :

Une famille de cygnes qui se laisse attirer par les bouts de pain deS promeneurs (ce n’est pas autorisé 😕 ) :

Les petits cygneaux ne sont ils pas jolis et craquants ? on dirait des peluches 😉 .

English oak, quercus robur :

Une quiétude appréciée :

Un arbre de toute beauté, le styrax japonica, « Japonese Snowbell » (les petites fleurs blanches en clochettes) :

King William’s Temple, avec encore des décorations en verre :

Le Treetop Walkway, une passerelle longue de 200 mètres et haute de 18, permet de parcourir la canopée, d’admirer le sommet des arbres et de découvrir une vue différente sur les jardins à travers les arbres :

 

La houppe d’un châtaignier :

Lucombe oak, quercus x hispanica « lucombeana » :

Nous arrivons à la seconde serre visitée ce jour là, Palm House.

Construite en fer forgé en 1844 par Richard Turner, elle regroupe les plantes tropicales ramenées d’Afrique, d’Australie et d’Amérique par les explorateurs du 19ème siècle.

Cette serre est beaucoup plus « authentique », et nous a beaucoup plu.

Comme dans la première serre, on peut admirer les plantes de haut, grâce à la galerie en hauteur.

La verrière est absolument superbe.

Coffea stenophylla (caféier) :

Encore une jolie serre, tout à côté de Palm House, celle des nénuphars, Waterlily House :

Les « fleurs » blanches sont en verre :

Un gros inconvénient à ce parc, mais bien sûr, qui n’en est pas responsable, c’est l’horrible ballet des avions atterrissant à Heathrow, tout près, avions qui se succèdent toutes les 2 à 3 minutes en faisant un bruit d’enfer (80 décibels sur mon téléphone). Ca gâche un peu son plaisir 🙁

Demain, je terminerai cette balade en photos des Kew Gardens, j’espère ne pas vous avoir perdus en chemin 😉

Bon vendredi !

 

Les Kew Gardens à Londres, part 1

Il y a quelques jours, nous avons parcouru une partie des Kew Gardens, à Londres, pendant notre séjour dans cette superbe et immense ville cosmopolite.

Dommage, ce dimanche de Pentecôte, le temps était plutôt au gris et les photos ne sont pas de qualité extra …

Kew Gardens, autrement dits les jardins botaniques royaux de Kew.

Les jardins se trouvent au sud-ouest de Londres :

Voici un plan des jardins. Dans ce billet, nous nous sommes promenés dans la partie gauche, càd le sud :

Il s’agit d’un ensemble de jardins, d’une surface d’environ 120 hectares aujourd’hui, situés à l’ouest de Londres (et hélas, à peu de distance des pistes d’atterrissage d’Heathrow, un des aéroports les plus fréquentés au monde..)

L’entrée se trouve à Victoria Gate. Nous prenons le chemin sur la gauche, vers le sud et le jardin japonais.

Dès l’entrée, on remarque une immense sculpture en verre. Il y en a partout dans le parc :

Un tilleul :

Dans le pavillon de Marianne North (n°6 du plan) on admire plus de 800 peintures de cette femme originale, qui parcourut seule le monde à la fin du 19 ème siècle. Pendant seize années, elle a peint des paysages et des espèces botaniques remarquables :

Ruined Arch (n°7) :

Les premiers jardins ont été créés dans la seconde partie du 19ème siècle à l’époque victorienne autour d’une demeure royale.

Ils sont devenus « jardins botaniques nationaux » en 1840. On y trouve l’une des plus importantes collections de plantes du monde (plus de 30 000 espèces). Kew Gardens  est un centre de recherche en botanique réputé.

L’herbarium des Kew Gardens renferme plus de sept millions de plantes. La bibliothèque possède 750 000 ouvrages.

Red Oak, quercus nigra :

La pagode (n°13) :

Elle  a été édifiée en 1762, en hommage à la Chine, haute de 50 mètres, elle présente 90 têtes de dragons :

Le jardin japonais (n°12) :

Chokushi-Mon, la porte japonaise:

Les Kew Gardens accueillent chaque année deux millions de visiteurs. Ils sont les jardins les plus visités en Angleterre et sont classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Je ne relate que notre promenade; pour tout visiter, il faudrait plusieurs jours. Vous ne trouverez donc dans mon récit qu’une partie des Kews Gardens.

Symbole des jardins, Temperate House, la serre la plus vaste au monde, qui date de 1848, a rouvert le 5 mai 2018 après une rénovation de fond en comble (vue depuis le treetop walkway) :

Une autre vue depuis Treetop Walkway (je vous en parlerai dans un prochain billet) avec Londres dans le fond :

Ces jardins sont très fréquentés par les Londoniens en fin de semaine, on est autorisé à parcourir les pelouses, à y pique niquer, rien n’est interdit .. quel plaisir ! Un paradis pour les amateurs de botanique, de jardinage, petits et grands.

C’est une serre dédiée aux plantes de climat sub-tropical humide et méditéranéen.

Elle est magnifiquement rénovée, mais les plantations paraissent bien jeunes et « proprettes ». J’ai préféré une autre serre que je vous présenterai plus tard.

Des décorations en verre également dans la serre (pour meubler?) :

Une passerelle parcourt les plantes à une dizaine de mètres de haut, et l’on a une vue plongeante sur les plantes :

Les plantes sont en excellente santé :

Toujours ces décos un peu surréalistes :

La jolie fleur du strelitzia reginae :

Citrus reticulata « Okitsu » :

Voilà pour une première partie.
Pour relater cette visite, il y aura 2 autres billets à suivre. Si vous ne les lisez pas tous, je comprendrai ! 😉 Beaucoup de photos ..  mais qui resteront pour nous un excellent souvenir.

Bon jeudi 🙂

 

Notre-Dame de Paris

Je suis bien triste ce matin, après avoir vu la toiture de Notre-Dame brûler toute cette nuit.
Il parait que la cathédrale est sauvée, mais on en sera complètement sûrs que lorsque les experts auront évalué toutes les dégradations.

Les dégâts semblent immenses.

J’espère seulement que l’on pourra reconstruire la charpente, les 1300 poutres séculaires en chêne qui ont brûlées sont pourtant irremplaçables.

Je suis agnostique, mais très émue par cet affligeant spectacle que l’on découvre sur les écrans.

Pour se rappeler la beauté de cet édifice qui a eu, il y a peu de temps, 850 ans, je poste quelques photos prises il y a quelques années. Les premières sont prises depuis de Seine.

La voici, photo de ma fille S., prise en fin d’après midi hier 16 avril 😥 :

Dans la salle du Trésor, il y a  (avait?)  une exposition de tous les camées des Papes depuis Saint -Pierre.

J’aime beaucoup ces toutes petites sculptures.

Voici le Pape polonais, Jean-Paul II :

Une relique :

Dommage, mais les photos sont floues…

Passez un bon après midi,

à bientôt 🙂 

 

 

Le musée Pompidou de Metz

La semaine passée, profitant de courtes vacances en Moselle, nous avons parcouru les salles du Centre Pompidou à Metz.
Ce Centre, ouvert en 2010, présente des expositions d’oeuvres issues du musée Pompidou de Paris, surnommé Beaubourg.

Voici le musée à Metz, aussi extravagant que son « papounet » de Paris, mais même dans une ville aussi classique que Metz, il ne semble pas trop saugrenu ou dépaysant.

 

Une maquette de Beaubourg trône dans une salle très colorée :

Etrange voyage parmi les oeuvres venant essentiellement du monde de l’art moderne. Pas trop ma tasse de thé, mais malgré tout, j’ai bien apprécié cette balade initiatique dans l’art contemporain.

En ce moment il y a 3 expositions.

La première, dans la grande salle, est nommée « l’Aventure de la couleur ».

«J’ai plaisir à travailler avec la couleur, et plus précisément – pour utiliser un grand mot – avec la couleur comme pensée. La couleur offre pour moi la possibilité d’introduire quelque chose de l’ordre de la philosophie ou de la pensée, mais sans mots. » Daniel Buren

Nicolas de Stael, les musiciens, souvenir de Sydney Bechet, 1953 :

François Morellet, 6 répartitions aléatoires de 4 carrés noirs et blancs d’après les chiffres pairs et impairs du nombre Pi, 1958 :

(bizarre, non? je m’interroge, suis je si opaque à l’art contemporain 🙄  ? )

« Jamais par la ligne, on n’a pu créer dans la peinture une quatrième, cinquième ou une quelconque autre dimension ; seule, la couleur peut tenter de réussir cet exploit. La monochromie est la seule manière physique de peindre permettant d’atteindre à l’absolu spirituel. » Yves Klein

Le bleu Klein, pigments purs éclatants (re-création d’une installation de 1957) (impressionnant)  :

« Dessiner avec des ciseaux. Découper à vif dans la couleur me rappelle la taille directe des sculpteurs. » Henri Matisse

Sam Francis, sans titre, 1978 :

Maurice de Vlaminck, les côteaux de Rueil, 1906 :

(J’aime bien cette petite peinture 🙂 )

La superbe palette du peintre Vassily Kandinsky :

La deuxième exposition, « Habiter le temps », est celle concernant le peintre, sculpteur et philosophe Lee Ufan (né en Corée, il vit et travaille entre Paris et Kamakura au Japon) :

Jean-Marie Gallais, commissaire de l’exposition, explique : « Ce n’est pas une rétrospective au sens classique du terme, il s’agit plutôt d’une traversée de l’œuvre dans sa quête de redéfinition de l’art.

Lee Ufan : « Ce qu’il y a à voir est ce que vous ne voyez pas. ».

« Chaque coup de pinceau est un moment dans le temps, irréversible ».

Pour accompagner cette expérience, le compositeur Ryuichi Sakamoto a composé une bande-son pour l’exposition, en résonance avec les matériaux, la poésie et la philosophie du travail de Lee Ufan.

Autour de ses grands thèmes de prédilection que sont les relations entre les choses et l’espace qui les environne, entre le plein et le vide, mais aussi le dialogue entre le faire et le non-faire, l’exposition propose une déambulation-méditation où s’incarne sa conception très personnelle de l’art contemporain.

On se surprend à méditer devant les tableaux et les sculptures de Lee Ufan.

Créant des ponts entre la réflexion philosophique et les arts visuels, ses œuvres se présentent comme autant d’expériences à vivre. Si ses sculptures et environnements jouent avec l’espace, ses peintures interagissent davantage avec le temps. Lee Ufan cherche toujours à apprivoiser l’infini et à « habiter le temps ».

Ici, nous sommes devant deux états du monde minéral, l’un, brut et ancien, l’autre totalement transformé par l’Homme, pour ses besoins :

La troisième exposition est nommée « Peindre la nuit ». Elle se termine ce lundi.

Du 13 octobre 2018 au 15 avril 2019, le Centre Pompidou-Metz consacre une exposition de grande ampleur au thème de la nuit dans la peinture moderne et contemporaine,
Source d’inspiration majeure de l’histoire de l’art, la nuit demeure aujourd’hui encore un terrain d’expériences fécond.

Une oeuvre joliment colorée de Claude Monet, Leicester square, 1900/1901 :

À travers une approche liée à la perception de la nuit plutôt qu’à son iconographie, l’exposition se présente elle-même comme une expérience nocturne, une déambulation qui transforme le visiteur en noctambule, et qui transmet ce vertige que procure la nuit : vertige des sens, vertige intérieur, vertige cosmique. On avance dans l’exposition comme on avance dans la nuit.

Une lune anonyme sugpiaq, Alaska, 19ème siècle:

Quelques peintures plus colorées dans cet univers noir, Louise Bourgeois, Beautiful Night, 2004 :

Fidèle à l’esprit des expositions du Centre Pompidou-Metz, l’exposition ne se limite pas de manière exclusive à la peinture, bien que centrale, mais offre résonances et parallèles avec la musique la littérature, la vidéo et la photographie.

Une très belle peinture, Peter Doig, Milky Way (Voie Lactée), 1990 :

Edvard Munch, Rencontre dans l’espace, 1889 :

Elle rassemble une centaine d’artistes, de figures historiques et d’artistes contemporains ainsi que de spectaculaires installations dont certaines sont conçues spécialement pour ce projet.

Une monumentale et magnifique tapisserie de laine, d’après l’oeuvre de Max Ernst, La Comète, 1959 :

Sans oublier une toile de Pablo Picasso, Femme nue couchée, 1936 :

(il s’agirait de sa femme qui devait être bizarroïde 😆 )

Encore un joli tableau, celui de Henri-Edmond Cross, dit Delacroix, Paysage avec Etoiles, vers 1905/1908 :

Et enfin, une toile de Augusto Giacometti, Ciel Etoilé, 1917 :

Pour terminer ce catalogue (j’espère ne pas vous avoir perdu 😉 ), une sculpture encore une fois étonnante et amusante, Nuit enfermée dans le marbre, Charbel-Joseph H.Boutros, 2012/2014.
Le bloc de marbre s’ouvre comme un livre, et renferme en son centre 1 cm3 de nuit capturée par une nuit sans lune par l’auteur dans une forêt profonde, bon, là j’ai bien ri 😀 !

Tout le texte en italique est copié sur le site du Centre Pompidou.

Toutes les photos ont été réalisées avec le smartphone, donc petite qualité ..

Les expositions durent quelques mois, et sont renouvelées en permanence, alors si vous passez par Metz, allez perdre une heure ou deux dans ce musée majestueux.

Bonne journée à tous après cet intermède culturel fantasque et baroque !

 

 

Quelques jours à Paris

La semaine dernière, nous étions à Paris et nous en avons profité pour faire quelques visites, intéressantes, et c’est pourquoi je les partage avec vous.

En premier, nous sommes allés nous promener aux serres d’Auteuil situées juste à côté du stade de tennis de Roland-Garros (à l’ouest de Paris, à côté du bois de Boulogne).

Dans le petit parc mitoyen :

C’est en lisant un intéressant article de Aude sur ces fameuses serres que j’ai eu l’idée d’y aller.

Il y a quelques années, une polémique a éclatée, car le stade de Roland-Garros étant trop petit, la ville de Paris et la fédération de tennis ont proposé de détruire les serres pour agrandir le stade. Donc certaines serres ont été détruites, et une nouvelle, très contemporaine, a été édifiée récemment.

Dans le palmarium, les poissons se sont regroupés, pensant que nous allions les nourrir !

Les oiseaux exotiques remplissent de leurs chants et de leurs cris cette immense serre :

J’ai trouvé les serres chaudes relativement vétustes, mais bien achalandées.

Dattier du désert :

Acacia nilotica :

Le caféier :

La nouvelle et immense serre  a été construite sur le site, et nous sommes malchanceux, car elle était inaugurée le jour où nous y étions (avec beaucoup de VIP, dont nous ne faisons pas partie 😉 ), et ouverte au public le lendemain 😆 (exceptionnellement)..

Il ne nous reste plus qu’à y retourner !

Triplaris brasiliana:

Ensuite, j’ai beaucoup apprécié une exposition au musée Jacquemart-André, sur le peintre danois Vilhelm Hammershøi (1864-1916), le maître de la peinture danoise.

« Découvert à Paris au Petit Palais en 1987 puis à Orsay en 1997, Hammershøi fascine par ses peintures représentant des intérieurs vides et subtils où figure parfois la silhouette d’une femme de dos, dans des gammes de gris et de blanc. »

 

Les tableaux présents montrent l’atmosphère mystérieuse et poétique qui se dégage de ses tableaux étranges.

Dans la plupart de ses oeuvres, figure sa femme Ida, souvent de dos, et statique.

Absolument déconcertant !

Ce cou gracieux m’a émue :

Les tableaux exposés montrent essentiellement le vie intime de ce peintre.

Les nuances grises de ses tableaux montrent une nature profonde introvertie et presque neurasthénique. Il y a quelques paysages presque vides mais particulièrement beaux.
J’ai beaucoup apprécié ce côté mélancolique.

Nous avons passé une bonne soirée au théâtre Fontaine, devant deux musiciens géniaux et particulièrement inventifs dans le burlesque et l’humour, « La Framboise Frivole ».

Spectacle très difficile à décrire, les musiciens mêlant musique classique, musiques populaires françaises et anglaises avec des chansons complètement détournées, avec humour, jeux de mots en interprétant brillamment les morceaux choisis.

A voir absolument si vous en avez l’occasion! J’ai beaucoup ri 🙂

Pour terminer, trois expositions sur l’eau extrêmement didactiques, et le dérèglement climatique, à l’Aquarium de la Porte Dorée.

Edifiant …

Si nous n’y prenons garde, bientôt l’eau sera l’enjeu des prochaines guerres ..

 

Raie oclée d’eau douce :

Tortue à tête de cochon :

Poisson licorne, arrivé à l’aquarium en 2000 sous forme de larve, n’est il pas rigolo ?

Cette grande photo d’un magnifique ours blanc dans l’exposition m’a inquiétée :

Des Bernaches du Canada sur le plan d’eau juste à côté du musée (parc de Vincennes):

Bon, restons positif, je vous souhaite une belle journée au soleil, au jardin ou ailleurs 🙂 !

 

Pour Strasbourg

Je voulais faire un article sur Strasbourg, où nous y étions il y a à peine 4 jours, sur ses marchés de Noël, ses musées, sa cathédrale…hélas, il vient de s’y produire un attentat horrible et j’en suis très affectée…

 Alors, en hommage , je veux me souvenir de l’esprit de Noël qui animait Strasbourg il y a encore quelques jours…

La cathédrale :

L’horloge astronomique :

Les décorations de rue :

Les petites maisons des marchés de Noël :