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Pour Strasbourg

Je voulais faire un article sur Strasbourg, où nous y étions il y a à peine 4 jours, sur ses marchés de Noël, ses musées, sa cathédrale…hélas, il vient de s’y produire un attentat horrible et j’en suis très affectée…

 Alors, en hommage , je veux me souvenir de l’esprit de Noël qui animait Strasbourg il y a encore quelques jours…

La cathédrale :

L’horloge astronomique :

Les décorations de rue :

Les petites maisons des marchés de Noël :

Le musée alsacien:

Et le sempiternel Père Noël qui attire les enfants (ou pas!) :

A bientôt et prenez soin de vous

Quelques jours à Strasbourg

Nous étions à Strasbourg la semaine passée et ce fut un vrai coup de coeur !

Le temps n’était pas au grand soleil, mais était plutôt agréable pour une visite pittoresque des quartiers du centre de Strasbourg. Et cerise sur le gâteau, toute la ville était déjà parée pour Noël, avec les marchés de Noël partout en ville. Une atmosphère joyeuse, colorée et fastueuse !

Aujourd’hui je vous emmène en promenade dans le charmant quartier de la Petite France, situé au sud ouest du centre, enchanteur et bien folklorique.

Ce quartier était celui des tanneurs et des meuniers au Moyen Age.

Un des bras de la rivière ill :

Les peaux tannées  séchaient dans les maisons dans les courants d’air induits par les larges ouvertures sur les toits.

Au fait, savez vous que ce nom de quartier vient d’une maladie pas très glorieuse ? Vers 1492, les soldats étrangers atteints de syphilis (mal français) étaient parqués dans ce quartier malodorant, où travaillaient les tanneurs .. Le nom en découle 😉 A l’époque, Strasbourg n’était pas française …

 

L’ENA a déménagé à Strasbourg, et cette maison ornementée fait partie des bâtiments :

Les « Ponts Couverts » ferment à l’ouest la Petite France. Ils devaient protéger l’accès par la rivière ill et ses 4 bras à la ville, à l’époque où Strasbourg était une cité indépendante (sur la carte ci-dessous à gauche). A l’origine, vers 1250, les ponts étaient en bois et recouverts de toitures. Entre les ponts, les tours. En 1784 les toits sont retirés. En 1885, les ponts sont reconstruits en pierre. Mais leur nom est resté.

Strasbourg était entourée de remparts et de 90 tours, seules 4 sont encore debout.

Les ponts couverts sur une affiche de 1630 :

Les « Ponts Couverts » (de gauche à droite, Heinrichsturm, Hans von Altheimturm et Französische Turm 😉 ) vus depuis la promenade au dessus du pont Vauban et au fond, la Cathédrale   :

La tour du Bourreau (dernière tour des remparts) que vous apercevez tout à gauche :

Les tours ont été transformées plus tard en prison.

 

 

 

 

Le barrage Vauban, pont écluse en amont des ponts couverts, et qui permettait de noyer les terres au sud de la ville en cas d’attaque, en fermant les vannes. On peut observer la petite France depuis son toit terrasse panoramique :

Retour dans la Petite France :

L’église Saint Thomas, temple protestant :

Voilà donc un petit tour dans le quartier original de la Petite France.

Si un jour vous passez par Strasbourg, allez vous perdre dans ses rues moyenâgeuses, vous ne le regretterez pas !

Bonne journée à tous

 

Quelques jours en Normandie

Nous avons profité du jour férié du 15 août et de son « pont » pour aller faire un petit tour en Normandie du Nord (je veux dire au dessus de Caen 🙂 ) que nous ne connaissions pas.

Attention, un billet aussi long qu’un jour sans pain. Vous en avez pour un moment à le lire !

Premier arrêt, Houlgate, sa plage, ses bois et ses collines :

Puis direction Le Havre par le pont de Normandie, impressionnant :

Le premier arrêt au Havre est pour l’église Saint Joseph, dessinée après la 2ème guerre mondiale par Auguste Perret (1874/1954). Cet architecte belge va reconstruire tout le centre du Havre. La ville a été détruite à 80% en septembre 1944, par les bombardements alliés et les dynamitages des occupants allemands.

Cette église, extrêmement dépouillée, sans fioritures, est étonnante.

J’ai l’impression d’y voir un gratte-ciel new yorkais 😛  ou peut être une fusée ?

Les vitraux de marguerite Huré, sont très colorés, et la lumière qu’ils diffusent joue joliment dans l’église.

Vous remarquez les sièges cinéma inattendus en cet endroit, de cette « cathédrale » magique:

Ensuite, une promenade le long de l’avenue Foch, la plus large d’Europe, nous amène dans le square Saint-Roch, tout à côté de la mairie.

La voici, cette mairie, toujours dessinée par Perret, qui semble très austère, mais devant elle, une agréable place, bien fleurie, la rend presque belle. La tour et les bâtiments sont construits en béton brut.

Un petit bassin est posé sur l’esplanade :

Le clocher de l’église Saint Joseph, vu depuis la place de la mairie :

Tout autour de la place, on reconnait les immeubles caractéristiques construits par Perret, dont les appartements étaient pour l’époque d’avant garde, avec toutes les commodités possibles, espace, chauffage collectif, isolation phonique et thermique, garages, etc..

Puis la route nous conduit vers Etretat et ses fameuses falaise de craie.

Etretat est, à l’origine, un petit village de pêcheurs , mais complètement submergée par les touristes en été. Dommage !
Conseil d’amie :  ne surtout pas aller en Normandie le 15 août, il y a un monde fou et privilégier le hors vacances scolaires !

La falaise d’Aval vue depuis la plage de galets de la digue-promenade, le Perrey  :

Après une petite grimpette et une promenade le long des falaises, voici la vue de l’autre côté : (on aperçoit Etretat dans le creux entre les falaises d’Amont et d’Aval, avec ses toits en ardoises).

La falaise d’Amont avec sa petite chapelle ND de la Garde (contrechamps de la première photo) :

Nous voici sur le haut de la falaise d’Amont :

La petite chapelle et en arrière de celle ci, le monument dédié à l’avion l’Oiseau Blanc de Nungesser et Coli, aperçu pour la dernière fois à cet endroit le 8 mai 1927. Il devait rejoindre sans escale l’Amérique, mais malheureusement il se perdra en mer.

La falaise d’Amont :

Une sympathique vache normande :

Le lendemain, route du cidre, en pays d’Auge, incontournable en Normandie, pour admirer les superbes villages de la boucle de 40 KM.

Voici le très beau village de Beaumont-en-Auge :

Sous le passage couvert, surprise, quelques nids d’hirondelles (pas vu les occupantes), devenus bien rares :

Bonnebosq :

Le clocher de l’église de Cambremer (j’adore les clochers 😛 ) :

 Dans ce village pittoresque, nous avons visité un jardin très plaisant, les jardins du pays d’Auge:

Et une cidrerie. La visite fut très intéressante, la fabrication de cidre, pommeau et de Calvados (à déguster avec modération 😉  s’apparente à celle du whisky écossais:

Poursuivant nos activités de découverte, première course en « vrai » à l’hippodrome de Clairefontaine à Deauville. Un monde inconnu pour nous !

Une soirée à Honfleur, charmante cité sur la mer, envahie de touristes affamés, juste en face du Havre :

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans le magnifique village de Beuvron-en-Auge.

Les touristes et les voitures sont légion :

Et cerise sur le gâteau, la visite du jardin de Castillon, un jardin enchanteur, où nous nous sommes ressourcés au calme et seuls. Je ferai un billet plus tard à son sujet.

Bye, bye, Normandie !

Pour ce séjour, nous avons été reçu avec beaucoup de sympathie par Chantal et son époux dans une maison d’hôtes superbe, Par Hasard ou pas, près de Deauville. Une belle normande rénovée, une décoration de charme, sans tape à l’oeil, élégante, et surtout un petit déjeuner copieux, délicieux et fait maison, avec des gâteaux frais du matin !

Je voulais le signaler, car sans Florence, du blog Le blog de Goumy (que je lis et apprécie depuis certainement 10 ans) nous aurions remis aux calendes grecques un voyage en Normandie. En effet l’an dernier, sur son blog, j’avais « gagné » une nuit chez Chantal et Olivier, et j’ai prolongé ce séjour pour profiter de cette Normandie qui a si bien séduit. Merci Florence !

Voilà, vous êtes conquis par la Normandie ?

Passez une belle journée et à bientôt 🙂 

 

 

 

La « coulée verte René-Dumont »

Une promenade un après midi de soleil, le long de la « coulée verte René-Dumont », aménagée (depuis 1993) sur le trajet de la voie ferrée (fermée en 1969) reliant l’ancienne gare de la Bastille à Vincennes. Cette coulée verte (autrefois appelée promenade plantée) est longue de 4,5 kilomètres. Je n’en ai parcouru qu’une partie, de la Bastille jusqu’à la pelouse de Reuilly.

Dommage, cette balade dans le 12ème arrondissement de Paris, est peu connue ..

Elle commence rue de Lyon, derrière l’Opéra Bastille, et le début de la promenade se situe au dessus du viaduc des arts, à une dizaine de mètres de hauteur. Elle suit ensuite l’avenue Daumesnil :

(vous pouvez cliquer sur les photos)

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Le « Viaduc des arts » (de l’ancienne voie ferrée), où est installé un ensemble d’ateliers des métiers d’art :

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Le toit du « Viaduc des arts » :

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L’église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts (nous sommes sur un ancien pont ferroviaire au dessus de l’avenue Ledru-Rollin) :

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Belle vue sur des immeubles haussmanniens :

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On est au niveau du 2ème ou 3ème étage des habitations, vue directe :

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Les cariatides géantes  du commissariat du 12ème:

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Et au milieu coule un bassin :

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Fin de la première partie de la coulée verte, on arrive à la pelouse de Reuilly, en traversant ce drôle d’immeuble coupé en deux :

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La pelouse de Reuilly :

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et le jardin :

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Bien sûr, il y avait peu de couleurs, juste quelques arbustes et fleurs printanières, mais en juin, cette balade, doit être superbe, car il y a de nombreux rosiers et arbustes encore endormis.

Cette balade m’a rappelé la promenade sur la Highline de New york, il parait que les concepteurs américains se sont inspirés de notre coulée verte !

Bonne journée à tous

Lyon, musée des Confluences

Il y a quelques jours j’ai parcouru les collections permanentes du musée des Confluences à Lyon.

Ce musée, de facture très moderne, futuriste, inauguré en décembre 2014, est situé, comme son nom l’indique, à l’endroit précis où le Rhône et la Saône se rejoignent au sud de la presqu’ile de Lyon.

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 Ce musée, très original, n’est pas seulement situé à la confluences de 2 fleuves, aux portes de la ville, mais aussi se veut le musée des confluences des savoirs.

« C’est la Terre depuis les origines, et l’humanité dans son histoire et sa géographie que le musée des Confluences interroge. »

« Avec pour défi de s’adresser au plus grand nombre, le musée convie toutes les disciplines à susciter la curiosité, l’interrogation, le plaisir de comprendre et l’envie de connaissances. »

Peut on résumer le projet de ce musée, la vie des origines à nos jours ?

Je dois avouer que j’ai eu du mal à bien comprendre le fil conducteur des collections permanentes de ce musée, entre sciences et techniques, entre archéologie et ethnologie ..

Il faut parcourir les salles sans à priori .. alors la promenade au milieu des collections aura du sens!

IL faut ajouter que du point de vue artistique, la conception de la mise en place des collections est mise en oeuvre avec goût et esthétisme.

Dans les collections permanentes, 4 grandes salles présentent chacune un thème, dont voici quelques clichés, parfois de mauvaise qualité, car l’obscurité domine dans ces salles.

Tout d’abord, les Sciences Naturelles.

La première salle présente  « les Origines », avec les sciences de la terre, qui témoignent de la naissance de la vie sur terre, de l’évolution du vivant et de l’incroyable biodiversité (espèces disparues et en voie de disparition).

La petite femme de Florès, et la femme de Néanderthal, et entre les 2, une femme de notre espèce :

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Quelques éléments de paléontologie :

Un archosaures piégé (à l’origine des crocodiles) :

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Un nid d’oeufs de sauropodes (dinosaures) :

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Le camarasaurus (moins 155 millions d’années) :

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Ce mammouth, dit de Challans, a été retrouvé en 1859 à 2 km du musée :

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Une collection très impressionnante d’ammonites (j’ai un gros faible pour ces espèces) : 6 7

Des mammifères d’aujourd’hui :

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L’approche de cette exposition est tant scientifique que symbolique.

Le Grand Corbeau (oeuvre du Canadien Illauq, dans un os de baleine) :

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Un calendrier maya :

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En fin de parcours de cette première salle se trouve la partie pétrologie et minéralogie (la collection publique la plus importante de France).

Des morceaux de la lune, tombés sur terre :

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Momie de bélier sacré (2ème siècle avant JC) :

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La deuxième salle, « Espèces, la maille du vivant », présente des collections des sciences de la vie, un cabinet de curiosités impressionnant ! que ce soient des specimen de vertébrés, naturalisés, ou d’invertébrés. Certaines espèces ont disparues depuis peu. (Le musée possède un million de specimen d’insectes, un demi-million de mollusques, heureusement pas tous présentés !!)

Quelle est la place de l’Homme au sein du monde vivant ?

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Y sont présentées les Sciences Humaines, dont les collections résultent de l’archéologie internationale, ainsi que de l’ethnologie essentiellement extra-européenne.

Ces collections proviennent de 4 institutions, dont le musée Guimet, le muséum d’histoire naturelle de Lyon, le musée colonial de Lyon et l’Oeuvre de la Propagation de la foi (les missionnaires).

 

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La maternité :

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Le loup de Tasmanie (espèce disparue) :

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Dans la troisième salle, les Sciences et Techniques, intitulée « Société, le théâtre des hommes », on chemine entre des collections scientifiques et techniques, d’ici ou d’ailleurs, du passé et du présent autour de la structure des sociétés.

Un métier à tisser Jacquard :15

Une robe de mariée en leds (Olivier Lapidus, 2000) :

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Armure de cheval (Japon, 17ème siècle) :

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Enfin la quatrième salle, qui m’a le plus intéressée, est celle des « Eternités, vision de l’au-delà ».

Elle est consacrée à la représentation de la mort dans l’histoire de civilisations.

Des céramiques retrouvées dans des tombes égyptiennes :

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La Dame de Koban (sépulture trouvée dans la nécropole du même nom, inhumée entre 967 et 813 avant JC) (la scénographie est intéressante, un miroir reflète le squelette) :

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J’ai beaucoup apprécié les petits films, écoutés en solo dans des sièges-cocon confortables, où médecins, psychologues, philosophes, géologues, ethnologues parlent de la vie et de la mort. Ainsi, vivra t’on éternellement un jour? ou jusqu’à 180 ans, en ayant changé tous nos organes à fur et à mesure du vieillissement? y aura t’il besoin encore de procréer? la mort va t-elle disparaitre? la terre supportera t-elle 100 milliards d’habitants? des témoignages majeurs, qui vous interrogent ..

Enfin une vue vespérale depuis le toit de cet imposant et étonnant musée (Rhône à gauche, Saône à droite) :

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Bon après midi !

 

 

 

 

 

 

 

Pollution

J’ai pris ces photos depuis la tour Montparnasse, vendredi dernier, jour de l’éclipse, jour d’une grande pollution atmosphérique à Paris . La tour Eiffel, et le toit doré de l’Hôtel des Invalides : 1 Le cimetière du Montparnasse :2 A gauche, l’église saint Sulpice, Notre dame en arrière et le Palais du Luxembourg et son jardin (on distingue Beaubourg) : 3Nous n’avons pas pu apercevoir les tours de la Défense, l’Arc de Triomphe ou même le Sacré Coeur de Montmartre .. J’adore Paris, mais jamais je ne pourrais y vivre ! Je plains sincèrement ceux qui subissent ces nuisances récurrentes . De retour dans notre jardin, je ne l’apprécie que plus ! Bonne journée !  

Paris, Musée du Moyen-Age

Il y a quelques jours, j’ai visité le Musée du Moyen-Age à Paris, situé dans l’hôtel des abbés de Cluny, qui s’adosse avec ingéniosité aux ruines des thermes gallo-romains de la Lutèce antique. La construction de l’hôtel, de style gothique, commença en 1485, près de l’actuelle place de la Sorbonne. C’était un lieu de résidence et de représentation des moines des ordres clunisiens. Les façades, les toitures du Moyen-Age ont été restaurées soigneusement au 19ème siècle.

Une maquette: 123 Au 19ème siècle, un conseiller à la Cour des comptes, Alexandre du Sommerard, réunit une vaste collection consacrée aux arts du Moyen Âge et s’installe en 1832 dans une partie de l’hôtel. A sa mort en 1842, l’Etat rachète l’hôtel et ses collections. Le musée s’enrichira petit à petit, jusqu’à posséder 11 000 oeuvres. Le musée est plusieurs fois réaménagé, pour le plaisir des visiteurs. Un des joyaux du musée, la chapelle privée, de plan presque carré, se déploie à partir de son unique pilier central un dense réseau de nervures: 4 5 Un objet en ivoire présenté dans cette chapelle: 6 La rose d’or que reçut le comte de Neuchâtel du pape Jean XXII en 1330, est la plus ancienne rose d’or conservée. Elle était le symbole de la Passion du Christ et de sa Résurrection: 7 8 Des poteries usuelles très bien conservées:9 Le plus ancien traité de combat parvenu jusqu’à nous:10 11 12 La magnifique peinture sur bois de la famille Juvenel des Oursins (Jean Jouvenel (1360-1431), sa femme Michelle de Vitry et leurs onze enfants): 13 Une clef de voûte:14 Le musée est célèbre par sa tenture de La Dame à la Licorne (fin du 15ème siècle). La tenture de La Dame à la Licorne est composée de 6 grandes tapisseries. Chaque tapisserie met en scène une jeune femme et une suivante , entourées d’animaux extraordinaires, lion, licorne, singes, etc.. Ces tapisseries extraordinaires servaient à se protéger du froid dans les châteaux. Leur confection était très couteuse, nécessitait un nombre important d’artisans. La couleur rouge du fond (garance) en fait un objet de grand luxe. Elles ont été été découvertes en 1841 par Prosper Mérimée dans le château de Boussac, dans un état désastreux. 15 Sur chaque tapisserie, le geste de la dame rappelle un sens, le goût, l’ouïe, la vue, l’odorat, et le toucher. La sixième tapisserie, Mon Seul Désir, (sixième sens?) est énigmatique.. S’agit il d’une mise en garde contre les dérives sensuelles, ou l’abus des jouissances terrestres (le coffret à bijou) ? 16 Un Christ de Crucifixion (fin du 12ème siècle, bois de peuplier) :17 Et enfin une salle grandiose (14 mètres de hauteur), le Frigidarium, bien conservée,  accolée au musée de Cluny, la dernière salle où passaient les romains dans les thermes (1er ou 2ème siècle) :19 20 21 La qualité des photos n’est pas très bonne, j’espère que vous ne m’en voudrez pas! Bon après midi!

Lyon, la maison des Canuts

Après les deux premiers volets de la balade dans Lyon, dans ce billet et celui ci, voici la visite très intéressante de la maison des Canuts, dans le quartier de la Croix-Rousse . Je ne connaissais absolument rien de la technique du tissage de la soie, et cette visite commentée et illustrée du musée m’a fait comprendre l’histoire complexe du mariage de Lyon avec la soie.  Vers 1540, François Ier accorde à Lyon par édit royal, le monopole du commerce de la soie. Le terme de « canut » désigne les ouvriers de la soie. Ils travaillaient et vivaient dans des conditions terribles dans leurs maisons-ateliers, avec leurs enfants et leurs manoeuvres. Ils vendaient leur production aux « soyeux », négociants,  et autres riches commerçants. Les canuts s’installèrent d’abord dans le vieux Lyon, mais avec les progrès des techniques de tissage,  migrèrent sur les pentes de la Croix-Rousse. En effet, le métier Jacquard, apparu vers 1800, nécessite une hauteur de plafond de plus de 4 mètres, et de nouveaux immeubles plus lumineux furent construits sur cette colline. Louis XIV et plus tard Napoléon Ier relancèrent ce commerce, avec leurs beaux habits de soie, imposés à la cour et aux bourgeois. Mais en 1831, puis 3 ans plus tard, des révoltes des canuts éclatèrent, pour une augmentation de leurs traitements et de meilleures conditions de vie. Hélas, malgré les promesses, ces révoltes n’aboutirent à aucune avancée sociale .. les révoltes furent à l’origine des revendications ouvrières en France. Vers 1850, Lyon compte plus de 100 000 métiers à tisser ! En 1875, après l’apparition du métier mécanique et le changement de la mode, le travail artisanal de la soierie déclina rapidement. Aujourd’hui, il ne reste que 6 ateliers, et ces artisans ne travaillent guère que pour les restaurations des soieries des grands châteaux et musées. Le petit musée présente des pièces de belle valeur : 49 50 Pendant la visite commentée, une animatrice nous montre le travail sur le métier Jacquard : 51 Ce sont des manoeuvres très complexes, nécessitant un sacré coup de main et une excellente mémoire ! En effet, le canut passe ses fils de couleur (navette) derrière la trame, et il ne faut pas se tromper ! (suivant le modèle) (parfois 32 couleurs différentes) : 52 53 Il y a 9 000 fils de trame : 54 55 Le carton est troué en fonction du dessin, ce qui permet de relever les fils de trame et de passer les navettes par derrière : 56 57Un dessin : 61 62 63 Navettes de fils de soie : 64Un atelier (tous habitaient cet atelier-maison, il n’y avait guère d’hygiène, les fenêtres restaient fermées, pas de soleil, les maladies étaient nombreuses) : 65 Voici quelques exemples de soieries : Pour ce morceau, classique, les canuts travaillaient environ 18 heures par jour pour 30 cm ! 58 59 et pour 3 cm de ce velours de soie de toute beauté, il fallait une (très) grande journée de travail .. 60Aujourd’hui, Lyon a poursuivi l’excellence des métiers de la soie, en s’adaptant aux nouvelles technologies résultant de ce savoir faire (fibre optique, kevlar, produits de grande technicité, etc..). A Lyon se trouve également l’université de la mode, et l’ESMOD, et produit également les fameux carrés Hermès.  

Lyon, la colline

Continuons notre balade dans Lyon, après la visite de Fourvière, voir ce billet là, nous voici au pied de la célèbre colline. Depuis le parvis de la primatiale Saint Jean, nous apercevons la basilique Notre-Dame de Fourvière qui domine la ville : 27 La façade gothique de cette belle cathédrale est majestueuse. La construction a duré des XII ème au XV ème siècles. La voici dans le soleil couchant : 28 Nous sommes dans le vieux Lyon, (sous les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse) et l’une des ses caractéristiques sont ses nombreuses traboules, ces passages qui relient les immeubles privés entre eux. On entre dans un immeuble par un couloir fermé, on arrive ensuite dans une cour donnant accès à un second immeuble, dont le couloir s’ouvrira sur une autre rue. Ces couloirs sont souvent voûtés d’ogives, ornés de plafonds à la française, les cours sont souvent d’origine Renaissance, parfois on trouve un puits. Lyon compte environ 320 traboules, dont 50 ouverte au public. La plus longue traverse 4 immeubles. 29 Une entrée de traboule : 30 31 32 33 34 35 37 39 40 La rue Juiverie, une de plus belles du vieux Lyon : 38 41 Nous voici maintenant sur la colline de Croix-Rousse, au dessus du vieux Lyon. La place Bellevue la bien nommée, qui révèle une grande partie de Lyon : 42 Le Gros Caillou, juste au dessus de la place Bellevue. Ce caillou, gros bloc poussé par le front d’un glacier du quaternaire, trône depuis face à Lyon, le Bugey et le massif des Alpes : 43 Depuis le haut de la rue « Montée de la Grande-Côte », on a une très jolie vue sur la colline de Fourvière :44 La descente de cette « montée »,45 nous mène directement vers la place des « Terreaux » : 46 47 48place la plus connue de Lyon. L’ultime but de cette randonnée dans Lyon donnera lieu à une visite originale , à bientôt !  

Lyon, Le funiculaire de Fourvière

Il y a quelques jours, nous étions à Lyon, l’occasion de parcourir la ville. Première étape, prenons le funiculaire de Fourvière :

Localisation

1B A la sortie du funiculaire, la basilique Notre-Dame de Fourvière, un lieu de pèlerinage célèbre, édifiée après la guerre de 1 870, suivant le voeu de construire une église si l’ennemi laissait la ville en paix : 67   De grands panneaux kitsh dorés à l’or fin, décorent l’intérieur : 2   Dans la crypte, on retrouve ce décor chargé : 3 4 5   La Vierge Noire de Czestochowa (Pologne) : 5A 5B   La petite « tour Eiffel », à un jet de pierre : 8 Une jolie vue de Lyon depuis la basilique : 9 Tout à côté, on plonge dans le très vieux Lyon, avec les théâtres romains. Voici le grand théâtre, le plus ancien de France, d’une capacité de 11 000 spectateurs : 10 11 16 A l’extrème gauche, l’Odéon, de 3 000 places, était destiné à des représentations poétiques et musicales : 18 12 13 Le musée gallo-romain, inauguré en 1975, est invisible, sur plusieurs étages, il se trouve au fond du site. Vous pouvez apercevoir les 2 grandes baies qui ouvrent sur le théâtre : 14 15 17 L’entrée du musée : 19 20 La plus belle pièce du musée, unique en Europe, le char processionnel de la côte Saint-André, date de 700 avant JC : 21 cuillers 22 23 24 25 Un cercueil christianisé : 26   Une ancienne photo aérienne du site : 26B   Le plan de Lyon à l’époque gallo-romaine : 26A La suite bientôt !

Le château des ducs de Bretagne

Le château des ducs de Bretagne à Nantes abrite le « Musée d’histoire Urbaine » de la ville de Nantes.

L’histoire de la ville est racontée en un parcours de sept grandes séquences, chronologiques et thématiques.

1)Le château, Nantes et la Bretagne jusqu’au 17e siècle :

(doc prise sur le site du château)

Le château est édifié sur les vestiges de la muraille gallo-romaine de la Nantes latine :

28Plan en relief de Nantes du 13 au 16ème siècle :

29Murmures (sculptures) des prisonniers dans la tour des Jacobins (qui a servi de prison) :

30Nantes en 1645 :

30ALa Tour de la Couronne d’Or :

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322 ) Nantes, fille du fleuve et de l’océan :