Archives par Catégorie :voyage

Hiroshima, « Cité de la Paix » résiliente et résistante

En octobre 2017, lors de notre voyage au Japon, nous avons visité Hiroshima, cette ville incroyable, martyr mais si moderne et si vivante maintenant.

Aujourd’hui est le 74ème anniversaire de l’anéantissement de Hiroshima par la bombe atomique à l’uranium, lâchée sur cette ville martyr à exactement 8H15 par un bombardier américain.

Il ne reste que quelques endroits en ville où l’on trouve des vestiges du cataclysme du 6 août 1945.

Je ne vous présenterai de cette ville que le parc du Mémorial de la Paix.

Voici l’ancienne Chambre du Commerce de la ville, seul bâtiment qui soit resté debout :

Pourquoi cette bombe a t’elle été larguée, alors que le Japon était déjà sur la voie de l’anéantissement?

Le Japon, privé de ressources en vivres et bombardé continuellement par les Américains (ils ont rasé des dizaines de villes dans les mois/semaines précédents), était déjà moribond.

Même les briques sont restées à terre :

Les Américains voulaient témoigner de la force et de la puissance de leur pays, et le largage de la bombe était selon eux un mal nécessaire.

Les Japonais avaient demandé par voie diplomatique la négociation de la capitulation de leur pays à l’URSS (qui n’était pas en guerre contre eux). Cela ne leur a pas été accordé.

La stèle :

Hiroshima a été choisie à la place de Kyoto (et son trésor culturel) parce qu’un ministre ayant passé sa lune de miel à Kyoto voulait la préserver. 🙁

Hiroshima était pourtant aussi une magnifique ville de traditions …

Dans le musée de la Paix, un modèle réduit de la Chambre du Commerce avant la bombe :

Avant la bombe :

Après : 🙁

Quelques dizaines de mètres plus loin, le monument de la Paix des enfants, rend hommage à une petite fille de 12 ans, décédée en 1955 d’une leucémie à Hiroshima. Elle vivait à Hiroshima et avait 2 ans lors de l’explosion de la bombe.

Sadako Sasaki avait avant sa mort confectionné en origami presqu’un millier de grues, parce que parait il, plier 1000 grues permet d’exaucer un voeu (celui de guérir pour la fillette). Hélas son voeu ne fut pas exaucé, et depuis, tous les enfants du monde plient des grues et les envoient à Hiroshima :

La voici à gauche :

Des milliers de grues en origami :

Tous les rapports ont montré que les militaires et le gouvernement japonais savaient qu’une bombe atomique allait être lâchée sur Hiroshima, mais personne n’a prévenu la population.

Plus loin, la Flamme de la Paix, qui ne s’éteindra que lorsqu’il n’y aura plus de risque de guerre nucléaire dans le monde :

Le cénotaphe, monument mortuaire élevé à la mémoire de tous les morts (au fond, le Musée de la Paix) :

Le lundi 6 août 1945, la bombe a été larguée sur Hiroshima, et elle explosa à environ 600 mètres de haut, à quelques 300 mètres du pont en Y prévu à l’origine.

On aperçoit le dôme de la Chambre de Commerce et la Flamme de la Paix à travers le cénotaphe :

La bombe tua de fait 80000 personnes en un éclair, et le champignon atomique se forma très rapidement (17 km de haut). Ce nuage recouvrit la ville entièrement. 10 KM² de la ville furent pulvérisés en un instant. Les incendies se déclarèrent partout.

Une pluie noire, radioactive, tomba sur la ville, venant du nuage. Elle contaminera tous ceux qui la boiront, les puits, la rivière, les sols, etc..

Dans la parc, se trouve aussi le Musée de la Paix, où l’on trouve nombre d’objets souvenirs de cette journée du 6 août 1945. On peut également y suivre de la vulgarisation scientifique au sujet du nucléaire, mais à mon avis, c’est un voeu pieux de penser qu’un jour il n’y aura plus rien de cette horreur sur terre.

La visite est très émouvante et difficile parfois à supporter.

Ici le pont en Y qui était visé à l’origine :

Ce petit garçon, agé de 3 ans et demi, faisait du vélo devant sa maison au moment fatidique. Il mourut très vite, mais son père donna 40 ans plus tard son vélo au musée.

L’ « ombre » d’une personne désintégrée au moment de l’explosion :

L’enfer pour les survivants va commencer.

La suite, vous la connaissez.

L’heure du désastre :

Une deuxième bombe au plutonium, sera lâchée sur Nagasaki, encore une fois, absolument inutilement. Elle fit 40000 morts en un instant.

Plus tard, je vous emmènerai sur une ile superbe, située juste en face d’Hiroshima :

Cette visite fut particulièrement pleine d’émotions pour moi.

Pas triste, non, mais empreinte de colère et de chagrin.

A bientôt!

Bonne soirée à tous.

Randonnée dans la réserve de Hermaness, ile de Unst, iles Shetlands

Après le bol d’air frais breton, voici celui de l’ile écossaise de Unst, bien plus frais et plus vif!

Un billet promis le 3 décembre, et que vous pouvez retrouver ici.

C’était en juillet dernier, alors que la canicule faisait rage en France, nous avons randonné dans le « Hermaness National Reserve Nature » dans l’ile la plus au nord des Shetlands, Unst.

Je dois avouer que la perspective de voir les puffins, autrement dit en français les macareux moines, a été pour beaucoup dans le choix de cette destination. Ces petits oiseaux sont l’emblème de l’Islande, mais lors de notre séjour dans ce beau pays, en 2014, nous n’avions pas pu en voir 😐 . Maintenant c’est réparé !

Pour aller de Mainland à Unst, il faut prendre 2 ferries, et traverser toute l’ile de Yell.
Bien chronométrer sa route, et connaitre les horaires des ferries, parce que l’on risque d’attendre deux heures pendant que les marins prennent le temps de savourer leur déjeuner de midi (c’est du vécu, deux heures d’attente pour quelques minutes de traversée  :mrgreen: ).

Une rando d’une douzaine de km, que certains peuvent parcourir à grandes enjambées, mais ce n’est pas notre cas, (du moins pas le mien, je préfère flâner, me reposer, admirer, m’arrêter toutes les 5 minutes pour faire des photos 😛 ), et cette balade nous a pris une bonne demi-journée.

 

Au départ de la rando, le visitor center, fermé en 2018 (dommage, on y trouve toujours de bons renseignements et des docs intéressants) :

Le grand labbe, emblème de cette réserve. C’est la troisième plus grosse colonie au monde :

Entre les terres, au fond, le loch :

Premiers moutons :

Les tourbières :

Maman et fiston, mignons, non ?

Les landes abritent les courlis courlieu, les pluviers dorés et les grands labbes :

Après 3 km, nous arrivons sur les falaises :

Un mouton : (tout en bas de la falaise, ce sont vraiment des acrobates!)

Et voici ma première approche des macareux  (j’en saute de joie 😛 )  :

De plus près :

Un macareux moine, n’est-il pas mignon (il est tout petit!)

Une photo prise sur ce site:

Il n’y a pas que des puffins dans cette réserve, il y a des quantités d’oiseaux marins, et des moutmouts en quantité !

Après une incroyable descente (il faudra la remonter 😕  ), on se dirige vers l’extrémité ouest, près du phare de Muckle Flugga :

Encore des macareux :

Et ils volent !

Il y a peu de touristes, et c’est heureux !

C’est magique, n’est ce pas ?

Les ilots couverts d’oiseaux, macareux (25 000 couples), fous de Bassan (30 000 couples), guillemots, labbes, etc..   et de guano, bien entendu !

Ils sont extrêmement agiles pour trouver leur nourriture, et sont de bons parents ! les cris sont incroyables :

Le phare de Muckle Flugga, habitation la plus septentrionale du royaume uni.

Nous avons pique niqué ici, dans le vent, les cris des oiseaux et la beauté du paysage :

En retournant sur nos pas, on peut admirer les falaises de gneiss, hautes de 170 mètres, et sous la flèche, des petits bonhommes (il faut repasser par là pour retourner sur la lande 😐 )(une sacrée montée) :

Bagarre de moutmouts :

La météo était très écossaise. Donc bonnet, écharpe, doudoune obligatoire 😉 .

Ici, j’admire les petits puffins et j’en suis ravie !

Falaise à gravir :

Arrivée au sommet, on retourne tranquillement au parking. Pour préserver la nature et les nids des grands labbes, le chemin en lattes de bois est obligatoire à suivre :

Après avoir quitté la réserve, un peu plus loin, quelques bovins tout noirs :

Et sur la côte, nous trouvons une colonie de phoques :

Pour l’anecdote, à Baltasund (ile de Unst toujours), l’abri de bus le plus original que nous ayons vu :

Voilà une grande balade, j’espère que vous en avez pris plein les yeux et que vous avez maintenant envie d’y aller à votre tour !

Bon après midi à tous 🙂

 

Bonne année

Je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, avec tous ceux que vous aimez, une santé de fer, un moral d’acier, la réussite de tous vos projets, et également une année de bonheur au jardin, de jolies fleurs et de bons légumes.

Tour de Bélem, Lisbonne

Prenez soin de vous!

 

L’archipel des Shetland

Cet été nos vacances nous ont conduits dans les iles Orcades puis dans l’archipel des Shetland, tout au nord de l’Écosse.

Attention billet très long 😉

L’archipel des Shetland est composé d’une centaine d’iles, dont 16 sont habitées, au nord des iles Orcades et à l’ouest de la Norvège. Mainland (l’ile principale des Shetland) est à la hauteur de Bergen, en Norvège, à environ 350 km.

Lerwick, la capitale, est bien plus proche de Bergen que de Edimbourg :

 

Au fond, l’ile de Bressay, qui enferme Lerwick :

La présence de l’homme est attestée depuis la période du mésolithique (entre moins 9000 et moins 6000 avant J-C). De très nombreux et superbes sites archéologiques (environ 5000) ont été découverts sur ces iles, la plupart sont très bien conservés et font le bonheur des touristes (oui oui j’adore toutes les vieilles choses)(les plus anciens sites datent de moins 4300 avant J-C).

Le site de Jarlshof, tout au sud de Mainland (je ferai plus tard un billet) :

A Lerwick, Clickimin Broch :

 

 

Les iles Shetland furent sous la domination viking et scandinave jusqu’à la fin du 15ème siècle. Une princesse norvégienne reçut en dot les iles Shetland lors de son mariage avec un roi écossais, et les iles sont devenues ainsi écossaises.

Certains Shetlandais parlent encore une vieille langue héritée du viking, le shetlandic (mais c’est anecdotique). Les habitants sont extrêmement fiers de leur origine viking.

Le climat est océanique, caractérisé par de longs hivers doux et des étés courts et frais (je confirme! 😀 ). Températures moyennes en hiver de 6°C et de 13°C en été (tiens comme ici en novembre.. 😉 )

Il pleut et vente environ 250 jours par an. La météo est très changeante, avec beau temps et pluies alternant plusieurs fois par jour (tiens, comme en Bretagne en hiver..)

(A ce moment là, la canicule sévissait en France 😆 )

L’archipel des Shetland est très découpé, ainsi tous les points de l’archipel sont à moins de cinq kilomètres de la mer. Les côtes se dressent souvent en falaises abruptes. Le point culminant des Shetland est à 450 m d’altitude.

Les plages y sont magnifiques (et certains se baignent, br….) mais peu nombreuses.

La magnifique plage de Saint Ninian et l’ile au fond :

N’est ce pas magnifique ?

Vue depuis l’ile (la brume montait) :

La plage de Breckon Sands sur l’ile de Yell :

D’autres plages :

Le paysage des Shetland est marqué par les pâturages verts des moutons, les grands espaces tourbeux encore exploités et surtout par l’absence totale de forêts et d’arbres, ce qui fait un paysage relativement désolé et sauvage (exactement comme l’Islande, c’est incroyable!).

On trouve de splendides maisons restaurées, typiques de l’ile, comme celle du musée « Shetland Crofthouse » qui date du 19e siècle. C’était un quotidien familial bien austère. Cette blackhouse est située dans un environnement magnifique avec un panorama incroyable sur la mer.

Le fiddle, traditionnel violon celtique :

Le bateau quille en l’air forme le toit de cette petite dépendance :

Je n’oublie pas le « Shetland Museum & Archives » à Lerwick, un petit bijou d’écomusée qui présente l’archipel depuis sa formation jusqu’ aujourd’hui.

Les femmes de l’ile partaient travailler en Angleterre comme domestique :

Aujourd’hui, les principales sources économiques de l’archipel sont l’industrie pétrolière, la pêche, l’agriculture (les moutons 😉 ), l’artisanat, sans oublier le tourisme !

Et qui ne connait pas les mignons poneys Shetland ?

L’emblème de l’Ecosse :

Drapeau officiel des Shetland :

Un petit bonus, remarquez l’agilité de ce goéland très friand des « fish and chips » d’un touriste français mangeant sur le port (sous la pluie), n’ayant pas trouvé de resto ouvert (une denrée plutôt rare à Lerwick et sur l’ile). Pour la petite histoire, que croyez vous qu’il arriva ? le volatile en question a attrapé le fish des mains du-dit touriste (à qui il avait échappé) et s’est envolé avec.. 😛 

 

 

Précision : le dit touriste et le chéri ne font qu’un 😀

Je n’ai fait qu’un petit tour succinct de l’archipel, je ne peux que vous encourager à aller de vous-même admirer les beautés naturelles de ces iles.

A suivre, une rando extraordinaire dans la réserve de Hermaness sur l’ile d’Unst, et d’autres lieux incroyables.

A bientôt, bonne journée à tous

 

Bon anniversaire, et gros bisous N.

De retour de …

Devinez d’où nous revenons ?

Du pays où les ponies sont rois :

Où les moutons en liberté sont heureux et innombrables :

Où les taureaux vous accueillent aimablement :

Où la mer est omniprésente :

Où les pêcheurs ramènent des fruits de mer de qualité :

Où la mer et les pierres font un heureux mariage :

Où les archéologues ont les yeux qui pétillent :

Et où cette piquante jolie fleur en est l’emblème :

Bien sûr, ceux qui le savent, ne dévoilent rien ! 😛 

Bon après midi à tous !

A bientôt pour la suite des aventures 🙂 

 

New York by air

Attention, billet encore une fois trèèèèèèès long !

En espérant vous tenir jusqu’au bout … 😛 

En début de semaine, j’ai vu aux infos qu’un hélicoptère s’était craché dans l’Hudson à New York (5 disparus).

C’était un petit hélicoptère à touristes, et cela m’a rappelé notre survol de NY il y a bientôt 3 ans, en août, dans ce même genre d’appareil.

Un petit frisson m’a parcourue à l’idée que .. imaginez la suite!

New York est survolée en permanence par des dizaines d’hélicoptères, de petits avions, également par les plus gros, et qu’il y ait eu un accident, finalement ne m’étonne pas trop …

Une carte de New York, Manhattan en est la partie la plus touristique :

Ces hélicoptères à touristes parcourent le sud de Manhattan jusqu’à Central Park, en un quart d’heure environ (notre trajet en rouge) :

Nous avons décollé du bout du bout de Manhattan, 6 East River Piers, avec Liberty Helicopters (pour ceux que ça intéresse) (au fond, le pont de Brooklyn, à droite, Brooklyn, of course) :

L’hélicoptère se dirige d’abord vers la statue de la Liberté (une oeuvre de Auguste Bartholdi, offerte aux EU par la France, je ne vous apprends rien) en survolant Governos Island :

Anecdote, je voulais grimper tout en haut de la statue, mais cette visite est très réglementée (depuis les attentats), et à l’époque, il y avait 6 mois d’attente .. nous nous sommes contentés de parcourir l’ile à son pied.  😐 le lendemain.

On revient vers le sud de Manhanttan, en survolant Ellis Island, qui a  accueilli des millions d’immigrants de 1892 à 1954 (pour la petite histoire, une tante de mon grand père y est passée aussi, n’est ce pas Mam ? )

Le sud de Manhattan (qui abrite la célèbre Wall Street) :

 

One World Trade Center reconstruit à côté des ruines des Twin Towers abattues en 2001 :

Ci-dessous vous pouvez apercevoir 2 carrés noirs, représentant l’exact emplacement des deux tours.

J’ai fait un billet sur ces deux tours et le musée ici, je vous engage à aller le lire …

L’hélicoptère remonte le long de l’Hudson, la rivière qui passe entre le New Jersey et Manhattan :

Ci-dessous vous pouvez voir le début de la célèbre High Line, j’ai consacré un billet à ce parc situé sur d’anciennes lignes feroviaires, à hauteur du 2ème étage des immeubles voisins, vous pouvez le lire ici.

Elle débute aux niveau des lignes de chemin de fer qui rejoignent le New Jersey de l’autre côté de l’Hudson :

On arrive à la hauteur de Central Park, avec sa forêt immense de gratte-ciel  :

Notre pilote (allemand, d’ailleurs avec nous il y avait une famille française !) et la vue sur le New Jersey :

Revoilà le sud de Manhattan :

Ellis Island :

Et voilà, un petit tour, 15 minutes, un chouette souvenir, bref mais qui vaut vraiment le coup !

C’était notre petit hélico :

J’ai « mitraillé » New York, mais si j’avais l’occasion de refaire cette balade, même succincte, au dessus de NY, j’accepterais de suite, mais sans appareil photo !

Je vous souhaite un bel après midi,

à bientôt

PS les photos sont prises à travers les hublots, soyez indulgents!

 

 

Le temple Gotoku-ji et le Maneki-Neko

Aujourd’hui je vous emmène visiter un temple bien caché au fin fond de Tokyo, dans un arrondissement éloigné plutôt obscur appelé Setagaya.
Déjà il faut trouver le train parmi mille, de qui nous conduit de la gare de Shibuya ou Shinjuku (ma mémoire est défaillante) à celle de Gotokuji (45 minutes si je me souviens bien) puis rejoindre le temple au travers de petites ruelles sans nom (eh oui au Japon, il n’y a pas de noms de rues, je vous en reparlerai) !

Petites rues extrêmement calmes et presque désertes (ce qui était très reposant, car nous avons côtoyé la moitié de la population mondiale à Tokyo, mais ça, je vous en reparlerai un jour..).

Heureusement le GPS fonctionne bien, et de toute façon, notre fils M.  a un sens de l’orientation surdimensionné (oui nous l’avons entrainé avec nous, M. a fait quelques années d’étude de japonais, et cela nous a bien servi, mais de cela j’en reparlerai aussi..)

Enfin nous arrivons devant l’entrée du temple.

La grosse cloche, impressionnante :

Le lion (porte bonheur?) :

La pagode, si vous cherchez bien vous trouverez un petit chat :

Oui ! il est là !

Un moine m’a demandé de le chercher et était très content lorsque je l’ai trouvé (je pense que c’était une petite blague de sa part !).

Ce temple boudhiste, le Gotoku-ji, fut fondé il y a des siècles, suite à un don d’un riche seigneur. Ce dernier, égaré lors d’une tempête, abrité sous un vieux pin, aperçut le chat d’un vieux moine, qui faisait sa toilette devant une masure près du pin. Le seigneur crut que le chat l’invitait à se réfugier dans la vieille masure et ce geste lui sauva la vie, car le pin fut frappé par la foudre. En reconnaissance, le seigneur donna donc une partie de sa fortune pour fonder un temple.

Comme dans tous les temples, les tablettes porte-bonheur :

En voici deux (remplies par le demandeur de grâce) :

Beautés des lieux :

Le temple principal :

Ce temple est intéressant puisqu’il est à l’origine du bien connu Maneki-Neko le chat qui souhaite la bienvenue avec sa patte en l’air et que l’on rencontre un peu partout au Japon.

L’endroit le plus étrange est sur le côté du temple principal, où sur quelques présentoirs sont entassés les Maneki-Neko achetés par ceux qui rêvent de faire fortune rapidement 😛 . En effet, ce chat à la patte levée est sensé porter bonne chance ! Et vu le nombre fabuleux de statuettes, les Japonais doivent croire en ce petit chat !

 

 

A la boutique du temple, en effet, on peut acheter ces petits chats en porcelaine et nous avons fait le choix d’en ramener un en France plutôt que de le laisser verdir sous les embruns du Japon ..on ne sait jamais, il pourrait nous porter chance 😀 ?

Une de particularités des temples :

Le temple est constitué de plusieurs bâtiments et du cimetière du clan Ii que voici :

Une étrange incursion dans un étrange mais magnifique lieu.
Bon dimanche à tous 🙂 

et merci à J&J pour nous avoir conseillé cette visite !

Ginkaku-Ji ou le Pavillon d’Argent

Aujourd’hui, je vous emmène visiter un de mes temples préférés à Kyoto, non pas seulement parce que le jardin est magnifique, mais aussi parce que il n’y avait pas ce jour là ni  surabondance de touristes, ni hordes de collégiens excités qui vous cassent les pieds (et vous empêchent surtout d’apprécier l’ambiance zen).
(Je vous parlerai de mes coups de coeur et de mes agacements, voire de mon exaspération, un autre jour.)

Kyoto est une ville de moyenne importance au Japon, environ 1,5 millions d’habitants. Elle est la capitale de la préfecture de Kyoto, dans le Kansai, région centrale du Japon.

Kyoto possède à elle seule 20% des Trésors Nationaux, ainsi que 20 sites classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

On y trouve environ 1 600 temples bouddhistes, et 400 sanctuaires shinto, ainsi que 200 jardins classés.

Vous n’imaginez pas, j’en suis sûre, que nous avons visité tous les temples et les jardins .. un petit nombre, oui, mais au bout d’un certain moment une certaine lassitude s’installe, même si ce que l’on visite est admirable.

 

 

Ce Pavillon fut érigé en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa, petit fils du shogun qui fit construire le Pavillon d’Or.

Son nom sert seulement à distinguer ce Pavillon de celui plus prestigieux qu’est le Pavillon d’Or (en photo sur ce billet) (alors qu’il n’a jamais été recouvert d’argent) ..

Dans le jardin zen, on remarque un cône de sable blanc sur le parterre finement ratissé, le kogetsudai, sensé refléter le clair de lune en faisant ressortir la beauté du jardin la nuit.

Un phénix surplombe le toit :

Cette villa, au pied des montagnes de l’est, (Kyoto est entourée de montagnes), fut transformée en temple bouddhiste à sa mort.

Un car de touristes est arrivé, suivi par des collégiens !

Tous ne font pas le tour du jardin, il faut monter sur la colline, et les jeunes préfèrent courir dans les allées ..

Ils photographient le bas du jardin et hop repartent aussi vite qu’ils sont venus, je trouve ce genre de voyage balourd !!

Une jolie fontaine :

La maison de thé (Ashikaga Yoshimasa aurait été à l’instigateur de la Cérémonie du Thé, extrêmement importante au Japon, et de la philosophie zen teintée wabi-sabi. Dommage, dans ce temple, on ne visite pas la Maison du thé) :

Des sentiers parcourent le jardin, conçu par le paysagiste Soami.

Ce jardin, comme tant d’autres est sans herbes, ce sont les mousses qui magnifient le décor.

Il aurait été inspiré par le jardin des Mousses, un très célèbre jardin que nous n’avons pas visité (il faut réserver des semaines à l’avance, et bien sûr j’ai oublié..)

Les bambous géants, très présents à Kyoto :